‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 246 sur 742 · TRE PA PE · texte numérisé non relu

TRE PA PE

| SA | Le al A Fa} <a Al a sil | ee a } *] «| | | À {

À fan Et T Le

ohubée te dé din 2 AS de POR Pi

la Sicile, vers le milieu de l’année 1156, n’en restait pas moins assez critique, et la diplomatie normande avait encore une lourde tâche à remplir. L'alliance des deux empires était, en effet, toujours à craindre et l’on pouvait redouter que les succès remportés par Guillaume [°° n'eussent pour résultat de forcer les hésitations de Barberousse et de le décider à s'entendre avec Manuel Comnène. À chaque instant, à Palerme, on devait s'attendre à apprendre que les négociations poursuivies, depuis si longtemps, avec plus de persévérance que de succès, par le basileus, avaient abouti et qu’une alliance avait été conclue entre l'empire byzantin et l'empire allemand. Cette éventualité ne se produisit point et nous allons montrer que les événements dont l'Italie du sud avait été Le théâtre, en 1155 et en 1156, accrurent tellement la défiance toujours éprouvée par Barberousse envers Manuel Comnène, que le danger de cette alliance se trouva écarté.

Les rapides et foudroyants succès des Byzantins dans l'Italie méridionale avaient eu en Allemagne un retentissement extraordinaire. Barberousse savait désormais quels étaient les véritables projets de Manuel Comnène, qui n'avait pas craint de s'établir à Ancône dans un territoire relevant de l'empire allemand. Mons que jamais, après la campagne de 1155-1156, Barberousse pouvait croire aux protestations du basileus ; 1l savait, dès lors, que Manuel ne cherchait à renverser la domination normande que pour s'établir dans l'Italie du sud. Or, la politique de l’empire allemand ne se proposait pas pour but de substituer la domination byzantine à celle des Normands. C’est pour l'empire et non pour les Grecs que Barberousse revendiquait les territoires du sud de la Péninsule. Dès lors, la défiance, qui avait toujours éloigné Frédérie de l'alliance byzantine, ne fera que croître et empêchera tout rapprochement entre les deux empires. Guillaume I et Maion sauront très habilement tirer parti de cette situation, et, après avoir porté la guerre sur le territoire byzantin, ils détourneront le basileus de ses projets d'alliance allemande et le décideront à chercher dans l'alliance sicilienne l’appui dont il a besoin pour rétablir, comme il le rêve, l'unité de l'empire. A ce moment, le pape, ayant définitivement rompu avec Barberousse, s'est lui-même rapproché de la monarchie normande et ainsi se trouvera formée la coali-

Page 1