Ann. Jan., M.G.H.SS., t. XVIII, p
2, Ann. Pis, M.G.H.SS:, t. XIX, p.243 ;: Romuald de Salerne, M.G.H.SS., L. XIX, p. 429. La date de 1158, fournie par les sources pisanes, doit être corrigée en 1157 puisque. le début de l’année 1158, d’après le style pisan, est le 25 mars 1157. Holzach, op. cit., p. 36, n'a pas fait cette rectification et place l'expédition en 1158. Le chiffre de 4.000 hommes indiqué par Holzach est inexact puisque nous savons qu'il y avait quatre cents hommes par transport.
3. Nikétas Choniatès, II, 8, p. 130, place cette expédition après la conclusion de la paix. Le nom de Maion indique clairement qu'il s’agit de l'expédition de 1157.
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vu également cribler de flèches d’argent le palais de Blachernes. = 8 P
Faut-il admettre le témoignage de Choniatès ou ne devons-nous pas admettre qu'il a par erreur rapporté au règne de Guillaume Ier les détails de l'expédition de 1149 ? IL est impossible de se pro-
Ï noncer à ce sujet. Nous ne pouvons que constater que le récit de Nikétas ressemble singulièrement à ceux d’'Ibn el Athir, de Dandolo et de Vincent de Beauvais !, qui nous racontent avec des détails analogues, l'expédition de Georges d'Antioche. Il faut gues, 8
toutefois noter que Choniatès donne comme chef à la flotte grecque Maion. Si l’on peut admettre que très probablement il a
confondu le grand émir avec son frère, une confusion entre Georges d'Antioche et Etienne paraît plus difficile. Quoi qu'il en soit, le
récit de Choniatès nous place bien au temps de Guillaume I* et peut-être faut-il admettre que le fils de Roger II à voulu, comme son père, aller défier le tout-puissant basileus jusque sous les murs de sa capitale. La flotte normande était de retour en Sicile. vers le mois de septembre.
Il semble que l'agression des Normands contre Négrepont ait décidé Manuel Comnène à tenter de nouveau la fortune et à porter la guerre en Italie. Mais le désastre de Brindisi avait eu pour conséquence de décider le basileus à revenir au plan primitivement suivi par Paléologue et à ne plus employer en Italie ses propres troupes. Il est d'ailleurs probable que les échecs successifs dont nous avons parlé avaient considérablement diminué la flotte byzantine, qui avait perdu un grand nombre de navires.
Tout en se préparant à reprendre les hostilités, Manuel se rendait compte que jamais il ne pourrait arriver à conclure une alliance avec Barberousse, et, au moment même où il organisait de nouvelles bandes pour envahir les États du roi de Sicile, le basileus songeait à négocier avec Guillaume I[°. Il semble que l'initiative de ces pourparlers ait été prise par Hadrien IV ?. Choniatès nous apprend, en effet, que le pape envoya à Constan-
1. Cf. supra,t. Il, p. 144, notes 1 et 3; aux auteurs cités, il faut ajouter Vincent de Beauvais, Speculum historiale, TI, 27. 2. Nikétas Choniatès, II, 8, p. 128.