Sudendorf, Reg., II
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En dehors des troupes mercenaires qu'il réussit à lever !, Alexis trouva, parmi les rebelles normands, un appoint important. Nous avons indiqué plus haut, d’après Falcand et aussi d’après l’auteur de la Chronique de Saint-Barthélemy de Carpineto, que la pacification des Abruzzes n'avait été que très imparfaitement obtenue après les succès de Guillaume I* en 1156 ?. Une partie des rebelles étaient demeurés en armes, soit dans les États mêmes du roi de Sicile, soit à la frontière; ils s'entendirent facilement avec le représentant de Manuel Comnène. Leur chef, d'après les sources grecques, auraient été André de Rupe Canina #, à côté duquel il convient de nommer, d’après la Chrontque de Saint-Barthélemy de Carpineto, Robert de Loritello qui prit une part active à toutes ces intrigues #. Néanmoins il semble bien que le comte de Rupe Canina ait joué le rôle le plus important. Muni des subsides des Grecs et accompagné de Constantin Otton, le comte André recruta des troupes un peu partout ; il poussa même jusqu’à Rome pour y lever des soldats. Malgré l'opposition du pape, André s’entendit avec le Sénat de Rome et réussit à former une petite armée. D’après Kinnamos, Hadrien IV aurait pris avec énergie la défense du roi de Sicile ; mécontent de l'appui prêté aux Byzantins, le pape aurait de nouveau prononcé l’excommunication contre les Romains. Rome aurait été alors Le théâtre de toute une série de troubles. Le récit du chroniqueur grec est parfaitement admissible; les Annales Ceccanenses confirment son témoignage, quant à la présence de Romains dans les rangs de l’armée du comte de Rupe Canina. Il se peut parfaitement que des émeutes aient éclaté à Rome, que le pape quitta pendant une partie de l'été 1157 ©.
Les Byzantins et leurs alliés engagèrent les hostilités sur toute la frontière nord du royaume de Sicile. Vers la fin d'août,
1. Otton de Freisingen et Ragewin, III, 20, dans M.G.H.SS., p. 428, parle des solidarii, levés par Alexis.