Chr. Casaur., p
3. Chr. S. Barthol., dans Ughelli, t. X, pp. 368-370. Gentil est appelé de Britulo.
4. Chr. S. Barthol., dans Ughelli, t, X, p. 368, et Falcand, p. 24
5. Ann. Ceccan., ad an. 1157, dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 284.
6. Les Ann. Ceccan., ad an. 1158, ibid., p. 284, disent que le comte de Rupe Canina occupa le monastère du Mont-Cassin. D’après les Ann. Casin., dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 311, André ne put s'emparer du couvent.
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occupée, jusqu'au 10 mars 1158 !. A cette date, le comte André
se retira sur Ancône abandonnant toutes ses conquêtes, et peu après, en compagnie du comte de Loritello, il alla rejoindre en Lombardie Frédéric Barberousse ?, Malgré ce départ, il est fort probable que les hostilités entre les rebelles et les partisans du roi, se prolongèrent encore quelques mois; nous voyons, en effet, qu'à la fin d'août la région de Ceccano était encore agitée par des troubles à.
Les sources sont muettes sur les motifs qui déterminèrent le comte de Rupe Canina à cette brusque retraite. On doit fort vraisemblablement établir un rapport entre le départ du comte André et les événements dont Ancône fut le théâtre, à peu près vers la même époque. Vers la fin de janvier de l’année 1158, Barberousse chargea d’une mission, en Italie, Renaud de Dassel et Otton de Wittelsbach *. Après avoir séjourné quelque temps à Crémone et à Vérone, les envoyés de l’empereur arrivèrent à Ravenne où ils furent reçus avec honneur par l'archevêque *. Pendant leur séjour, ils apprirent qu’un certain nombre d’habitants parmi lesquels était le podestat, se trouvaient à Ancône où ils s'étaient rendus pour s'entendre avec le représentant de l'empereur grec. Renaud et Otton partirent aussitôt pour Ancône; en cours de route, ils rencontrèrent les gens de Ravenne qui revenaient après avoir traité avec l’envoyé de Manuel Comnène. Les représentants de Barberousse, après un engagement sans grande importance, firent prisonniers le podestat et six des notables de Ravenne. Continuant leur route par Rimini et Fermo, ils gagnèrent Ancône au plus vite. À leur arrivée, Renaud et Otton se virent refuser l'entrée de la ville; aussitôt ils levèrent des troupes et mirent le siège devant Ancône. Les Ancônitains, qui, en traitant avec le basileus, avaient réservé leur fidélité envers
41. « In festo quadraginta martyrum ». Ann. Ceccan., ad an. 1158, p. 284.