‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 283 sur 742 · Falcand, op. cit., p · texte numérisé non relu

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volonté à l'égard de la papauté, se trouvait aux prises avec des difficultés telles qu'il était illusoire de compter sur son appui. En même temps, le pape devait penser qu'il ne se trouvait plus en sûreté dans le voisinage du royaume normand. En effet, les vassaux rebelles du roi de Sicile, imitant l’exemple de Barberousse, avaient embrassé le parti de Victor IV, qui comptait également au nombre de ses partisans l’évêque de Melfi !. Or, l’agitation dans les États de Guillaume I® avait gagné la région de Salerne et celle de Capoue. Le pape avait à craindre un audacieux coup de main qui le ferait tomber au pouvoir de ses ennemis; il se décida donc à quitter l'Italie et à gagner la France. Les craintes qu'Alexandre IIT pouvait éprouver pour sa sûreté personnelle ne furent pas d'ailleurs le seul motif qui le détermina à quitter Terracine. À cette époque (fin de décembre 1161), le pape avait déjà dû apprendre que la plupart des souverains, auxquels il avait fait notifier son élection, le reconnaissaient comme le pape légitime ?. Barberousse, excommunié depuis le mois de mars 1160, demeurait le seul partisan de Victor IV. Il importait à Alexandre III de profiter de cette situation et de grouper plus étroitement autour de lui les puissances chrétiennes qui, au concile de Toulouse, s'étaient soumises à son autorité *. En outre, à la fin de 1161, on pouvait déjà prévoir la chute prochaine de Milan, et l’on savait que Barberousse se proposait de marcher aussitôt contre le roi de Sicile. C'est pour parer à ce danger, et pour ne pas laisser son allié isolé, qu'Alexandre TT allait se mettre à la tête des puissances chrétiennes pour les conduire contre leur ennemi commun, Frédéric Barberousse. Dans les derniers jours de décembre 1161, quatre vaisseaux siciliens attendaient Alexandre III à Terracine 4; le pape s’embarqua et gagna Gênes d'où, quelques mois après, il se rendit à Mauguio. On verra bientôt que le séjour d'Alexandre IIT en France ne fut pas inutile à la cause du roi de Sicile. Le pape réussit,

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