M.G.H., in-4o, CC. imper. et reg., t. I, p. 282 et suiv
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comme s'il l'avait déjà vaincu. En échange de l'appui de leur flotte, les marchands pisans obtiennent le droit de circuler librement en Sicile, en Pouille, en Calabre et dans le Principat de Capoue; ils sont exemptés de tout péage. L'empereur s'engage à n apporter aucune entrave à leur commerce, et, outre diverses concessions territoriales dans le nord de l'Italie et sur les côtes de France, il promet de leur donner en fief la moitié de Palerme, de Messine, de Salerne et de Naples, ainsi que la moitié des territoires des dites villes, et la moitié de leurs ports. Gaëte, Mazzara et Trapani sont données en entier. Dans toutes les autres villes des États de Guillaume I*r, les Pisans obtiennent pour leurs marchands là concession d’une rue avec ses maisons; de plus le tiers du trésor de Guillaume 1° devra leur être remis. L'empereur s'engage, en outre, àne pas abandonner ses alliés tant que durera la guerre contre le roi de Sicile, et à les faire respecter par les Allemands qui prendront part à l’expédition. Aucune trêve, aucun traité ne pourront être signés sans que les consuls de Pise ou les chefs de l’armée pisane aient donné un avis favorable. Tous les officiers que l’empereur installera dans sa nouvelle conquête devront s'engager par serment à respecter les privilèges accordés aux Pisans. L'armée allemande doit être rendue en Pouille le 1e" septembre 1162 et les Pisans doivent être prévenus avant
le 27 mai, que l'empereur est toujours décidé à faire la guerre de
Sicile. Il est stipulé que, dans aucun cas, Pise n'aura à commencer les hostilités avant que l’armée allemande soit arrivée en Pouille. Diverses clauses sont relatives aux devoirs et aux droits des Pisans dans le cas où l'expédition serait ajournée. On prévoit le cas où Barberousse attaquerait Gênes; les Pisans devront alors lui fournir des troupes.
Au moment de Pâques (8 avril), Barberousse entama également avec les Génois des négociations qui aboutirent, au début de juin, à la conclusion d'un traité d'alliance analogue à celui que l'empereur avait conclu avec les Pisans !. Nous n'indiquerons que les clauses relatives à l'installation des Génois dans la future conquête de Barberousse. Les Génois reçoivent en fief, Syracuse,
A. Liber Jurium, t. Ï, p. 208.