‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 286 sur 742 · TRAITÉ DE BARBEROUSSE AVEC LES GÉNOIS · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE BARBEROUSSE AVEC LES GÉNOIS

et deux cent cinquante mesures de terres dans le val de Noto, à compléter, le cas échéant, avec les terres du comte Simon. Dans chacune des villes maritimes, les Génois auront droit à une rue, à une église, à un établissement de bains, à un four et à un entrepôt ; ils seront exempts de tout droit. Les consuls pourront expulser les Provençaux et les Français de la Sicile et de tout le littoral de la Pouille et de la Calabre. Les marchands génois auront des juges de leur nationalité et pourront se servir de leurs poids et mesures. L'empereur promet, en outre, de donner à Gênes le quart du trésor de Guillaume 1°", et s'engage à payer aux Génois le vingtième de tout l'argent pris, si, à partir de l'ouverture des négociations (8 avril), Guillaume [* a causé quelque tort aux marchands génois. Enfin, Barberousse promettait de faire jurer une trêve par les ennemis de Gênes, et le cas échéant, de prendre leur défense. En échange de ces concessions, les Génois promettaient l'appui de leur flotte pour conquérir les villes maritimes du royaume normand. L'expédition doit avoir lieu en septembre 1162, ou en mai 1163. Dans le cas où l'ouverture des hostilités devrait être retardée, le traité demeurera valable pour les années suivantes. Les Génois prennent enfin l'engagement de défendre la future conquête de Barberousse contre Guillaume [°" et ses successeurs.

Vers la même époque, l'empereur signait également un traité par lequel il s’assurait Pappui de la ville de Brescia pour son expédition contre le royaume de Sicile. Il est fort probable que des traités analogues durent être signés avec diverses villes de l'Italie du Nord !.

Diverses clauses du traité conelu avec Gênes laissent deviner qu'au mois de juin 1162, Barberousse prévoyait que des difficultés viendraient entraver l'exécution de ses projets de conquête. À ce moment, les insurgés avaient été vaincus par Guillaume [et l'intervention impériale n'était plus aussi urgente. On sait cCOmMment les deux traités que nous venons d'analyser demeurèrent lettre morte par suite de la guerre qui, pendant l'été 1162, éclata entre Pise et Gênes ?.

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