‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 287 sur 742 · Prutz, op: ct, td Lp..290 etSuiv · texte numérisé non relu

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Guillaume I avait été bien vite informé de l'accord conclu entre les Pisans et Barberousse; il en tira vengeance en faisant arrêter tous les Pisans qui se trouvaient dans ses États, et en confisquant leurs biens et leurs vaisseaux !. Barberousse ne put même pas se charger du soin de venger ses alliés, car, à ce moment, la question sicilienne passa au second plan dans ses préoccupations ; l’empereur eut, en effet, assez à faire en s'appliquant à déjouer les manœuvre d'Alexandre III.

En venant en France, le pape se proposait de former une vaste coalition contre Barberousse et de grouper à ses côtésla France, l'Angleterre, l'empire grec, le royaume de Sicile, la Hongrie et la république de Venise ?. La tâche était ardue et hérissée de difficultés ; les intérêts opposés des puissances qu'il s'agissait de réunir autour du pape devaient faire échouer le projet, mais la tentative d'Alexandre IIT, si elle n'aboutit pas, eut du moins l'avantage d'empêcher, pendant quelques années, Barberousse d'entreprendre la conquête du royaume normand ?.

Les premières démarches d'Alexandre III ne furent pas couronnées de succès. On sait comment le consentement inconsidéré donné par les légats pontificaux au mariage de Marguerite, fille de Louis VIT, avec le fils d'Henri II Plantegenet, faillit amener le roi de France à se rapprocher de Barberousse. Un moment, Alexandre [IT put craindre de voir la France embrasser le parti

impérial et, par suite, reconnaître l’antipape. Heureusement pour la papauté, Louis VIT s'aperçut à temps qu'il avait été joué par

ceux qui avaient négocié un rapprochement avec Barberousse. L’entrevue manquée de Saint-Jean de Losne fut suivie du retour de Louis VII à la cause du pape légitime#. A ce moment, Alexandre III dut espérer que le roi d'Angleterre, en fort mauvais termes avec Barberousse, entrerait dans ses vues ?. Reconnu comme le pape légitime par les Vénitiens, par Manuel Comnène et le roi Ladislas de Hongrie, Alexandre III put croire un

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