‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 312 sur 742 · Falcand, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Falcand, op. cit., pp

6. L'éditeur a lu: « Robertus Bellisinensis » ; mais il faut lire : « Bellismensis » (Bellèême, arr. de Mortagne, dép. de l'Orne).

nier, reconnu coupable, fut condamné à mort, mais ne trahit pas ses complices !.

Cette affaire ne fit qu'exaspérer les adversaires du chancelier, qui, pour rumer son crédit, cherchèrent à lui opposer le frère de la reine. Nous avons déjà parlé de ce brouillon personnage et l'on se souvient de la hâte avec laquelle Marguerite avait cherché à éloigner de Palerme le comte de Montescaglioso. Ce dernier n'avait fat en Pouille qu'un court séjour. A peine avait-il pris possession de son fief qu'un certain nombre de seigneurs, nous dit Falcand, le jugèrent propre à combattre Richard de Mandra, alors favori de la reine ?. (Nous voxons par là que les faits que nous racontons doivent être placés avant l’arrivée d'Étienne du Perche.) Le comte de Montescaglioso fut, entre les mains de ceux qui étaient jaloux de l'influence du comte de Molise, un véritable fantoche: on lui eut bien vite persuadé que sa valeur personnelle le faisait apte à remplir les plus hautes fonctions, que seul il était eapable de gouverner le royaume et quil était honteux pour lui, frère de la régente, d'obéir à un Richard de Molise. Le comte de Montescaglioso se laissa facilement convaincre et sur les conseils du comte Bohémond de Manopello *, de Richard de Balbano #, de Guillaume de Gesualdo ?, et de divers autres seigneurs, il se décida à se rendre à Palerme, pour exiger de la régente l'éloignement du comte de Molise. Pendant ce temps, Étienne du

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