GUILLAUME II ET LE PSEUDO-ALEXIS
nène se faisait proclamer basileus. Les mécontents sollicitaient l'intervention des souverains d'Occident !.
Pour réprimer ces désordres, Andronie prit toute une série de mesures de rigueur contre les personnes qui lui étaient suspectes : c'est ainsi qu'il exila sur les bords de la Mer Noire, un neveu de l'empereur Manuel, Alexis. Ce dernier ne tarda pas à quitter le lieu de son exil; en compagnie d’un certain Maleinos, qui unit son sort au sien, 1l réussit à gagner la Sicile et vint proposer à Guillaume IT d'entreprendre la conquête de l'empire grec. Son offre était loin d'être désintéressée, car Alexis comptait que, une fois Andronic renversé, il lui serait facile de s'emparer du trône ?.
La situation troublée des Etats d'Andronic paraissait devoir
singulièrement favoriser une attaque des Normands, auxquels l'appui d'Alexis assurait le concours d'un grand nombre de mécontents ?. À la cour de Guillaume Il, Alexis trouva un appui chez un certain nombre de Normands qui avaient pris du service à Byzance, et en étaient revenus à l'avènement d'Andronic #. Tous poussaient le roi à profiter de l’occasion qui s'offrait à lui et à lancer ses troupes à l'attaque de l'empire byzantin.
Guillaume IT hésitait encore, sur la conduite à tenir, quand arriva en Sicile un pseudo-Alexis Comnène. Si nous connaissions les faits romanesques, dont on va lire le récit, seulement par une source unique, nous serions en droit de leur prêter peu de créance ; mais leur réalité nous est attestée par deux auteurs contemporains dont les ouvrages sont complètement indépendants ; l’un est Eustathios, archevêque de Thessalonique, et l’autre est le célèbre voyageur arabe Ibn Giobair, qui visita la Sicile pendant les années 1184 et 1185.
Peu après l’avènement d’Andronic, un moine conduisant avec lui un jeune homme qu’il faisait passer pour Alexis, le fils de Manuel, parcourut les provinces de l'empire voisines de