‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 393 sur 742 · SIÈGE DE THESSALONIQUE · texte numérisé non relu

SIÈGE DE THESSALONIQUE

sur le point de tomber, les assiégés tentèrent d'en élever un second, mais le jet continu des pierres lancées par les Normands les obligea bien vite à interrompre ce travail !. En outre, les assiégeants s’entendirent avec un corps d'Allemands qui faisait partie de la garnison ?; aussi, au moment même où profitant de l’écroulement du mur, du côté de l’est, ils s’élancèrent dans la ville, la trahison leur ouvrit les portes de la ville du côté de l’ouest *. Les marins furent les premiers à dresser les bannières siciliennes sur les murs de la ville: ils furent bientôt suivis des chevaliers *.

Le mauvais état de la citadelle la rendit inutile *, et une fois que les Normands eurent pénétrés dans la ville ils ne semblent point avoir rencontré grande résistance. En effet, une panique se produisit et un grand nombre d'habitants, en cherchant à pénétrer dans la citadelle, périrent écrasés 6. Ces bandes en désordre furent poursuivies par les troupes victorieuses qui massacrèrent les fugitifs 7. D'après Eustathios, sept mille personnes seraient ainsi tombées sous les coups des vainqueurs; d’après les Normands, il n'y aurait eu que cinq mille victimes $.

Les vainqueurs firent un grand nombre de prisonniers, parmi lesquels l'archevêque; celui-ci tombé au pouvoir de Sifanto fut conduit avec les autres captifs vers le port et enfermé dans le navire du corsaire jusqu’à ce qu'il eut payé une rançon de quatre mille pièces d’or ?, Le lendemain, l'archevêque fut conduit auprès

d’Alexis Comnène, et il semble qu'il soit resté prisonnier jusqu'au moment où 1l put acquitter sa rançon!!,

Eustathios nous a dépeint sous les couleurs les plus sombres

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