Nikétas Choniatès, pp. #13 et
ville. Seul Andronic paraissait ne pas comprendre la gravité de la situation ; 1l se contenta de faire réparer les murailles et donna l'ordre d’abattre les maisons contiguës aux remparts; en même temps, 1l faisait équiper une flotte de cent vaisseaux. Ces mesures ne rassurèrent pas les esprits ; on commença à murmurer et à se plaindre de l'incurie du gouvernement impérial !. Andronic crut que les menées secrètes des parents des prisonniers politiques étaient la cause de cette agitation ?, et pour y mettre fin 1l décida de faire massacrer tous les prisonniers, sous prétexte que ceux-ci étaient en rapports avec les Normands. On sait comment, le 11 septembre, éclata la révolte qui renversa Andronic et fit monter sur le trône Isaac l’Ange. Au moment où ce dernier s'empara du pouvoir, la situation était dangereuse, car déjà la flotte normande était dans le voisinage de Constantinople *.
L'empereur se hâta d'envoyer des renforts à Branas qui parait avoir reçu, alors, le commandement en chef de l’armée grecque. Les Normands rendus confiants par leurs succès répétés s'étaient divisés et pillaient le pays à l'aventure, sans s'inquiéter de l’armée ennemie. Branas réussit à mettre en fuite un de ces groupes isolés et poursuivit l'ennemi Jusqu'à Mosinopolis. L'avant-garde normande recula sur le gros de l’armée qui était encore à Amphipolis; elle fut suivie par Branas qui vint camper sur les bords du Strymon. Les deux armées se trouvèrent en présence à Demetiza (Demechissar #).
À ce moment, le général grec fit offrir aux Normands de négocier; déjà, peu après son avènement, Isaac avait fait demander la paix, mais s'était heurté à un refus du comte Baudouin ?. Les nouvelles offres furent mieux accueillies et les pourparlers commencèrent. Tandis que les négociations se poursuivaient, l'armée grecque tomba à l'impro viste sur les Normands qui furent taillés en pièces ; un grand nombre d’entre eux périrent en
L. CF. Lebeau, op. cit., t. XVI, p. 364 et suiv. - Nikétas Choniatès, II, 7 et 8, p. 434 el suiv. . Id., De Isaacio Angelo I, pp. 467 et 474.
. Id., pp. 467-473.