‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 404 sur 742 · LES PARTIS A LA COUR · texte numérisé non relu

LES PARTIS A LA COUR

offrirait pour recouvrer leurs anciennes libertés !. Dans la population de Salerne et de ses environs, nous retrouvons des sentiments analogues, mais ici, à côté d'adversaires déclarés de la monarchie normande, nous pouvons apercevoir un groupe important formé par les partisans résolus de la dynastie régnante ?. : Entre ces deux extrêmes, la masse du peuple était indifférente, et nous la verrons favoriser successivement au gré des circonstances l’un ou l’autre des partis en présence ?. L'exposé des événements de l’année 1191 permettra de constater, dans toute la région de Capoue, l'existence d’un état d'esprit analogue #. L'aristocratie n’était pas plus unie que le peuple, et divers partis se trouvaient en présence. L'un ayant à sa tête Gautier, archevêque de Palerme, était nettement favorable à Constance, et voulait que, d'après les conventions arrêtées, la fille de Roger recueillit l’héritage de son neveu ?. Il convient toutefois de cons-

tater que dans les premiers temps qui suivirent la mort de Guil-

laume IT, ce parti fut peu nombreux. Les principaux vassaux de la couronne ne voulaient pas, comme roi, le fils de Barberousse. C'est seulement après l'échec de son candidat à la couronne que nous verrons l'aristocratie prendre le parti de Constance. Après l'élection de Tancrède, les seigneurs, mécontents du choix qui a été fait, se tourneront vers Henri VI et viendront grossir les rangs de ses partisans. L’archevêque de Palerme fut, dès le début, partisan de Constance. Gautier, parmi tous les conseillers de Guillaume Il, paraît avoir été le politique le plus habile, et avoir jugé telle qu'elle était la situation faite au royaume de Sicile par la mort du roi. Peut-être devait-il à sa situation d'étranger la

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