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LES ESCLAVES

Nous retrouvons le même terme avec le même sens, dans un acte de 1171: « Demus eis decem aureos regales bonos et pretium medie ancelle bone !. » Ibn Giobair nous dit que les Musulmans qui font naufrage sur les côtes de Sicile sont réduits en esclavage (1185) ?. En 1186, nous voyons un particulier affranchir par testament une de ses esclaves, en lui donnant avec la liberté un pécule de vingt cinq taris et les hardes à son ‘usage : « Dimicto Aguliam servam meam cui judico tarenos viginti quinque et omnes arnesios quod habet pro usu suo% ». Voici encore un acte fort curieux qui nous fournit une présomption sur l’origine des esclaves. Il provient de Bari, et est daté de mars 1127 #. Deux hommes, le père et le fils, se présentent devant le juge, et réclament comme leur esclave un certain Lupon. Celui-ci pour toute réponse excipe de la nationalité de sa mère «elle était bulgare, dit-il, et n’appartenait done pas à l'une de ces races qui pour leurs péchés ont été réduites en esclavage. » L’argument de Lupon, non seulement tes déclaré recevable par le Juge, mais passe dans les considérants du jugement. « Nous suivrons la règle, écrit-il, qu'ont établie les juges d’autrefois et que consacrent encore les juges d'aujourd'hui: aucun homme, aucune femme appartenant à la religion chrétienne, ne pourra être retenu en esclavage, excepté ceux qui sont issus « ex sclavorum gente »; pour ces derniers, bien que ce soit contre nature, la coutume permet de les vendre et de les traiter en esclaves « pro servis ». Dans tous ces actes, le contexte montre qu'il ne s'agit pas de serfs attachés à la terre, mais bien d’eselaves. Ainsi dans la société normande, nous trouvons le dernier degré constitué par de véritables esclaves ”.

Chart. Cup., t. I, p. 234.

Garuñi, op. cit., p. 209. Cf. Cod. dipl. Barese, t. V, p. 136. God. dipl. Bar.,t. V, p. 128.

5. Amari, op. cül., t. ITI, p. 234, note 2, commet une erreur en croyant que les mots servus et ancilla désignent des esclaves ; les documents qu’il cite indiquent qu’il s’agit de serfs. De même, le diplôme de 1134, sur lequel il s'appuie, ne nous est connu que par une traduction ; on ne peut donc faire état des mots employés par le traducteur. Dans les documents que

J'ai cités, le contexte me paraît autoriser nettement à voir des esclaves.

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