II. LES SERFS ET LES VILAINS
Entre les esclaves et les bourgeois, viennent se placer sous diverses catégories, tous les habitants des campagnes. Au sens étymologique, le mot vilain n'a pas d’autres signification; nous trouvons, en effet, dans une Constitution, les vilains définis en ces termes: « qui in villis ef casalibus habitant ! ». La difficulté provient justement de l'extension de ce terme et de la confusion qui en fut la conséquence. Le terme de vilans sert indifféremment dans les actes à désigner des serfs de la glèbe, servi glebae, des répouor des rustici, des adscriptitü, des inscriptitu, des dybswrer, des homines, des ävaméypager, des Etwypager, ? des coloni », des aldiü, des metochü, des cortisani , des angararu, des homines censiles 7; enfin, dans les documents arabes nous trouvons: des Rigiäl el Goraid ou hommes des rôles, des hommes de Maks et de Mehallet, des Ghorebä (étrangers) $.
Rien n'est plus difficile que de déterminer exactement les différences qui séparent ces diverses catégories de personnes. Il est curieux de voir à propos de l'époque dont nous nous occupons, les mêmes difficultés renaître, qui ont embarrassé tant de savants à propos de l’époque du Bas-Empire, et les mêmes difficultés sont suscitées en général par l'ambiguïté des mêmes mots. À
l'époque du Bas-Empire, dansles Constitutions impériales, les mots
servi, coloni, rustici, adscripliti et leurs équivalents grecs sont
Constit., Il, 32, p. 104.