‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 548 sur 742 · Contra fidem regi debitam, » Falcand, op. cit., p · texte numérisé non relu

Contra fidem regi debitam, » Falcand, op. cit., p

trois avertissements le fief peut être confisqué !; 8° contravention aux lois ou règlements promulgués par le souverain”; Lo révolte ouverte, alliance avec les ennemis du suzerain, trahison envers le seigneur, sa femme ou ses fils, guerre privée 5.

On voit par les chroniques que le roi usa souvent de son droit de confiscation. Chacune des grandes révoltes fut suivie de mesures de ce genre. Rappelons les confiscations les plus importantes, celles des biens des comtes de Conversano, du comte de Loritello, de Mathieu Bonnel, de Richard de Mandra, comte de Molise.

Vis-à-vis de son vassal le seigneur est tenu à certains devoirs

dont les principaux sont les suivants :

Le seigneur doit servir de fidéjusseur à son vassal poursuivi au criminel, sauf pour un crime concernant la majesté royale ; 1l

ne doit ni frapper son vassal, ni séduire sa femme, ni violer sa fille. Tout manquement entraîne la perte de l'hommage et le vassal relève, dès lors, directement du roi :

V. — LE CLERGÉ Le clergé séculier. — Lorsqu'ils organisèrent les diocèses rétablis ou nouvellement créés, les princes normands placèrent le clergé grec, comme le clergé latin, sous l'autorité des évêques latins. La situation du clergé grec paraît avoir été peu différente de celle du bas clergé latin. Un grand nombre de documents nous montrent que le clergé inférieur se recrute en grande partie parmi les serfs. En Sicile, à Cosenza, à Squillace, à Amantea,

1. Const., II, 49, p. 131, attribuée à Guillaume par certains mss. Cf. la Constitution de Guillaume, Const., IT, 16, p. 130, où cette obligation est étendue à la femme veuve pour son douaire.

2, Falcand, op. cil., pp. 78 et 131. On trouve dans les actes royaux la formule « Si quis… hanc donationem in aliquoviolare presumpserit rerum suarum pene subjaceal... », Paesano, op. cit., t. I, p. 175 (1167).

S Gattola, Acc, t. L pp. 1064: 17, 187: 293% Const, ‘MT 149%D:: 191, attribuée à Guillaume, et Assise, t. XVIII, éd. Brandileone, p. 104. Cf. Ibid., p- 113.

%. Constitution de Guillaume, Const., II, 19, p. 132. Comme exemple de protection accordée à son vassal par le seigneur, cf. Al. Tel., If, 23, p. 109.

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