Assise, t.36, éd. Brandileone, p
3. Caspar, op. cü., p. 312 paraît indiquer qu'ils n'ont que la juridiction criminelle. Gregorio, op. cit., t. [, pp. 312-313, s’est surtout servi des Constitutions de Frédéric [T pour établir leurs attributions. Pour l’époque normande, on ne saurait tabler sur ces documents.
+. Garufi, op. cit., p. 33.
5. Gattola, Ace., EE, p. 254, les justiciers sont appelés « regalis curie jus-
En 1145, nous voyons quatre justiciers sur un ordre reçu du roi, fixer les limites entre les terres du village de Gratteri et celles de
l'évêque de Cefalu !. En 1148, le comte Bohémond, Didier de
Paleario, Robert, comte des Abruzzeset le comte Richard, jugent, entre l'évêque de Teramo et l'abbé du Mont-Cassin, un procès relatif à la possession du monastère de Saint-Nicolas de Trentino. Pendant la durée des débats. les justiciers séquestrent le couvent, objet du litige *. En 1153, sur l’ordre du roi, des justiciers fixent deslimites *.
En 1174, sur l'ordre du roi, des justiciers tranchent un dutférend qui s'était élevé entre Thomas de Fraximeto et l'église Saint- Pierre de Novizio ‘. Ailleurs, nous voyons des justiciers recevoir du roi l’ordre d'examiner la plainte portée par les moines de Casauria contre les bavles de Sant'Angelo ”. En 1186, sur l'ordre du roi, Roger Bossel juge un procès relatif à des droits de pâture et de chasse entre la comtesse de Collesano et l'évêque de Cefalu £.
En 1187, des justiciers sont saisis par Le roi des plaintes portées devant la curia regis par les hommes de Corneto contre leurs seigneurs qu'ils accusent de violer les coutumes ?. En 1188, surl'ordre du roi, les justiciers attribuent à Asclettin la possession d'un fief”. En 1189, toujours sur l’ordre du roi, des justiciers examinent les droits d’un certain Alexis à la possession de biens revendiqués par le fise comme dépendant de la succession d'un assassin ?.
Ailleurs, nous voyons les justiciers recevoir du roi la notifica-
lificatores », cf. Ughelli, op. eit., L VI, pp. 95 et 97, où l’on trouve: « Rogerius filius Boni curialis justificalor ». Caspar, op. eit., p. 310, note 7, pour n'avoir pas connu le texte de Gattola ignore l'identité du curialis curie Justificator avec le justicier.
1. Garufi, op. cit., p. 7. Gratteri, circond. de Cefalu, de prov. de Palerme.
2, Gattola, Hist., EL 1, p. 198.