‹ Histoire de la Faculté de médecine d'AvignonChapitre 32 sur 53 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Lente agonie des Universités françaises ; leur fin. — La Révolution française ; ses effets sur l'état moral des Avignonais et des Comtadins. — Les derniers jours de l'Université; désertion des étudiants ; derniers programmes et derniers cours. — Délibération et décret du Conseil municipal de la commune d'Avignon, abolissant les titres de noblesse concédés aux membres de l'Université, en conformité d'un autre décret de l'Assemblée nationale de France sur le même objet (8 décembre 1790). — Dernier docteur reçu à la Faculté de médecine. — Vente des bâtiments scolaires et du jardin botanique comme biens nationaux.

Conclusions.

Tel un chêne magnifique, orgueil de la terre qui le portait, tombe frappé inopinément de la foudre, et couvre le sol de ses branches déjà mortes, telle l'Université d'Avignon paraît à première vue s'être abîmée tout à coup sous l'orage révolutionnaire. Ce n'est là toutefois qu'une apparence. En réalité, la cognée était déjà au cœur du vieil arbre quand il reçut le coup suprême.

En France, les doctrines des philosophes encyclopédistes avaient, depuis un demi siècle, profondément remué les esprits. Dans leur violent réquisitoire contre tout l'ordre ancien, l'instruction publique avait été plus particulièrement maltraitée ; et, il faut bien le reconnaître, leurs griefs sur ce point avaient trouvé de l'écho dans toutes les classes de la société.

Les abus invétérés qui régnaient dans les Universités, à force d'être montrés du doigt, avaient déterminé contre elles un courant d'opposition sans cesse grandissant. Il suffit, pour s'en convaincre, de parcourir « le résumé des cahiers et pouvoirs remis par les bailliages et les sénéchaussées à leurs députés aux États-Généraux ». Il y a unanimité dans la plainte, similitude absolue dans l'expression des griefs. Tous déclarent le régime intérieur de ces institutions détestable , leurs

coutumes et leurs pratiques surannées et ridicules; leurs querelles intestines ou des unes contre les autres, scandaleuses et comme le témoignage manifeste de leur décrépitude. Mais leur enseignement est plus encore l'objet d'universelles récriminations. Les éléments d'instruction y sont réduits, dit«on, à leur minimum et ne répondent plus aux progrès immenses que la science a faits dans toutes les branches du savoir humain. Grimm va plus loin, et à une époque où le patriotisme est dans toutes les bouches, c'est au nom même du patriotisme qu'il les attaque. Et contre ce courant d'hostilités qui, comme un torrent déchaîné, menace de les engloutir, les universités ellesmêmes songent à peine à se défendre, soit que, suivant cette pensée très juste, « les corps qui ont un long passé sont induits volontiers à penser qu'ils doivent durer toujours et que leur foi en eux-mêmes, ou leur longue habitude de vivre, les empêche de se transformer (i) » ; soit qu'elles se rendent compte qu'ayant fait leur temps elles doivent, elles aussi, disparaître et céder la place à un ordre nouveau. Aussi, si quelques-unes appellent sincèrement des réformes pour retenir la vie qui leur échappe (2), la plupart, pressentant leur mort

(1) Louis Liard : Les Universités de France en 1789 ; Revue internationale de l'enseignement, nos de novembre et décembre 1887.

(2) Les Archives de notre Université témoignent elles-mêmes de ce désir de réforme malheureusement tardif. Au D. 43, se trouve une correspondance échangée à ce sujet entre l'Université de Poitiers et celle d'Avignon. La première, s'était mise à la tête du mouvement et avait écrit à toutes les Universités françaises, pour les engager à travailler de concert à un nouveau plan d'études. Elle en informe notre Université par lettre en date du 25 février 1789, et lui communique en même temps le plan d'entente qu'elle a reçu de l'Université de Reims, et qui lui paraît le plus propre à mener à bonne fin l'œuvre de réforme projetée.

En voici les propositions principales :

i° L'Université de Paris adresserait aux Universités du royaume une lettre circulaire par laquelle elle les inviterait à préparer leur plan de réforme, dans un délai déterminé de deux à trois mois.

20 Après ce délai, elle les engagerait par une lettre de convocation à envoyer à Paris, à jour fixé, un ou deux députés, porteurs de leurs cahiers d'observations.

30 Les députés des vingt-deux Universités travailleraient alors de concert à un plan général, dans lequel seraient fondus tous les plans particuliers.

40 Ce code d'éducation nationale, signé de tous les délégués, serait ensuite présenté, au nom des vingt-deux Universités, au gouvernement ou aux États» pour recevoir la sanction légale et le sceau de l'autorité publique.

L'Université d'Avignon, tout en faisant certaines réserves au sujet des privilèges exceptionnels dont elle jouissait, déclara dans sa réponse à l'Université de Poitiers (4 avril 1789) qu'elle acceptait le principe d'une réforme générale et qu'elle se mettrait à l'unisson des Universités françaises.

prochaine, se résignent à disparaître et s'éteignent, en effet, dans une lente agonie au milieu de l'indifférence générale.

C'est ainsi qu'en ce qui regarde l'enseignement de la médecine, les Facultés de Paris et de Montpellier étaient, en 1788, les seules qui eussent conservé un reste de vie et retenu quelque lambeau de leur antique prestige. C'était vers ces deux centres que convergeaient désormais, l'un pour le nord, l'autre pour le midi, ce qui restait encore en France d'aspirants médecins.

D'Avignon, il ne fallait plus maintenant en parler pour y prendre des grades, encore moins pour y venir étudier. Car c'eût été singulièrement antipatriotique, au moment où l'esprit français s'affranchissait des vieilles formules et des vieilles croyances, d'aller à une Université qui, à sa qualité d'étrangère, joignait ce vice particulièrement rédhibitoire d'appartenir au pape et était réputée par cela même un centre de réaction cléricale, le foyer d'un enseignement essentiellement rétrograde et comme la citadelle de l'esprit gothique et féodal !

Privée de l'appoint français, notre Faculté de médecine ne trouvait pas, d'autre part, à Avignon ni dans le Comtat de quoi combler le vide que la France faisait ainsi autour d'elle.

Outre que de tout temps Montpellier avait exercé aussi son attraction sur les étudiants de l'enclave pontifical par la célébrité de son enseignement et sans doute un peu par l'agrément de son séjour, ici encore les idées nouvelles avaient, en peu de temps, fait beaucoup de chemin, et ces idées n'étaient point de nature à augmenter le crédit de notre Université et à y attirer des sujets. Fait qu'on a peine à s'expliquer, c'est à Avignon même, sous les yeux de l'inquisiteur général, et à deux pas de son tribunal, que s'imprimaient librement les écrits de Voltaire, de Diderot, d'Helvétius, de Raynal, de Rousseau, etc., pour de là se répandre, à la faveur de la contrebande, en France et dans toute l'Europe. Alors le pape ne fut plus considéré dans 6es propres États que comme un souverain étranger, dont le gouvernement apparaissait avec tous ses défauts. Les griefs séculaires que l'on avait contre lui, mais que l'esprit religieux avait tenus jusque-là comprimés au fond des cœurs, firent à ce point explosion qu'on en vint à rougir d'être ses sujeis. Bientôt un parti puissant, recruté parmi les mécontents de toutes les classes, se forma ouvertement, ne cachant plus son désir de voir le pays revenir à la grande nation dont il n'avait été séparé, dit un document de l'époque, que par un acte nul et illégal, au préjudice des droits imprescriptibles des peuples.

Aussi est-il facile de comprendre avec quel enthousiasme fut accueillie à Avignon et dans le Comtat la nouvelle des grands événements qui, en 1789, marquèrent le début de la Révolution française.

Chacun y vit la réalisation prochaine de ses plus chères aspirations. Prochaine, elle le fut, en effet, plus peut-être que nul n'aurait osé l'espérer. Mais avant même de prononcer sa réunion à l'empire français, le peuple avignonais avait délibéré l'adoption de sa constitution et l'exécution de tous les décrets qui étaient émanés ou émaneraient de l'Assemblée Nationale, et, passant rapidement de la théorie spéculative à l'action, s'attachait à détruire tout ce qui paraissait devoir s'opposer à la réalisation de ce grand dessein.

C'est à ce mobile que l'Université dut d'être frappée la première et d'être précipitée dans son agonie.

Elle seule n'avait rien changé à sa doctrine et à ses sentiments traditionnels. Pontificale et ultramontaine elle était toujours restée. Assez habile, d'ailleurs, pour gagner du côté de la France sans rien perdre du côté de Rome, elle avait intérêt à rester la sujette temporelle du St-Siège. L'occupation française de 1769, en lui laissant des souvenirs personnels fort douloureux, lui avait permis d'entrevoir la mesure de ce qu'elle aurait à perdre à une annexion définitive (1).

Le 8 décembre 1790, sur la dénonciation de Pierre-Claude Vinay, substitut du procureur de la commune (2), la municipalité d'Avignon rendait un décret portant défense à l'Université de donner désormais à aucun de ses membres les titres et qualifications de chevaliers, nobles, illustres, etc., contraires au décret de l'Assemblée Nationale de France, en date du 19 juin 1790, qui avait aboli la noblesse. Le même décret lui signifiait « que, sauf les arrangements à prendre pour le régime nouveau de l'Université, les primicier, professeurs et autres docteurs agrégés seraient tenus de se présenter dans le délai de huitaine à la maison commune pour, en présence de MM. les maire et officiers municipaux, y prêter le serment civique décrété par l'Assemblée Nationale, duquel serment il serait dressé procès-verbal par le secrétaire-greffier de la commune, et que jusqu'alors inhibitions et défenses leur seraient faites de s'immiscer dans aucune des fonctions attachées à leur qualité respective, à peine de faux et d'être poursuivis extraordinairement, et que, faute par eux d'avoir prêté ledit serment civique dans le susdit délai, ils seraient dès lors déchus et privés de tous les droits attachés à leur qualité avec inhibitions et défenses d'exercer aucune des fonctions qui y étaient attachées..., etc. (3) »

(1) Voy. pag. 309 et aussi notre Cartulaire de l'Université d'Avignon, tome Ier, page 440.

(2) Le Consulat avait été aboli le 27 février 1790, et la commune d'Avignon installée le 18 mars suivant.

(3) Voy. le texte in extenso de ce décret dans notre Cartulaire, tome Ier, p. 445.

Était aussi abolie la juridiction spéciale du primicier, comme illégale, attendu la suppression prononcée par le Directoire et les districts d'Avignon (1 5 juin 1790) de toutes les juridictions qui y existaient antérieurement, et leur remplacement par des juges nationaux ayant seuls le caractère légal pour rendre la justice.

Le 12 février 1791, le primicier recevait Tordre d'enlever de la porte de sa maison les armes de l'Université, tandis qu'à quelques jours de là, il était enjoint à Ghambaud, secrétaire du corps, de ne faire signer désormais aucun certificat d'études à l'archevêque ou à son délégué, mais au seul Malière, prêtre assermenté, nommé par la municipalité vicaire général capitulaire. Et ce qui était particulièrement douloureux, c'est que ce Malière, appelé ainsi à remplir les fonctions usurpées de chancelier, était lui-même docteur agrégé de l'Université, comme Tétaient aussi les sieurs Cochet, père et fils, et les frères Vinay, les premiers instigateurs de ces spoliations odieuses ! Les circonstances sont telles d'ailleurs, qu'au mois de mai de cette même année, quand vint le jour de la procession de la Fête-Dieu, à laquelle le primicier avait la coutume d'assister tous les ans, accompagné des docteurs agrégés en corps, ni les uns ni les autres n'y parurent. L'Université n'y fut donc aucunement représentée, et après la procession n'eut pas lieu non plus le traditionnel banquet, offert par le primicier au corps universitaire. Bien plus, le 11 juin 1791,1e collège assemblé décidait que, vu la situation faite à l'Université, il n'y avait pas lieu de procéder à l'élection d'un nouveau primicier, et que le docteur Augustin Teste, actuellement en exercice, continuerait d'en occuper la charge jusqu'à nouvel ordre.

De fait, l'Université d'Avignon, à laquelle le discrédit dans lequel elle était tombée peu à peu, sous l'influence des causes que nous avons signalées, avait depuis longtemps porté- les premiers coups, s'éteignit d'elle-même bien avant que les décrets de la Convention des 8 août et i5 septembre 1793 eussent officiellement supprimé les Universités françaises.

En 1788, notre Faculté de médecine avait encore conféré deux doctorats et trois licences ou baccalauréats, mais depuis, aucun candidat ne s'était plus présenté. De même, Tannée scolaire 1788-89, où elle compta seulement un étudiant, fut la dernière de son enseignement. Il y eut bien pour Tannée suivante (1789-90) un programme des cours affiché aux endroits accoutumés ; mais, comme aucun élève n'y répondit, les leçons n'eurent point lieu. Quant à l'année 1790-91, si le programme fut encore imprimé, on jugea du moins inutile de l'afficher. Non seulement les élèves avaient définitivement déserté les classes, mais la plupart des maîtres, terrifiés par les événements qui

déjà se déroulaient à Avignon, avaient déserté la ville ou se tenaient cachés. L'horizon était gros de nuages, et chacun se rendait bien compte que l'ancien ordre de choses était à jamais détruit. Ce ne furent pas seulement les légistes et les théologiens qui se dispersèrent, mais la Faculté de médecine n'eut bientôt plus aucun représentant à Avignon, et Galvet, s'expatriant à son tour, put écrire, le 6 décembre 1 791, à un de ses amis à St-Domingue : « La médecine est aujourd'hui perdue partout; que sera-ce quand on aura supprimé toutes les Universités, toutes les académies, ainsi que nous en sommes menacés ! A Avignon, il n'y a plus de médecins, tout a fui (1) ! »

Le 28 août 1792, l'Université dut remettre sa masse d'argent à la municipalité, sur la réquisition qui en fut faite à Ghambaud, secrétaire et massier (2).

Enfin, la vente des bâtiments scolaires, que la République avait confisqués, en vertu des lois du 2 novembre 1789, 23 et 28 octobre 1791, 18 août 1792, sur la suppression des établissements ecclésiastiques, et applicables aux ci-devant pays d'Avignon et du Comtat, par celle du 25 mars 1792, commença le 7 juin 1793 et se continua les années suivantes.

La salle des études en médecine fut vendue à la chandelle et au dernier enchérisseur, au prix de i5oo livres, le 7 juin 1792. Le 1 5 thermidor an IV (2 août 1793), ce fut le tour du jardin botanique, estimé et adjugé au prix de 2,700 livres. Ce dernier immeuble fut vendu avec la clause que l'acquéreur ne pourait entrer en jouissance du jardin que « lorsqu'il serait possible de transporter convenablement, et en temps opportun, les plantes qui seraient reconnues appartenir à la République, et qui existaient dans ledit jardin, au ci-devant couvent de St-Martial, après toutefois que le jardin de ce dit couvent, destiné à le recevoir, aura été mis en état, sur l'autorisation et approbation du gouvernement, qui a été invité de fournir les fonds nécessaires pour établir le Muséum dans le susdit local de St-Martial (3). »

Ces immeubles et tous ceux appartenant à l'Université ont, depuis

(1) Œuvres manuscrites de Caîvet, tome III, fol. 371, à la bibliothèque du Museum-Calvet d'Avignon.

(2) Voy. notre Cartulaire, tome Ier, page 447, et aux Archives de l'Université, le D. 157. Pour l'historique et la description de la masse, dont la fabrication date du 27 octobre 1452, nous renvoyons également à notre Cartulaire, tome second.

(3) Voy. en ce qui concerne les détails de la vente de ces immeubles et de tous ceux appartenant à l'Université d'Avignon, notre Cartulaire, tome Ier, pag. 447 et suivantes, ainsi que les registres cotés : Répertoire général des ventes d'immeubles ; Avignon^ 2e arrondissement ; et vente d'immeubles du district d'Avignon, tomes I, II et III, aux Archives département, de Vaucluse.

cette époque, passé de mains en mains, et perdu le cachet de leur destination première. Aujourd'hui, moins de cent ans après sa suppression, c'est à peine si sur les lieux, on peut reconnaître les restes mutilés de ce qui fut le siège de l'Université. La salle des actes, dont l'élégante façade ornait encore, il y a peu d'années, la place des études, vient de disparaître, dévorée par les flammes, et sur son emplacement s'élève maintenant une construction toute moderne. C'est ainsi que le feu, joignant son action destructive à celle des hommes et du temps, a fait périr les ruines elles-mêmes : Etiam periere ruinœ !

Il est temps de conclure. Impartial dans nos appréciations, force nous est bien de reconnaître que, si les anciennes Universités succombèrent à leur heure, c'est que véritablement elles recelaient en elles leurs germes de mort et qu'elles firent trop peu pour conjurer le danger. Ainsi que le dit très justement Albert Duruy, dans une remarquable étude sur l'instruction publique en 1789, si prospères que fussent ces établissements et quelques fruits qu'ils eussent donnés, ils devaient nécessairement se transformer ou disparaître. L'ancienne organisation des études avait fait son temps comme beaucoup d'autres choses. Le cadre en était devenu trop juste. A cette société du XVIIIe siècle, éprise de nouveautés, affolée de mouvement, insatiable de progrès, il fallait d'autres écoles, un enseignement plus varié, plus en rapport avec les aspirations et les idées régnantes. Il fallait que cet enseignement s'élargît et se complétât, qu'il s'ouvrît plus libéralement à l'esprit philosophique, aux sciences, etc., etc. (1).

Mais, pour tout sauver, il eût peut-être suffi, dans ce même siècle, d'une intervention énergique des pouvoirs publics. Pour être réellement profitable, la liberté de l'enseignement ne doit pas aller jusqu'à l'absence absolue de tout contrôle. Quelque excellentes que soient les intentions, quelque sincères que soient les résolutions, à la longue l'ardeur s'éteint, le zèle s'émousse et finalement on en arrive à s'immobiliser dans la tradition, devenue synonyme de routine, si l'État, qui a toujours et en tout charge d'âmes, se désintéresse lui-même de la question et n'intervient pas en temps utile pour donner le stimulant nécessaire, redresser les tendances mauvaises, et au besoin indiquer la voie nouvelle à suivre et commander la marche en avant à ceux qui s'attardent dans les sentiers rebattus.

Les Universités anciennes ont péri de l'excès même de leur liberté et de leur indépendance. Un instant arrêtées sur la pente fatale qui les

(1) Revue des Deux-Mondes, 1881.

conduisait à leur perte par l'énergique intervention de Louis XIV, elles ne trouvèrent plus sous ses successeurs la fermeté de main qui eût été nécessaire pour corriger les abus qui les perdaient, et dont la conséquence la plus grave fut l'affaiblissement extrême des études supérieures, etpour introduiredans leur enseignementunpeu de cet esprit scientifique moderne qui les eût revivifiées. Sans doute que, si cette intervention se fût produite, l'arbre épuisé eût pris une nouvelle sève et sur son tronc séculaire eussent encore poussé des rameaux verdoyants assez forts pour résister aux efforts de la tempête : Jamque novas miratur frondes !

Mais de ce que les Universités n'ont pas eu cette bonne fortune, faut-il donc, en les condamnant sans appel, oublier les services qu'elles ont rendus pendant leur longue existence ? Faut-il de parti pris fermer les yeux pour ne point voir le sillon lumineux qu'elles ont tracé à travers les âges de barbarie et ne pas leur tenir compte de ce que, avec des ressources insuffisantes — l'Université d'Avignon n'avait pas, au XVIIIe siècle, plus de 1939 livres de revenus fixes — et de leur seule initiative, elles ont toujours, même à travers les temps les plus difficiles, tenu allumé le flambeau des sciences, se le transmettant d'âge en âge pour entretenir partout la lumière et la vie ? Et parce qu'enfin, entraînée dans la ruine commune, l'Université avignonaise a subi le même sort que celles de France, faut-il être également injuste envers elle et ne pas reconnaître que, plus que pour aucune autre, le sort fut cruel en son endroit, et qu'en ce qui touche en particulier sa Faculté de médecine, une organisation sévère, une discipline exacte, non moins que les services rendus par elle à l'art médical, la placent sinon à côté du moins immédiatement après ses congénères de Paris et de Montpellier, dont personne ne contestera les mérites ? Nous venons de faire, dans ce premier volume, la démonstration de l'excellence de cette organisation et de cette discipline. Notre tâche sera plus facile encore quand, dans le second, nous aurons à traiter de son enseignement. Il nous suffira alors de mettre sous les yeux du lecteur les tra« vaux des maîtres et des élèves dans chacune des branches de l'art de guérir et de dégager la somme de progrès et de découvertes scientifiques qui en furent la conséquence, pour démontrer aux plus prévenus que ce n'est pas une louange exagérée de dire d'elle que, dans une large mesure, elle a contribué à préparer l'avènement de la médecine nouvelle, et qu'ainsi elle a bien mérité de l'art et de l'humanité.

CHRONOLOGIE

des Titulaires de la ire chaire de médecine (i)

mai 1480

/Olivier (Ier) Guillelmi.

1 448 ) Jean Textoris.

(Pierre Robin.

1470 Jean (Ier) Guillelmi, fils ou frère d'Olivier (1er).

Pierre Robin, doyen.

Jean (Ier) Guillelmi. .Guillaume ïmberti.

mars 1491 Olivier (ile) Guillelmi, fils de Jean (Ier). 1494 Jean (lie) Guillelmi, frère d'Olivier (IIe). En i52g on lui adjoint à titre temporaire un médecin juif du nom d'Emmanuel de Lattes.

ib'3y Manalde Guillelmi, fils de Jean (IIe). 1 565 Jean (IIIe) Guillelmi, frère de Manalde (2). i568 Philippe Guillelmi, fils de Jean (IIIe). i5gi Charles Robert.

8 janvier 1594 Denis Chréstien.

5 mai 16 17 Loup Ribère.

5 mai 1620 (Pas de régent du 5 mai 1620 au 1 1 juin 1622).

(1) Voyez plus loin la chronologie des docteurs agrégés en médecine.

(2) Et non son fils, comme nous l'avons dit par erreur, pag. 64.

juin

mai

juillet

juin

juin

juin

janvier

février

février

1622 Paul-Antoine Chrestien. '

1625 Loup Ribère {pour la 2e fois).

1628 Paul- Antoine Chrestien (pour la 2e fois) .

i63i Gabriel Olivier.

1634 Claude Bonnet, juillet 1637 {Pas de régent du 10 juillet iôZj au 26 juin i638).

i638 Paul-Antoine Chrestien (pour la 3* fois) .

1 65 5 Gabriel Olivier (pour la 2° fois) .

i658 François Ferrare.

1661 Jean du Sudre.

5 décembre i663 Michel Brun.

10 février 1667 Jean du Sudre (pour la 2e fois). 28 septembre 1669 Charles de Lafont.

26 novembre 1672 Guillaume Fanton, 14 mars 1675 Jean du Sudre (pour la 3e fois).

1678 Pierre Guisony.

1681 Jacques-Paul Chardon.

1684 Charles de Lafont (pour la 2* fois).

1686 Charles de Lafont (1).

1688 Joseph Brun.

1691 Charles de Lafont (pour la 3e fois) (2).

1694 Jacques-Paul Chardon (pour la 2 •fois) .

1697 Joseph Brun (pour la 2e fois).

(1) Est prorogé dans sa Régence de médecine jusqu'au 18 octobre 1688.

(2) « Le 11 octobre 1691, ensuite de l'accord privé passé entre MM. Charles de Lafont et Jacques-Paul Chardon, docteurs agrégés en médecine, le Collège de MM. les docteurs ès-droit agrégés de l'Université, pour bonne considération à ce le mouvant, a pourveu à la Régence de la médecine ledit sieur Chardon pour trois ans, en façon néanmoins que lesdits trois ans seront meslés et comprins dans les trois de la Régence dudit sieur de Lafont, qui se trouve desia pourveu par ledit collège et par ainsi que ledit sieur de Lafont comme plus vieux docteur et premier pourveu exercera ladite Régence la première année qui commencera à la Saint Luc prochain, et ledit sieur Chardon la seconde année, ledit sieur de Lafont la troisième, ledit sieur Chardon la quatrième, ledit sieur de Lafont la cinquième, et ledit sieur Chardon la sixième, soubs les émoluments accoustumés ; le tout sans conséquence et sans préjudice du triennat de ladite Régence accoutumée. ^(Archives de l'Université d'Avignon. D. 141, folio 73).

mai

'août

mars

mars

avril

octobre

mai

1 1 mars

3o avril

19 octobre

18 mars

18 octobre

Ier avril

5 mars

1700 Pierre Pinard.

1703 Jean-Baptiste Gastaldy, père. 1709 Joseph-Alexandre Sarrepuy.

1712 Jean-Baptiste Gastaldy père {pour la 2e fois) . 171 5 Joseph-Gaspard Gautier.

1718 Joseph Trimond-Brun.

1721 Joseph-Alexandre de Sarrepuy {pour la 2* fois, mais il fut remplacé dans sa chaire par Joseph Trimond-Brun).

4 novembre 1722 Jean-Baptiste Gastaldy père [pour la 3°

fois).

10 mai 1728 Jean- Baptiste Gastaldy père [pour la 4e

fois) .

3 mai ij3i Jean-Baptiste Gastaldy père (pour la 5e

fois) .

6 décembre 1747 Jean-Baptiste Gastaldy fils. 24 mars 1750 Jean- Joseph Athenosy.

3o juin 1751 Esprit-Dominique Roux (1). 10 mars 1756 Esprit-Claude-François Calvet.

7 mars 1759 Esprit-Claude-François Calvet (pour la 2e

fois).

3 mai 1762 Esprit-Claude-François Calvet, prorogé pour six ans.

24 mars 1768 Esprit-Claude-François Calvet (pour la 3e

fois) .

25 mai 1772 Dominique-Isidore Vicary. 24 mars 1775 Ignace- Vincent Voullonne.

24 mars 1778 Pierre-Barthélémy Pennier de Longchamps.

21 mars 1781 Ignace-Vincent Voullonne (pour la 2* fois).

(1) 30 juin 175 1 : « M. Athenosy étant à Bologne en Italie depuis longtemps, et ne devant pas revenir, donna sa démission de premier professeur ; Esprit Roux fut élu à sa place pour le reste du triennat et pour trois nouvelles années » (Ms. Bruneau, au Muséum- Calvet, à Avignon).

12 mars 1784 Jean-Baptiste-Joseph de Gastaldy (1). 22 juillet 1786 Jean-Baptiste-Joseph de Gastaldy [pour

la 2e fois) .

6 août 1787 Jean-Claude Pancin (2). 17 avril 1790 Isidore-Dominique Vicary (^ la 2e fois).

(1) Voy. pag. 307.

(2) Id. pag. 308.

CHRONOLOGIE

des Titulaires de la chaire d'anatomie

18 novembre 1677 Charles Athenosy Çlector anatomicus) . 11 octobre 1 678 Jean-Joseph Alphon (lector anatomicus).

1679 Jean-Joseph Alphon (prof essor publicus et regens anatomicus).

1682^ Jean- Joseph Alphon,

1684) 7 août 168 5

1686 Pierre Pinard.

1688 Esprit- Joseph Parrely.

— 1689 Antoine-François Morelot.

28 septembre iôgol^ . , . n .

r , / hspnt-Joseph Parrely.

14 octobre 1691

26 septembre 1692 Pierre Pinard.

28 — 1693 Guillaume Fanton.

23 — 1694 Joseph Brun.

9 septembre 1697 Charles de La Font.

27 — 1698 Joseph-Paul Chardon.

Joseph-Paul Chardon.

20 août

5 septembre

24 août

8 juillet

5 août 29 juillet 24 août 20 octobre

24 septembre

4 novembre

6 juillet 12 juin 28 ■ août 24 avril 3i juillet

7 août 14 septembre 28 août

699 Alexandre-Joseph de Sarrepuy.

700 Jean-Baptiste Gastaldy.

701 Alexandre-Joseph de Sarrepuy.

702 Jean-Baptiste Gastaldy.

703 Antoine-François Morelot.

704 André-Alexandre Normandeau.

705 Antoine-François Morelot.

706 Joseph-Gaspard Gautier.

707 Pierre-Joseph Alphon.

708 Alexandre-Joseph de Sarrepuy.

709 Joseph Trimond-Brun,

710 Pierre-Joseph Alphon.

711 André-Alexandre Normandeau.

712 Joseph-Gaspard Gautier.

Alexandre- Joseph de Sarrepuy.

71 5 Alexandre-Dominique Morelot.

716 Benoît Soubès.

Joseph-Gaspard Gautier.

724 i André-Marc de La Font.

— Uoseph Martin (1).

Alexandre-Dominique Morelot,

Joseph Martin.

Arnaud-Gabriel-Micheï Parrély.

729 Jean-Baptiste Gastaldy fils.

(1) 28 août 1724 : élection de M. Martin pour régent anatomique pour le reste de l'année 1724 ; M. de La Font, qui occupait cette chaire cette année là, étant parti pour ne plus revenir de longtemps {Archives de V Université^ D. 40).

i73o( 5 août J73A

1 732 1 Jean-Baptiste Gastaldy fils.

25 septembre iy33J 10 août 1734 V 21 septembre 1735 10 — i736| ier juillet 1737^ Pierre-Celse Gautier,

4 août 17381 18 juillet 1739!

5 août I740( . ^

1 Esprit Roux.

24 septembre 1741 (

7 août 1742! . A .

A Jean-Joseph Athenosy.

28 — 1745 Jean-François de Lafont.

— 1747 Joseph-Gaspard Gautier.

12 septembre 1748 François de Lafont (père de Jean- François).

3o août 1749 François de Lafont. 12 — 1750 Jean-Baptiste Gastaldy.

— 175 1 Pierre-Celse Gautier.

Ier — 1752 Jean-François de Lafont.

— 1753 Esprit-Claude-François Calvet.

28 — 1754 Pierre-Louis Manne.

— 1755 Thomas Chappelin, conseiller du Roi. 9 septembre 1756 Jean-François de Lafont.

i3 — 1757 Thomas Chappelin.

21 août 1758 Pierre-Celse Gautier.

— 1759 Thomas Chappelin.

— 1760 Jean-François de Lafont.

— 1761 Pierre-Celse Gautier.

' Jean-Baptiste-Joseph dejGastaldy.

28 juillet 1764 Pierre-Barthélémy Permier de Longchamps, 3o septembre 1765 Thomas Chappelin.

25 — 1766 Jean-Baptiste-Joseph de Gastaldy.

8 — 1767 Pierre-Celse Gautier. i3 — 1768 Jean-Claude Pancin. 18 — 1769 Ignace- Vincent Voullonne.

4 août 1770 François Belgarric.

4 septembre 177 1 Antoine-Joseph Joubert. 18 août 1772 Ignace-Vincent Voullonne. Ier juillet 1773 Antoine- Joseph Joubert. 27 août 1774 Ignace- Vincent Voullonne.

; . .,, ''Antoine-Joseph Joubert.

Ier juillet 1776!

3 septembre 1777 Pierre-Barthélémy Pennier de Longchamps.

25 août 1778

. Antoine-Joseph Joubert (1).

4 septembre 1779

0 1 Ignace- Vincent Voullonne.

1782 Jean-Baptiste-Joseph de Gastaldy.

1783 Ignace-Vincent Voullonne.

1 785 j Antoine- Joseph Joubert.

1 788 ! Isidore-Dominique Vicary (2).

1790 Ignace-Vincent Voullonne.

(1) « L'an 1779 et Ie 4 septembre, il est unanimement délibéré qu'à l'avenir on élira le professeur d'anatomie pour deux ans, comme celui de botanique. *[Archiv. de Y Univ. D. 154.)

(2) Voy. pag. 308.

août

juin

juin

juillet

août

août

CHRONOLOGIE

des Titulaires de la chaire de botanique

octobre 1708 Jean-Baptiste Gastaldy père.

19 — 1709 Joseph-Alexandre de Sarrepuy.

18 mai 1712 Jean-Baptiste Gastaldy père.

18 octobre 171 5 Joseph-Gaspard Gautier.

' Jean-Baptiste Gastaldy père 1).

24 septembre 1720!

4 novembre 1722! T . ^

7 A Joseph Brun.

28 août 1724

1725 j . Joseph-Gaspard Gautier.

7 août 1727) r r

28 — 1729 Arnaud-Gabriel-Michel Parrély.

, . Joseph-Gaspard Gautier.

25 septembre 1733) r

ier juillet 1 737) Jean-Baptiste Gastaldy fils-

9 août 1740 Joseph-Gaspard Gautier.

7 — 1742 Pierre-Celse Gautier.

10 — 1744 Jean-Joseph Athenosy.

2 — 1746 Jean-François de Lafont.

12 septembre 1748 Pierre-Celse Gautier.

12 août 1750 Jean-François de Lafont.

(1) Il fut élu pour deux ans, et ses successeurs aussi.

Ier août 1752 Pierre-Celse Gautier. 28 — 1754 Jean-François de Lafont.

9 septembre 1756 Pierre-Celse Gautier.

21 août 1758 Jean-François de Lafont. 24 — 1760 Thomas Chappelin.

2 septembre 1762 Pierre-Celse Gautier.

28 juillet 1764 Jean-Baptiste-Joseph de Gastaldy. 26 septembre 1766 Thomas Chappelin.

i3 — 1768 Dominique-Isidore Vicary.

4 août 1770 Jean-Claude Pancin.

18 — 1772 Thomas Chappelin.

' . .„ ~: Jean-Claude Pancin.

icr juillet 1776

a5 août 1778 Isidore-Dominique Vicary.

21 — 1780 Jean-Claude Pancin.

26 juin 1782 Isidore-Dominique Vicary.

IO ^f '^Jean-Claude Pancin.

22 juillet 1780!

. .,, ,/ Ignace- Vincent Voulionne (1).

28 juillet 1789 ( &

17 août 1790 Antoine- Joseph Joubert.

(1) Voy. pag. 308.

CHRONOLOGIE (i)

des Médecins agrégés

i 2 mars 1 448

mars

mars

i5oo

mai

novembre

17 avril i528

27 février 1 533 i5 septembre 1 534

Jean Textoris, citoyen d'Avignon.

Olivier Guillelmi, originaire de Cahors, Pierre Robin, d'Avignon.

Jean de Claret, d'Avignon.

Jean Guillelmi.

Guillaume Imberti, citoyen d'Avignon.

Un médecin marseillais, Georges Guillelmi.

Jacques Guillelmi.

Antoine Brode.

Jean Valcon, catalan.

Gabriel Valeriola, originaire d'Arles.

Laurent du Roure, d'Avignon.

Antoine de Orgono, de Pertuis.

Elie de Bruneis, citoyen d'Avignon.

Manalde Guillelmi.

Clément Guillelmi.

( Olivier Guillelmi. (Jean Guillelmi.

Jean du Roure, d'Avignon.

François du Roure, de Forcalquier.

(1) Voy. pour les détails bio-bibliographiques concernant les médecins agrégés dont les noms suivent le tome II de cette histoire.

18 janvier 1548 Biaise Pajot, d'Orgelet en Franche- Comté.

21 janvier 1 548 Antoine Clerici, de Fréjus.

22 mai 1 55 1 Jacques Olivier, d'Avignon. 4 décembre 1 553 Joseph Fabri, d'Avignon.

8 août i554 Jean Rambert de St-Laurent (diocèse

de Nice).

i3 — i554 Emmanuel Ribère, de Bragues en Portugal.

27 octobre 1 565 Charles Robert, d'Avignon. 20 décembre 1 565 Philippe Guillelmi, d'Avignon. 1578 Marin Albert, d'Avignon.

1 580 André Laurent, de Tarascon.

1 58 1 Denis Chrestien de Dammartin, diocèse de Meaux.

i582 Joseph Martiny, du diocèse de Fréjus. 1 586 Paul-Antoine de Rhodes, d'Avignon.

1 588 Paul Richer, de Belleval, catalan. 1590 Claude Chanuel, de Carpentras.

i5go Esprit Eymeric, d'Avignon.

i5g2 Pierre Jullian, docteur en médecine de

la Faculté de Padoue.

i5g2 Jean Belleguier, d'Avignon, décembre i5g3 Pierre Fresquière, de l'Isle en Venayssin. septembre O94 Claude Cochet, de Chambéry. Michel Ribère, d'Avignon. Loup Ribère, d'Avignon.

16 septembre i5g6 Pierre Sarpillon, d'Avignon. 7 mars 1597 Philippe Fabri, d'Avignon. 29 décembre i5gj Elzéar du Roure, d'Avignon. 2 mai 1598 Claude Marin Albert, de Carpentras. ier octobre 1698 Honoré Jacques, d'Avignon. 22 février 1601 Paul-Antoine Dontrin, de Valence. i5 octobre i6o3 Jacques Fontaine, de St-Maximin en

Provence.

février

mars

octobre

janvier

juillet

janvier

mars

octobre

mars

avril

décembr

septemb

19 août 1596

23 novembre 1606 Claude Bonnet, d'Avignon. 6 décembre 1606 François Michel ou Melchior Salvador, d'Avignon.

17 septembre 1607 Pierre de Guilhem, d'Avignon.

3i mai 1609 Paul-Antoine Chrestien, d'Avignon.

4 juin 1609 Gabriel Olivier, d'Avignon. 3o juillet 1609 Pierre Roveria, de Carpentras.

3 août 1611 François Martin, d'Avignon.

10 septembre 161 1 Antoine Vissodus, de Chambéry. 25 juin 1614 Michel de Rhodes, d'Avignon.

1614 Vincent Mermier, d'Avignon.

161 5 Paul Athenous ou Athenosy, de Cavaillon. *

161 5 Alexandre Gautier, de Cucuron.

1 61 5 Etienne Mirabeau, de Pertuis.

1 6 1 5 Henri de Rhodes.

16 17 Gabriel Fontaine, d'Avignon.

16 17 Esprit Figurât, de Carpentras.

16 18 Gaspard Jullian, d'Avignon.

6 septembre 16 18 Emmanuel de Rhodes, d'Avignon. 3 octobre 1619 Joseph Eymeric, d'Avignon.

18 avril 1624 Gabriel Crivelli, d'Avignon.

22 avril 1624 Ludovic Fayard, de Cavaillon. 20 juin IÔ25 André de Rhodes.

9 septembre 1625 Jean-François Crivelli, d'Avignon.

23 septembre 1626 André de Villeneuve, de Valréas. 25 mai 1628 Jean du Sudre, d'Avignon.

28 novembre i63o Henri Ribère, d'Avignon.

i63i Alexandre Oubert, d'Avignon.

i632 Pierre d'Hortigues, d'Avignon.

1634 Henri Félix, d'Avignon.

1634 Jacques Simian, d'Avignon.

i635 François de Mirabeau, d'Avignon.

1637 Jean Albert, de Carpentras.

1640 François Jossaud, de Carpentras.

1645 Joseph Poncet, de Riez.

octobre

janvier

avril

juin

janvier

août

février

mai

mars

janvier mai

octobre

avril

janvier

mars

avril

avril

janvier

avril

avril

mars

octobre

janvier

avril

1645 François Ferrare, de Brignoles.

1645 Antoine-Thomas Albert, de Carpentras.

1649 François Morelot, d'Avignon.

i65 1 Esprit de la Rivière, de Carpentras.

i652 Jean-Raymond Eymeric, d'Avignon.

i653 Michel Olivier, d'Avignon.

4655 Claude Blanc,, d'Avignon.

i655 Charles de Lafont, d'Avignon.

i656 Thomas Chréstien, d'Avignon.

i656 Hugo Dalen.

7 septembre 1657 Jean de Rhodes, de Lyon. 16 janvier i658 Pierre Amiel, de Barbentane.

— 1660 Louis-François Fayard, de Cavaillon.

3i mai 1660 Joseph de Sarrepuy, d'Avignon.

! Charles Athenous ou Athenosy, de Cavaillon.

Michel Brun, de Ste-Jalle, diocèse de Sisteron.

20 décembre 1660 Pompée Ferrare, d'Avignon. 9 juin 1661 Jean-Baptiste- Joseph du Sudre, d'Avignon.

i665 Claude de Coup, de Lambesc, diocèse

d'Aix.

1666 Guillaume Fanton-Gaide, de Gisteron, 1666 Jean-François Athenous, d'Avignon.

1666 Denis Croze, de Châteaurenard-en- Provence.

1666 Joseph-Paul Chardon, originaire de Vendôme, diocèse de Chartres, janvier 1667 Pierre Guisony, de Cavaillon. janvier 1667 Philippe Parrely, deL'Isleen Venayssin.

mai 1668^ Henri Provensal, d'Avignon. janvier 1670 Claude Roux, d'Avignon, janvier 1670 François Olivier, d'Avignon.

ier

mai

janvier mai mai

mai

juillet 1672 Jean-Joseph Alphon, de Cavaillon.

2 octobre 1677 Esprit-Joseph Parrely, de L'Isle en Ve-

nayssin.

23 novembre 1677 Joseph Brun, d'Avignon.

16 mai 167S Joseph Albert, de Carpentras.

— 1684 Pierre Pinard, de Montdragon.

3 janvier 1693 Philippe Chardon, d'Avignon. 19 mai 1695 Antoine Bouvard, de Mazan.

3i mai 1695 Alexandre-Joseph de Sarrepuy, d'Avignon.

3i mai 1695 Henri Ferrare, d'Avignon. 21 septembre 1696 Jean-Baptiste Gastaldy, de Sisteron. 1697 Joseph-Pierre Alphon, d'Avignon.

— 1697 Françoisdu Sudre, d'Avignon.

— 1697 Dominique Olivier, d'Avignon, fils de.

François.

» Joseph-Gaspard Gautier, d'Avignon.

17 octobre 1702 André-Alexandre Normandeau, d'Avi-

! gnon.

26 mai 1708 Joseph Trimon-Brun, d'Avignon. 25 novembre 1713 Alexandre-Dominique Morelot, d'Avignon.

16 mars 17 14 Benoit Soubes, du diocèse de Bazas.

17 mars 1718 François de Lafont, d'Avignon.

25 octobre 1719 Arnaud-Gabriel-Michel Parrely, d'Avignon.

i5 décembre 1722 Joseph Martin, d'Avignon.

22 juillet 1723 André Marc de La font, d'Avignon. 25 novembre 1724 Jean Baptiste Gastaldy, d'Avignon.

5 août 1727 Jacques Pennier de Longchamps, d'Avignon.

2 juin 1729 Pierre-Celse Gautier, d' Avignon. 25 août 1732 Jean Joseph Athenosy, d'Avignon.

— 1735 Esprit-Dominique Roux, de Noves v'Pro vence).

23 juillet 1740 Thomas Chappelin, de Bonnieux.

21 octobre 1741 Jean-François de Lafont, d'Avignon. 28 juillet 1749 Esprit-Claude-François Calvet, d'Avignon.

6 octobre 1750 Pierre-Louis Manne, d'Avignon.

7 septembre 1758 Jean-Baptiste-Joseph Gastaldy , d'Avi-

gnon.

22 juillet 1762 Pierre-Barthélémy Pennier de Long-

champs, d'Avignon.

4 novembre 1767 Dominique-Isidore Vicary.de Châteaurenard.

Jean-Claude Pantin, de L'Isle en Ve-

nayssin.

François de Belgarric, de Pont St-Esprit. 25 novembre 1767 Ignace-Vincent Voullonne, d'Alicante

(Espagne).

7 juillet 1768 Antoine-Joseph Joubert, d'Avignon.

16 novembre 1767

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