JE GÉNÉRATION
J. Bte Courtemanche et ic Marguerite Bourré, 2° Marguerite Payan dit St-Onge.
Du premier mariage naquirent :
i° Marie Françoise, baptisée le 4 décembre 1 798 à St-Antoine de Chambly ; elle se maria à Joseph Bousquet
20 Pascal, né le 12 mai 1801, lequel s'est noyé le 21 juin 1820, en se baignant, à St- Antoine, à l'âge de 19 ans.
30 Marie Sophie Emélie, qui se maria à François Prunier.
40 Mérence Henriette, baptisée le 14 juin 1804, mariée avec Carolus Lepage.
5° François-Xavier, baptisé à St-Antoine, le 21 mai 1806, marié à une irlandaise aux Etats-Unis.
6° Olivier, baptisé le 27 février 1808, lequel resta garçon, et alla en mission chez les sauvages de l'Ouest, avec son cousin, le Révd. Père Eusèbe Durocher, Oblat.
7° Marie Henri Sylvain, baptisé le 23 septembre 1809, lequel resta célibataire lui aussi.
8° Narcisse Isidore, baptisé à St-Antoine le 24 mai 18 14, lequel on ignore s'il s'est marié.
Lors de l'invasion américaine en 181 2, Jean-Baptiste Courtemanche, âgé de 38 ans, fut obligé daller en hiver, comme bien d'autres, garder les lignes sur la frontière du Canada, pour empêcher les Américains d'envahir le pays. Alors sa femme et ses enfants, encore jeunes, furent obligés de battre le grain au fléau pour nourrir les animaux en hiver, car il n'y avait pas de moulins à battre à cette époque.
Du 2e mariage de Jean- Baptiste Courtemanche avec Marguerite Payan dit St Onge, sont nés :
i° Apolline, née le 13 juillet 181 7, s'est mariée en premières noces avec Michel Collerette, et elle n'eut qu'un fils, du nom de Michel, né le 4 janvier 1833. Elle se maria en secondes noces avec Basile Lepire, dont elle eut plusieurs enfants, entr'autres John, agent de billets à Worcester, Etats-Unis,
lequel est né le 10 septembre 1840 à St- Jude.
20 Louis, baptisé à St-Antoine le 6 mai
30 Marie Emérende.
40 Séraphine, mariée à Antoine Lemay dit Poudrier.
50 François Azarie, baptisé à St-Antoine le 2 décembre 1822. Dans l'acte de baptême, sa mère est nommée Marguerite Gareau dit St-Onge. Il se maria à Emérence Girouard, à St-Antoine, le 23 novembre 1846, et signa l'acte de mariage lui-même. Il alla s'établir à Ste-Hélène de Bagot. Ils eurent ensemble plusieurs enfants, dont voici les noms, Alphonse, marié à Philomène Froment, Misaël, marié à Cordélia Lalime, Dosithée, marié à Rosalie Chabot, et Exilda, mariée à Zéphir Leclerc.
6° Narcisse, baptisé à St-Antoine le 18 novembre 1823, et marié à St-Jude à Angélique Gosselin.
7° Célina, baptisée à St-Jude en 1827, mariée à Charles Thibault, et morte en 1893 aux Etats-Unis.
Jean-Baptiste Courtemanche fut baptisé
sous condition le 27 février 1774 à St- Antoine, Rivière Chambly, par M. Gervaise, alors curé du lieu. Le parrain a été son oncle Jean Baptiste Courtemanche, et la marraine, sa tante, Dame Marie Anne Monville, femme du sieur Amable Durocher, négociant au dit lieu, laquelle avait une seigneurie dans l'île d'Orléans. Comme Jean- Baptiste Courtemanche, qu'on appelait Baptiste François, parce qu'il était fils de Louis François, était fils unique, seul survivant du premier lit, et riche, son père l'envoya à l'école à St-Ours, où il apprit à lire et à écrire, car il n'y avait pas d'école alors à St-Anto;ne. Jean- Baptiste Courtemanche se maria en premières noces à Contrecœur le 31 juillet 1797, à Marguerite Bourré, dont il eut plusieurs enfants déjà nommés.
L'épouse première de Jean -Baptiste Courtemanche étant morte, il épousa en secondes noces Marguerite Payan dit St-Onge, baptisée à St-Ours, le 23 mai 1787, fille de Alexis Payan dit St-Onge et de Marie Cécile Ledoux, du Grand St-Ours, laquelle lui donna aussi plusieurs enfants déjà mentionnés ; cette Marie Cécile Ledoux, ayant perdu son
mari se remaria à Biaise Benjamin Durocher.
A cette époque, vers 1820, il fallait encore se défier des sauvages dans le pays. Il aurait fallu tenir la charrue d'une main et l'épée de l'autre. Un jour que Jean-Baptiste Courtemanche revenait seul de son champ, il fut assailli par deux sauvages, qui avaient pris de la boisson, et qui dans ce temps-là ne respiraient que carnage. Il se défendit seul contre eux deux, jusqu'au moment où l'un d'eux se sentant pressé troo fort, tira une bouteille de sa poche et lui en asséna un coup sur la tête. Alors le père Courtemanche tomba sans connaissance ; et c'est là que ses fils, qui étaient allés à sa recherche, le trouvèrent baignant dans son sang.
Comme son père Louis François Courtemanche, lui aussi Jean Baptiste Marie était extrêmement fort. Durant un hiver qu'il demeurait encore à St Antoine, il lui arriva de briser son van, il prit la culasse d'un vieux canot, creusé dans un arbre de pin, y ajouta des poignées, et s'en servit le reste de l'hiver pour vanner son grain. Il avait non-seulement la force du corps, mais aussi la force
d âme, qui lui fit remplir toujours parfaitement bien ses devoirs de bon chrétien. Son épouse, Marguerite Payan dit St-Onge, était une femme dévote, elle a conservé toute sa vie, avec une espèce de vénération, le chapelet qu'elle avait reçu au jour de sa première communion, à l'âge de douze ans. Cependant elle ne le tenait pas caché au fond de sa valise, mais elle le récitait tous les jours. Et quand elle mourut elle était âgée de quatrevingt-huit ans. Bel exemple à suivre par la famille, qui doit toujours conserver une grande dévotion pour le Saint Rosaire. Ce chapelet, qui a aujourd'hui quatre-vingt-seize ans, est actuellement conservé par l'auteur de ces lignes, comme un souvenir précieux.