LIVRE VI
mstJJkvtÊa^ n^AWtrwwt. — i^ACtfrir.
tes peuplades primitives ont été nombreuses. — Elles aboutissent â un centre cdikiniuni -^ M'y eaf (Taoti^s peuplèsr a^ant l^siËt^ufiques. — OpMan de Freret; les premiers habitants vinrent par l'Jilyrle: -^Le^itetrples ibérledstvinrenf {tar le paslageiiiéridional QU ULignrie. -^ Be iouvelles nations ceitiqneif pébétreiiti par léf Tyrol et' le Trentfn. — Les Abotigénes et l'es Pélasges ne sont qo*!»» coldalo; -^ Ordre' dans Ivqliel leemigraUitts se sont sufcuèdées. ^ Étrusques* — I^eur système des âges , analogne à celui ééÈ A^Ctifiiès! ^ La tfoptilalloil dé l'IlvIle apt»artenft1i pi^ftablement à la première migration septentrionale. -•- Elle fut civilisée par les ^hénlciens.-^Opînîon âe jf^ Siebflur ; le nom d*ltalie ne fut générabqaelôég-tonps^aliréB lei premlorspenplea.— Jbapreniiérer colonie fut celle des OEnotriens-Pélasges. — Les Siculessont Pelai^. ^ ten P^l^gètf s'èt%iida<ent depnl» le Pà^ j«9«ttf m Bos. phore. -' LarThrace est nne lacune dans cette série, mais elle-se coiittnue par les lies de la mer Égéè. — Les dllfêrènts'peu^'es d'ttaliesoBt-PAaflges. -^ Noilvelles obMrvaUens sur les f tras(|iiea.— Les Étrusques portent le nom de Rasen». — Leur colonie n'est pà» Ef dleiÉilo; ^ AeU# écMliDM , l^ur hMoire , leur aslronomto , sont Asiatiques. -^ Les anciens peuples se résument en deui mots : Féfilsg^s et Cdfeft.-- Les Pélasges sont les premiers connur. -- Les colonies grecques possédèrent le sol que les Pélasges ne purent défendre. — Avant les colonies grecques , les Phéniciens avaient dft im|M)rter tewB^'artf ave&leur commefce. -**' ObséirMionaf sur l*origine lydienne. — Il faut idi^ours revenir aui Pélasges , et les F^lasgeasonl de ihl^alfdA'eMtlque; ^ Popvilâtloii celte , cltmi^i'tion phénicienne.
Si Mitre but était de détnomHer Uborieuseiimit tes origines de tourtes les peuplades qui ottK cott-
vert le sol historique, lltalie, plus que tous les autres pays, offrirait sans doute une source inépuisable à nos investigations; mais telle n'est pas notre intention. Nous reconnaissons les souches très diverses qui se rencontrent sur le même territoire; et quand il nous arrive de dire que tel pays a été peuplé par telle famille, nons ne prétendons pas affirmer que cette famille soit la seule qui fait habité, qu'il n'y soit point resté des débris de races antérieares , ou que de nouveaux venus n'y aient pas déposé les traces de leur arrivée plus tardive. Notre travail n'est pas celui de l'érudit qui découvre des origines partielles: c'est une recherche d'ensemble qui ne s^adresse pas au dépôt que le fleuve en passant a pu laisser sur ses bords , mais au cours même qu'il s'est tracé ; nous n'étudions sa marche que pour reconnaître sa source et l'endroit où il se perd.
Le mélange des noms qui se retrouvent dans la péninsule italienne peut donner lieu à d'immenses recherches d'un grand intérêt historique ; mais , pour nous, cette recherche serait d'une utilité mé- (Uoci:e. Nous. pensons que ces résultats partiels viennent tous aboutir à un élément commun , élé-
meot qui se subdivise à l'infini , qui donnô naissance à mille variétés, et finit toujours, en remontant les âges, par se réunir vers un point cen*tral , où le secret de toutes les divergences n'est plus l'objet principal à découvrir, et disparait même enftièrement.
Nommer ritatîe, c'est réveiller le souvenir^ de cette antique naticm dont les monuments obscurs sont encore une énigme pour les savants, mais dont les arts et certaines traditions ont exercé la sagacité de tous, et ramènent naturellement les regards ver^ les entrées de l'orient auxquelles elle paraît avoir emprunté ses formes sous le rapport de l'art, ses calculs sous le rapport cosmogonique.
Cependant, tout nous prouve qu antérieurement à cette ancienne nation des Étrusques , d'autres peuples avaient déjà habité l'Italie, ou au moins une partie de ses côtes. Nous ne voyons pa$ , dans la pénurie de documents où nous sommes, qu'il soit possible de les rattacher à la même civilisation , ou plutôt nous voyons que les Ëtrus ques auront dû recevoir d'un autre côté, et par suite d'une influence venue du dehors, le caractère qui les distingue entre tous les autres.
Ijlalie, OC^qiotrie^ Alis^0nie , ouOpiea, oiiOfMeia, Ty rrhénîe , Japygie . et .Qmt>rîca., sont des éétmininatifiiks ,4érivé.es dfig ncm» |gi>Q^ à»^ penpl^ qui» (jlws le itemps où Hori^sait la gmn^r^.^ , biilMtfûeiit les iQÔtfis <ie k pres^'l^. Liufflupart des connaissances que nous pQ«Aéd<>il^ MT Htaltoa apHque iKms . emt été iranwiJM^ tptr 4e^tGi?ecs ; K^ais, à répo^^e où lesiétaUiiis$eoient6|;r€«s prospéraient <jb^.> les Étrusques^ n'avaient {)» encore apparu sur iew (ei!rjûU}iFe^ ^
Quelque soît TaaoîeiuMté au aom des £àrfÊ&* ques, fl est <eertaîn q^e h fsaupjie ^ni I9 p^« B exista a¥iac /sie» ^to et aa (CivyirâtiQn iqit Vtpffèi^ 1 etal>lisseai6Qt d'^aMtres peuptas»
Les études relatives aux origines et aux antiqnités.de Ji'JlAflie p'iwt étéfMte^pi»rpera«iP^)^rec plu9 de suilie* 4*étf»due eit w»e <ariiiîqne pjius <»vante que ppr Ff erei ' et IViebubl*. '
Le prefpier fi bQrmè sa disciissiDn imj^ écri vaiss de 1 antiqqité ; le .sepQud n 'eoij^b^ la aiaiuie de tout ce (pifi )a eri^que historique a proidftLii 4)^
* NiBBVHR, M*f. rom , t. 1", p. 33.
2 ^cad, deilnsc, i. i8, p. 7&.
5 M«^ rom.
puii» Ffciret, G'^tàiew^^yat^oi^ que nous n$)»$ adresserons , pour èdaîref MtoiaDt qu'il ^sera ^en^
Non» n'ayons ppjntd'époqps fi^ç poiir Tentr^ des prières pe^pUd^s ep It^jiie. O n'^t ^jue par deis xx)njectur^ f[^e r«B pwt4éter«M0€ff à-
peu*pn^ Tordre «d^s leqiiQl sa »mt fornaé^ Zemrs
dii^^ établissAinente. '
Ce <<pie iW peat présnner; e'est que ices peuples étaient chaseenrs, peu flaiiii)Beaxiet létcmdns sur une «node «udaee; qu'à ramyie de acMyeUes colonies , les aneiempes abandcMuiàneBt le terrain pour «TétaSblir sm^à. Les pMpûers habitant» ayant péoétné par le$ Alpes ^ s'e^foocèpent siiccessiyeuMikt yej» le miài : aiqsi^ ce ^H ;les peuples de l'extrémité w^ridîooafe <^ ont les premiers wis le p^ed <l^ns cette région.
€'mt mgr œ ré«^ q«*es« lb«d(ée la recl»^che de l'ixrdce dans leif iwd li^s natKWs ani péfié^^ w Jialje* Les IHyriens, las Ibères w ElspAgook , les Celtes ou Gaulois, les Pél98ge9 ou Grecs» et les Toscans : c'est à ces cinq branches que l'on
^ Frbret, Loc. cit.
doit rapporter tous les rameaux qui se mêlèrent et se confondirent dans la suite.
L'entrée la plus facile de lltalie est au nord le passage qui conduit de la Gamiole au FriouL Selon toute apparence, c'est par cette extrémité de ritalie qu'entrèrent les premiers émigrants dans le cours du seizième siècle avant J.-G. Ils sortaient de rniyrie et des pays voisins. Suivant Tordre que vient d'établir Freret, c'est au fond de la péninsule que ces premiers habitants peuvkit être rebt)uvés , c'èsirà-dii-e dans le royaume de Naples. Ce sont les Libumi^ qui se divisent en trois branches^ les Apuli, les Pœdiculi et les Calobri.
Pline * assure des Paediculi qu'ils étaient lUyriens; les deux autres peuples, pariant la même langue, sont donc lUy riens.
Les Sicules, originaires de la Dalmatie, vinrent après les Libumes. Us peuplèrent YOmbrie du milieu, \sL Sabine, le L4Uium et les cantons dont les peuples c^t été connus sous le nom d'Opiques.
Ces noms de Sicules et diOpiques furent abolis daiis ces pays par les ligues particulières des Sa-
* Liv. 5, p. li,
bins^ des Latins, des Sammtes, des Œnotri et des Italû
Les Sîcules, qui passèrent en Sicile, sont les seuls qui aient conservé leur nom. L'époque de ce passage nous est donnée par Hellanicus de Lesbos, *■ vers 1564 avant Tère chrétienne.
Au nord du Pô, le troisième peuple illyrien, les Ënètes ou Vénètes, ^ avait pour capitale Padoue. L'ancienne Venetia est aujourd'hui le Frioul , le Vicentin et la partie maritime de l'état de Venise.
Tandis que les nations illyriennes s'établissaient en Italie, les Ibériens, qui s'étendaient sur les côtes de la Méditerranée, depuis les Pyrénées jusqu'aux Alpes, pénétrèrent par le passage méridional, près de mille cinq cents ans avant l'ère chi'étienne. Us s'établirent sur le territoire qui fut l'ancienne Ligurie, aujourd'hui l'état de Gènes; de là, ils peuplèrent la Toscane, le Latium et la Campante. Pressés par lesLiguriensetlesautresnations, ils s'avancèrent, à l'exception d'un petit nombre qui se mêla aux nouveaux possesseurs, les uns
* Denis d'Halyc, t. 1, p. 18. Édit. Fréd. Sylburgii. 2 RÉKODOTE, t. 1, p. 93. Édit. Wessel.
versiemidi jttdqn'àla poîntedeRfaège, duùîlspaso sèreût en Sicile; les autres, d'îles en îles, jusque dansUCone.-
Quant i Jla Sicile, Im Sic»iî en oecupweutia parée ocddentale. Ce peuple, que cpi^uee^ous disent autoeiithone^ est donné positîrement .par Thucydide ^ comme originaire d'&érie.
Les Bicani fpMsèrent en Sicile arant la {uwe de Troie, c'est-à-dire i9S4 ans avant J^. C'est tout ce qu'en dit Thucydide.
Mais les Sicules illyriens passèrent, nous IV vous dit, ea 1364, et les Sicani étaient défà pos- 9e86airs;de Tfle. Il Êiut en cimdure cpm cette date doit être interprétée; eHe peut être fixée vers l'an 1400.
Les illyriens d «ne part, les Espagnols de Tau* tre , se fortifiaient en Italie , lorsqu'ils fbmtrt troublés parde nouvdles nati(ms Geltiques,qui pénéti^ rent parles goiiges du Tyrol et du Trentin. I%ie^ le6dés}gne^souslenoiiid'Om6n\épkbète qui, dans leur langue , signifie noble et Taillant (et qui n'est
' StoÈQDB, Comol. ad Helviam, p. 77. Édit. Lips. * Liv. 6, db. s.
' Liv. 5, p. 14.
autre, pour le dire eo passant,. que le mot espagnol /iom^re^liQinmp), ce.4iu])rouY^*ait tout^V^ hiean que les Ombrk^as étaient «des Ibéri^ns o^u E^)«^nQlSf^ue4e3 .Celtes; ce quidu reste eistpour nous;la ,n34^e chose^Nous espérons l'^avoirnumitré. P^ne * 4lonAÇ,qne |(^ande .étendue au pays des Ombri; ils avaient ité#*niyaot4ui, les maîtres .de rÉtnirie avant l'arrivée des Pélasges et des Toscans. II ajoute qu'ils furent chassés parles Toscans, et que ceux-<3i le furent à leur tour par les Gaulois, vers Tan 600 avant Fère chrétienne ; d'où il résulterait que les Ombri avaient été lesmattres cle.oeffiii;i,daaéifaiâiiite.,appairti]al; aux Gaulois, et (pie ri«raftÎQB de ces derniers n était qu'une r éÎB* Aégraticn dbus iwfiay6 |)ossédé pio* les frères de
Ve uoin é'Ombri contprenait tous les peuples d^orîgÎRe celtique qui étaient skués à rorîent et à liKiddfint des Alpes, depuis le Rhîn jusqu'à la jner; h$ Sm&B» 0u Hdvétîeas, et les Lifuriens, cm* iMWt également ce nom. Dans la guerre dès Gimbres il y avait, du côté des Romains, des Li- ^!irjens , et de celui des ennemis , des Helvé tiens ,.
* Liv. 5, p. 14.
qui portaient également le nom d'Ambrons, oa Ombri, et étaient Celtes. Le nom de Lignres en celtique signifie hoinme de mer ; c'était une dési« gnation de la position géographique qu'occupaient les Celtes des bords de la mer. C'est ainsi que TAngleterre est nommée , dans le roman du Brui, le royaume de Logre e.t Lhcegria.
Ainsi, l'entrée des nations celtiques est postée rieure aux colonies illyriennes et espagnoles, et leurs établissements étaient formés lorsqu'arrivèrent les colonies grecques ou pélasgiques.
Denis d'Halycamasse^ distinguedeux peuplades grecques et deux époques, celle des Aborigènes et celle des Pélasges. Les Aborigènes étaient venus d'Arcadie par mer sous la conduite d'OËnotms. Deux cents ans avant l'arrivée de Cécrops, en 1S57 avant l'ère chrétienne, ils s'établirent dani^ lé Latium. Plusieurs générations après, ils iur^ott joints par lesPélai^s, Arcadiens comme eux, mais qui ve^ naient deThessalie, d'où Deucalion lei» avait chassés. Or, Deucalion est antérieur à 1594; c'est îdonc avant cette époque qu'il faut placer les Pélasges.
' Liv. 1"^ p. 7 et 14. Édit. Fréd. SylburgU.
Freret * oppose beaucoup d'objections fort raisonnables à ce système, et il conclut que les difficultés sont telles , que le passage même des colonies pélasgiques serait fort douteux, si le fait n'était prouvé par la langue des Latins et des Opiques^ dont le fond est certainement grec.
Ce nom de Pélasges est le nom général sous le« quel on désigna les premiers Grecs avant la formation des cités ; il disparut quand il n'y eut plus de sauvages dans la Grèce.
Denis d'Halycarnasse aurait donc évité tout l'embarras de son système , s'il avait supposé que les noms d'Aborigènes et de Pélasges , portés par les anciens peuples d'origine grecque , n'en désignaient aucun en particulier, et qu'il cessèrent d'être en usage lorsque ces prétendus Aborigènes, mêlés avec les Ombri et les SicuH, formèrent dif<
férents peuples ou cités. Les Aborigènes et les Pélasges ne sont qu'une colonie; cette colonie pénétra, non par mer, mais par les Alpes, comme avaient fait les colonies iUyriennes. Les Romains n'avaient pas d'autre terme que celui de Graeci pour désigner les Grecs, et ce nom s'étendait
*■ Mém. cité, p. 88.
lïoA-seufcwtoent à FWeHaS, rtteîsà ITÈpire, la Macédome, et à utt^ partie de ïa Thradé. € est, selbn toute apparence, dé cié lidrddë là Grèce qne sortirent lés ôblbnieis pâdsjgicjuies ^'' pïi^èrent en ttalie dattâ fe'ténïps 6n'h' Grèce conitttença à se policer pâi' fe ihélangé diss" éttaCàgiéi^ afVec lés anciens babitants.
Les Illyriéiis , {^otil^àés par lés Ittériens; les Ibériens par lés* Celtes^ lefe Cdtés^ par tes Grecs : ceux-ci firent place au^ fù^dâltts ou Étrusques, ftéfodotô * fâît ^eiiîr ce peuple de^ Lydie. Freret * réfute c&tkl o^mioil' par un grtfnd' ifômbre dé coù' sitféfatîoiis, et entre aùtrëiâ par h i^nce de'Xaïr^ ÛitLÉ âe^ Lyd^Pe, cfvi né Mt adcutié mention de cette côlbnfe, et par Fôbsertatiétf de Ifehi* dHâ^ lycàriMlâsé; qui fkit réiuSïrqÏÉér (]/âré tes TyVlAiène^ d^Italie, nditt c((/&étùdoté dbttité atix Toscans, diiï^rént absoluïùéfit dés' Lydiett^.
Les Gréés dôiittàiënt afttt; Toscàiis levnon^ dé f yrrfièntes ou Tyrsèriés et celui dé Pélai^és, qubi^ qii ils fussent d^une nation fort différente. Les Rôïttains lés nommaient Tutfci on Etrûsci, et leur
* Hi^RODOTE, Hv. 1", p. -£8-49. Édit. Wessel. ^ 3ïém. cité, p. 97.
pays Etruria; mais lé» Toscans eul-mèmes donnaient à leur Aàtiott lé nom généi^ dé Rasetiae. lÏÈ éttaettt oi%rYiàir«mtéAtl0 mette petif^fe que lés Rh^etr, âttieiéds habifËms da TreaMia et (les Alpes dtt TyrtJ. Le pays «ïtt'ife ocewpirâtf f d^âbord arart une toute antre étendaé que FËtrurié ; il compre^ naît les détft côtés du Pô , depuis' f Adda jusqu'à h. mer. AitK», 9s toticfeaiôiit snx Alpés, doitt ils étaient titigitiaii'es. Les pays qtti sépairént la Rké^ tie delà ToâcMe frraieoft été cdnqiBd sttf ma par dTatitre^ peuplés; cette séparai fit «Ablier leur
On fté Voit poittt dMs leii atteiètis dé date pré» cièe de là fetidatiOfii d'àttcufié dé» tiHes étruriéDdes. Yàrron * notfi^ asstire que lés toscans donnaiéttt 1^ AOtn de ^ède à deâ eâpaééis de temps dont U durée inégale Éé méstmàX itiv k vie de dèttêâm hofflntes. Lé préOdér dé dés ^iètlés se Cdtttptàit dtf jottr dé là Cttidatiôii àëi ViRéÉ ou de réfdbliS!$éftient de^ éisitèi û durait atitant que la vie dta citoyen (Jtli titait le pltts lôiig'-témpà efttre tfMÉ détti quï AstiâSaietit dé jorir^â. A sa inort commençait un notiveati siëdé qui finissait de
* Varron, Apud eensorinum de die nalali, cap. 17.
même le jour où mourait le dernier de ceux qui étaient nés au commencement du siècle écoulé. Les historiens toscans, au huitième siècle, évaluaient à 781 ans la durée des sept siècles écoulés. Ils ajoutaient que le huitième siècle serait suivi d'un neuvième, d'un dixième, après lequel le nom toscan serait éteint. Plutarque V raconte que les devins étrusques annoncèrent que les prodiges dont on leur demandait l'explication marquaient la fin d'une révolution du monde et le commencement d'un nouvel âge; qu'il y avait déjà eu huit âges différents par les mœurs et la durée de la vie des hommes; que chacun de ces âges formait une grande année, et que les dieux donnaient le signal de l^ fin de chaque période par quelque prodige dans le ciel ou sur la terre.
Ainsi le huitième âge des Toscans finissait l'année du premier consulat de Sylla, 88 ai^s avant J.-G. En supposant ces âges de 125 ans, le huitième aurait commencé 211 ans avant i.ÀJ,. Les 781 ans des sept siècles précédents, ajoutés à ce nombre, donnent 992 ans avant l'ère chrétienne , pour l'établissement des Toscans eo
* ne de Sylla.
Étrurie. D en résulte que la conquête de TËtrurie par les Toscans est au plus tôt de Tan 1000 avant J.-G ; ce qui se combine avec le temps où les Sicules passèrent en Sicile.
Le système des âges des Ëtruriens a une grande analogie avec celui des anciens peuples asiatiques; leur période est absolument la même que celle des Perses et des Indous.
Suidas ^ a tiré des histoires étrusques : que Dieu, artisan de toutes choses, a circonscrit la durée de cet univers dans l'espace de douze mille années. Chacun de ces mille ans a été attribué à un des signes célestes ou demeures zodiacales. La création s est faite en six mille ans ; le genre humain doit vivre pendant les six mille autres.
Heyne^se trouve d'accord avecFreret, dans ses observations sur les Étrusques et ce système des âges; il traite d'ineptie le rapport dont Suidas s'est fait l'interprète. Il l'attribue à quelque chrétien, parusan des Septante, qui a changé les âges des Toscans en milliers d'années pour les faire
' Hbyne, Eirusca antiquitas a comment, interpret. libéral a, nova, com, Gotting., t. 7, p. 74-35.
reinoDfer jusqu'au commencemem du inonde, eodforméfiient à Thabitude orientale, qui yent en* fettnet les iKAnmed dansr de cerïainei» i^év<rfutiotts des astres. C'était Fuss^e de» Perses ; cet usage passa aux Grecs, qui ne connaissent, ajoute HeyÉfè, que la grande année de Platon.
II est possible de Toir dans ce rapport autre chose qu un chrétien qui adopte les calculs des Septante, quoi qu'en dise Heyne. C'est sur ces analogies et d'autres assez nombreuses , tirées de la religion de l'Italie, que se fondent ceuit qui donnent aux Étrusques une si haute antiquité, et les supposent issus directement des premiers peuples. Ceci sera plus développé dans le livre que nous consacrons aux croyances religieuses.
Quoi qu'il en soit, cette époque de 992 ans est antérieure de 340 ans à la fondation de Rome.
Le nom de Tyrrhènes ou de Tyrrhéniens parait avoir été, dans l'origine^ celui des habitants d'une partie de la Macédoine inf^rieore ^ qu'H4^ rodote appelle Creslonie. ^ Insensiblement il de* vint synonyme de Pélasge. Thucydide * les con-
^ H^ROimTB, V, p. 573.
> Chap. IV, 109.
fondait. Cette confusiou passa des Pélasges de Grèce à ceux dltalie; ou regarda le$ Toscans comme des Ty rrhéaieqs» et par conséquentcowBie des Pélasges.
IJoe observation importaAte e§t suggérée par les inscriptions étrusques : ies unes sont en caractères latins, Içs autres en caractères étrusqwes; c*est-à^ir9 en ces anciens caractères que les Phéniciens avaient portés en Grèce et da^s Tlbérie ,, et qui ^ trouvent sur les monnaies espagnoles. ^ Ces lettres wit beaucoup de rapport avec les lettres samaritaines.
Varron et d'autres anciens parlent de plusieurs divinités étrusques, dont quelques-unes paraissmt les mêmes que celles des Grecs, quoiqu'elles portent des noms différents. En général» la religion des anciens peuples de Tltalie était, pour le fond , la même que celle des premiers Grecs; mais les premiers n'admettaient pas la multitude de fictions bizarres qui dégradaient les dieux de la Grèce. La religion se conserva même pure de ces excès par la suite. Les cultes étrangers étaient abandonnés à des prêtres étrangers; le gouver-
^ Honnaiei espagnoles, du comte LàSTANosi.
nement savait en réprimer les désordres, et les proscrire même quelquefois.
En résumé, nous voyons, d'après le système de Freret, lltalie peuplée par llllyrie qui, esclayonne aujourd'hui , né pouvait pas l'être encore à l'époque des premières migrations. ^ La seconde migration, ou migration germanique , a remonté principalement la rive gauche du Danube , et s'est étendue vers Je nord et l'occident; il y a donc lieu de croire que la nation illyrienne était une fraction de cette première migration du nord que nous désignons par le nom de celtique , sans prétendre désigner par ce nom autre chose que le nom collectif des premières peuplades qui, depuis, en prirent tant d'autres. Gela explique c^te facilité avec laquelle toutes ces peuplades se mêlèrent. Les Celtes', qui allèrent plus loin, et revinrent ensuite sur leurs pas vers l'Italie , parurrait sous le nom d'Ibères, de Liguriens, d'Ombriens, et ne virent plus que des ennemis dans dos peuples de même origine dont ils avaient perdu le souva^ir; mais ils se confondirent bientôt, et ne
^ NiBBCHR place les peuples de Tlllyrie au nombre des nations pélasgiqnes^ p. 110 et sniv.
formèrent plus qu une nation, quelque fractionnée qu'elle fût sous mille dénominations. En effet, tous ces peuples viennent du noixi; originairement établis en difiérents lieux et en différents temps, ils s'étendent partout où la terre leur est ouverte. Les noms se multiplient à mesure que les populations deviennent plus nombreuses; mais toutes remontent vers le même berceau.
Les inscriptions étrusques, la manière de supputer les temps, annoncent une civilisation plus avancée et des rapports frappants avecles peuples orientaux, et particulièrement avec les Phéniciens. Pourquoi ne croirait «on pas que ce peuple navigateur ait fait en Italie ce qu'il à fait en Grèce? Fondé des colonies qui, mêlées aux habitants prioiitifs , ont produit sur le point qu'elles avaient choisi unprogrèsqni devançait celui des peuplades sans relations. . L'Italie , comme la Grèce, offrait à leur commwce un champ à cultiver, et on concevrait difficilement qu'ils l'eussent dédaigné. Assinafler l'Italie ancienne à la Grèce est loin d'être une supposition gratuite : tous ces beaux climats appekient^aturellement les populations; aussi toutes semblent-elles s'y donner rendez-vous.
Pour nous, qui n'avons qu*4 enregistrer des faits pour en tirer des conséquences, toMnoufs ccmfimie dans TojNlmcm que nous ttoiis sommes faite; cffir^ de quelque |TOÎiit que tom les auteurs fassent irenir lettrs frâciftons de peuples, aucM ^ va les chercher ailleurs que vers les points d'^Mgraliott où se «dîtisèrcm les grandes race* primitives; "et, <fe <pie mtts avôftts vu jusqu'id, c'est l'espèce Imiâàie se isonfondant à un poîm 4entral. Nous ^en avons déduit Thypoll^e de Ttitaîlé caucnisieiine;fien jusqu^ici ne la contredit, et teat la confirme^
M. Nîebuhr^ ' à f eiLen^iple de i^V«ret, met en Italie d'autres peu^fe avant les Étrusques. Un pays fie prèbait j«B»s le nom d'une veille pieuplade» puisqu'elles étaient toutes indëpendaûtes ; aussi ce nom d'haUeiut-il susceptible de beanooop d'intenprétatioiis diverses, et ne s'ap[df(|fià <faBs rarigine 'qu'à «ne eeule natîoii : c^te «des kàli. Ge nom aë dei/ted celui de la presqu'île que longtemps hprès Fétafolissèmimt dtes pi%nÀê«« peuples.
La première colonie dont on ait conservé <le
smiTemr, mohSMlettiani paraiî les <}reoB^ akiis encore parmi les Barbares, est celle des GBqdtriess H ils p»rtftraQt d'Areeidie dix^scft génératMM& avant la guerre 4e Troîe, sous la conduite d'QËRCrtruB, ua dtfSifils de Lycaôn. Ge rédi tktn^ pniaiie sa cerWudd^u a d$0 litialofpes de neais qui ne mmt |M6 aufourd'hui (des preuves faisio^ rtcpies iinréeufiableat nfiiîs qiii attestaient dans l'antiquité ropinion que Ton a/?aît de la c^usaÉr guinàé des pei»ples« Or^ les flEkiotrien&cPélasges, puisqu'ils viennent d*Aroadie, sottt parents des Tliesproles , cbez lesqueb était située Dodone^ et desoendaîent de Peèasgus par OBnotrus, <iiotame les Thesprotes et les Arcadiens en descmidaiêvit par Thesprolus et Sfenalus.
D'autres aperçus,* et ils sont fort multipliés, •nous montrent des Pélasges dans beaucoup de contrées de fltalie; iL faut reconnaître pour pélasgique' toute la population œnotrienne du sud de l'Italie. Ajoutez qu'une foule de témoignages
* Pausanias, Arcadie, p. 258.
^ NiEBuuR, sur les Pélasges, t. 1", p. 4(K
attestent que, sur la côte d'Ëtnirie, il y avait des Pélasges.
Les anciens Tyrrhéniens avaient précédé les Étrusques; le nom de Tyrrhénie, selon Denis d'Halycamasse, * servait aux anciens Grecs pour désigner toute lltalie occidentale. 11 se pouirait que dès le temps qui a précédé la puissance macédonienne , aucun Grec ne se fût douté que le nom de Tyrrhénien n'avaft passé aux Étrusques , que parce qu'il s'étaient emparés de la Tyrrhéuie. Cette confusion donna lieu à deux opinions sur l'origine des Étrusques. Les uns, comme Hérodote, les ont laits Lydiens; les^autres en ont fait des Pélasges.
Denis d'Halycarnasse n'adopte aucune de ces opinions, et dit que les propres traditions des Étrusques en font un peuple primitif.
En isolant ainsi ces peuplades, quant aux temps où elles se sont établies , les systèmes deviennent moins contradictoires, et le même peuple n'est pas arbitrairement attribué à diverses sources; en d'autres termes, les sources diverses donnent naissance à des peuples différents^ et il
* Liv. 1", p. 20.
devient possible que les Tyrrtuéhiens viennent de Lydie^coaime les Bélasges de'Gràce» ou directement de riUyrie et de la Th^salie*
Um' suite de yîUés tyi^rhéodeunes s'étend depuis Pise jusqu'à la frontière des Œkiotrieiis, dont 1 origine pélasgique est încosMestable. Ainsi, les Péki^es sont lepeùple primitif de Tltalie méridionale.
Les écrwains romains rapportaient que les plus anciens habitants des bords du Tibre infé^ rieur étaient des* Sieules établis à Tibur, à Paieries. ^ Ces Sicules portent aussi ^ dans ces écrivains, le nom d'Ârgiens; il en résulte qu'on les présente comme des colonies argiennes. Dans le Latiom, Thabitant primitif est qualifié d'Abori^ gène; or, Gaton;etSempronius ont écrit que ceuxci étaient des Acbéens, et qu'ils habitaient ces contrées bien, des générations ayant la gnerre de frc^e. Ces Achéens portaient le nom pelasgique qui précéda» celui de Hellas. Les Sk^les, les Argiens^ les Tyrrhéniens, furent domptéi^ P^i* un peuple étranger descendu des montagnes del'Abruzze; ces conquérants, dont on oublia le
* NlEBl'HR,p. m.
se fondirent avec les vaiftcus dans un méMe peopie ^u-on appela hkùsL Aônst , an lieu d'aller cherdim' bieâ ioin des écytooiûgies , on pouvak reconnaître le ^mème peuple sok ces Irafe Bons» el ce peuple .était pélasge.
ScylaSL/ que oonrtredit Fnret, distingue los libumiens des Ilyriens;iniâsqneUe imporUDoe dans notre hypothèse ces distinctions de détail peuYent-eltes»Toîi;,lDraipieèes difiéronts aoleurs s*ftccofdent bn œei : <pke les lUyrtetts sont des Tbraees, <eoimne matas atmis vu que l'étaieat les Rélasg», et que les uiis loonme les a«tres te- BAient !de plus loin.
il. Oïiebdbr ^ termine ee qu'il dkdes Pébsges par Kiette conoiusîan : c Je le dis avi9c xine entière oonvietion hirtorique » él fut un 'tenip«>aà4esFèlisges , qui foimaient gpeut'étre le prapl» le pins étendu de l!E«i!opé, habitaient de^is hi Pô et ÏAstao, jusque vers le Bosphtfxre^SeulMient leurs deneiires .étaient interrompues en .Ttur^Ge» de teUe .sorte oependant ique les Iles septenttîenales de la mer Egée iteMnHisseBt,la>chaliie*qin liait les
' Pèrip., p. 7. Gcogr. minores., 1. 1". ^ Hist. rom., t. 1", p. 74-75.
Tyfi*heiiieiis <f Asie atec k péhisgique Argos.
Reinarqttoiis cène kitemiptien en Tfarace* Nous avons eu souvent l'occia^on de le dire , c est la Mâtion dm éâi%i4tioiis oriefiUdes vers le sud-OBesft; c'est là^ue€eltes, GeraMins, Ësdavons, se sont succédés; c-^ de ce point central <fQ*oat rayonné les peuplades apf^ertenmit k là souelie |)irefliîère. Les unes ont poussé v€rs I^Styiie, à leur droite; les autres aui*ont reflué v^s la gauche] les timbras du 'centre auront 4A pè** nétr» dans les fles où nous avons ru se dessiner les habitudes errantes de la race pélasgique. "G'^st dans cel ordre qne M.îîîebuhrles rétrouve. Les faits, tels que cet historien distingaé les pré^ Hente , sont etn^ore ici d'accord avec notre opinion.
Si ttdus faisions une histoire d'Italie , nous autans sans âmlte à nous étendre beaucoup sur les i^pîsques et les Ausoiâ^, danslesqueis il faut cheftâMir les anciens Osque^; sur les Aborigènes et ies LatJVis, que Gaton reconnaît comme Pélasgës, -pttsqu^les déclare Acfaéens ou Argiens; sur les Sàbîns ou lesSabelIi, qui doivent, peut-êtra, être considérés comme les mêmes. Notre but est autre, et nous n'aurions rien à ajouter sur Tltalie, après avoir admis l'origine des QËnotriens, si le peuple
étrusque^ par sa célébrité et les rapports directs qui le lient à rOrient, ne nous obligeait à nous arrêter sur son origine.
Les contemporains de Polybe *' traitaient de fabuleuse l'ancienne grandeur des Étrusques. Alors ils étaient renfermés dans les limites de la Toscane et dans la dépendance de RcMme. Dans
l'histoire de la république , leur puissance parait imposante, à l'époque de Porsenna dans la guerre de Tarquin. C'est en remontant de cette époque à leur origine qu'il faut trouver les témoignages de leur prospérité.
Les Grecs nommèrent^Tyrrbéniens deux peuples différents, les Pélasges de la côte d'Asie et des iles de la partie septentrionale de la mer Egée , et les Étrusques. Donner ce nom à ces derniers, observe Niebuhr,^ c'est doâner celui de Mexicains, ou de Péruviens, aux créoles espagnols. Le nom de Tyrrhéniens échut aux jËt|*i|Sques, absolument comme les noms que nous venons de citer advinrent à ces peuples. La.Gon|usion qui existait entre les Tyrrhéniens et les
* FoLTBt, t. i, p, 108. Édit Casaub.
) Pa(;e 1S5.
Étrusques existant aussi entre les Méoniens et les Lydiens , et les Méoniens étant des Tyrrhéniens, il en résulta une narration qui fit venir de Lydie les anciens Tyrrhéniens; de là l'application erronée de Torigine lydienne des Étrusques.
Denis d'Halycamasse, et Freret parmi les modernes, ont conibattu cette erreur, en se fondant sur lautorité de Xanthus, et ont prouvé que le récit d'Hérodote n'est fondé sur aucune tradition
lydienne.
Ici M. Nîebuhr tombe d'accord avec Freret sur le nom de Rasenoe que se donnaient les Étrusques. Gomme lui, il en fait un même peuple avec les Rhétiens. On a prétendu que ces Rhétiens , au lieu d'être la souche des Étrusques, n'en étaient qu'un démembrement réfugié dans les Alpes. Cette supposition n'est point admise par lès critiques les plus judicieux; et on se prête difficilement à croire qu'un peuple vaincu dans ses foyers ait trouvé assez de forces pour se faire une retraite à main armée au sein des pays montagneux, que défendaient sans doute de belliqueux habitants. On conçoit facilement , au contraire, qu'en considérant la Rhétie comme le siège primitif des Étrusques , il soit resté sur le sol originaire une
partie de la nation, plus attachée à son stérile territoire» qu'e&vieuse des belles campagnes de l'Italie. Enfin les données histCMriques les plus certaines , attestent que les Ëtr^sqnes ne se aont répandus vers le snd que pou à peu«
Ce fait est inconciliable avec Farrivéa des Étrusques dç Lydie. Dans ce cas, 1q premier établissement des Étrusques eût été sur les bords de la mer; c'est là l'opinion de Tîte-Live. Mais Tîte-Li^e rapporte beaucoup de fables sur les temps an* ciens, et mèn^e sur Rome, qui devait loi être mieux connue que tout le reste. Les Étrusques eux-mêmes ne se donnaient pas cette origine lydienne. Lee prêtres étaient possesseurs en Ëtrurie des annales de la nation ; ils considéraient l'Êtruriç comme la terre favorite des dieux. Jupiter,* disaient*ils, s'était réservé l'Ëtrurie; il était naturel qu'ils se vantassent d'en être les habitants primitifs.
L'écriture étrusque, comme récriture grecque, s'était formée de celle qui , parmi les écritures de l'Asie, a donné naissance à tous les caractères
^ Jupiter terram Hetruria $iH vinUcuxit. VKeQJA, dans 1^ iimalda de^ ^grimensoret, p. 2SS8.
usités en Europe ; la direction de dlrone à g^iiche est une fcowe entière«6ieiM orientale. L'omission de» Toyelles^brèTas, et4'uBage des consonnes redaiiblée&> est «oofpiii»^ au système araméen, et cette simâitiuto s'augmenta de Fabsence de la voyelle 0> eonune c^ez; les Pli^iciens. ^
La science astronomique, chez les Étrusque^, portait, comme noii6 lavons dit, le caractère wieiKtal. Leur histoire était enchâssée, comme cdile des BraAimeaet des Gh^Uéens, dans un cadre astronomique et ihéolc^que qui comprenait l'universalité desi temps. Nous ne répélercms pas 1 wrs calculs, nous les avons déjà indiqués plus haut ; nous dirons seulement que le calcul des jours, des semaines , des années, condmsait au lOÀme résultat que celui des Ghaldéens*
Noi»9 sommes €» état maini^enant d'extraire de $ea deux récita les eenelusions, et de voir si elles ont quelqile conformités Avant les Ëtrusque$, ritalie a refermé dans son s^n des peuples qui tous se rattddient au^ nations septentrionales. Ce sont des lUyriens qui ont patu les premiers, suivant Freret; ce sont des PélaagasFQSaotriefH^ sui**
vant M. Niebtthlr. Les Ëtrosques-Rhétiafis ou Gel-
tes, suivant les deux autevrs, se sont emparés des pays soamis aux Tyrrhéniens-Pélasges, suivant la distinction de M. Niebuhr. Ainsi, Etrusques, Tyrrhéniens, Ombriens, et, en général, tous les habitants de l'ancienne Italie, se résument en deux mots, Pélasges et Celtes; (^r les anciens 11lyriens eux-mêmes sont de mgl*atîon antérieure aux nations germaniques^^ et nous sommes conve* nus- de donner le nom de Celtes à-b série des nations de première migration. C'est dans ce sens, comme nous Tavons fait pour les Grées, que nous disons quq les Pélasges sont des Celles.
Les Pélasgeis sont la dénomination nationale sous l^qudleon peut comprendre, en Italie^ les Œnotriens^ les Margètes, les Siouies, les Tyrrhéniens, les Peueetiens, les Libttrnîens et les Venètes. Ds entoiiraieûft ée leurs demeures la mer Adriatique, non mains que ïsumet Égéè.
Dans les premières traditions, les Példsges sont à Fapogée de leur puissance. Les réfcîts qui les concernent, quand npus arrivons ;aux temps historiques , ne nous entrettehnenl que de leur chute. Les Hellènes les remplacent en Grèce, les Romains en Italie.
Les Uly riens» venus du nord, pénètrent jusqu'aux montagnes d'Ëpire; ainsi, les Tusci, arrivant des mêmes régions» et diassés par des Celtes ou des Germains, descendent des Alpes en Italie. Les Tusd paraissent encore là, comme l'avantgarde des Celtes, et comme Hlyriens eux-mêmes, puisque venus du nord, comme eux, ils s'arrêtent aux mêmes lieux; ainsi les Illyriens-Pélasges précèdent dsms leur marche les Celtes, à la mi^*ation desquels ils appartiennent. Dans la partie ocGÎdentale de l'Italie, les Liguriens sooit aussi des Celtes et des Ibères. Toutes ces peuplades se refoulent Tune l'autre vers le raidi de la pr^qv'ile, et toutes se combattent, quoiqu'elles soient issues d'émigrations dérivées d'une même souche, Boais en différents temps.*
11 nous reste à nous expliquer sur les rapports des Étrusques avec lés Orientaux. Quoiqu'il faille historiquement rejeter les récits des anciens écrivains, qui font venir les Étrusques de Lydie, on dôk myav^nir que ces récits ne sont, en général, iiBagînés que pour expliquer des traditions dont la source est.peirdm, mais dont les résultats, en-
« NuteuflU, 9ia.
core appréciables ont besoin d'une solution dont leà historiens doivent ^'enquérir.
Ce fut là Toriginë des versions contradictoires des diverses époques.
La plus ancienne colonie que reconnaisse fbis^ toire, c'est celle des Ghalcidienà à Ciutneà et dans les lies voisines dlschia. On fait remonter cette colonie à des temps si reculés, qu'elle serait aAtérieure aux villes grecques les plus anciennes. Mais, de ce qu'il n'est paà posisibie dé fixer une
date certaine à cette colonie, il résulte que c'est à
une époque extrêmement reculée qu'elle a eu lieu. En général, c'est sur lés côtes du royaume de Naples et en Sicile que ces premières colonies grecques se retrouvent*
Rhegium fut établi par les habitante de Cumes et les Ghalcidiens de Sicile» Locres, la fins ancienne ville grecque de ro^otrie, la colonie de Phalante, nous reporte vers les temps de la guerre de Troie-
II est donc bien avéré qu'à uqe époque vtè^ ancienne, les Grecs envciyàrent des <X)lomes en Italie, et que ces éolonies possédètQut le sol que les Pélasges ne purent défendre contre elles.
Mais de cette époque de la guerre de Troie»
à remonter jusqu'à celle dlnacbus en Grèce, vers l'an 1970 avant notre ère, il y a à*>peu-près quatre cents ans, pendant lesquels on ne peut pas supposer que les Pélasges, policés par l^B Phéniciens, soient restés sans eommunication avec leurs voisins. Gela serait en opposition directe avec le caractère connu des Grecs et des Phéniciens; et b'H est certain que oes anciens rapports n'ont pu avoir lieu avec les Étrusques, dont l'apparition est plus récente , ne peut-on trouver quelques données historiques qui rendent probable que, sur le lieu même qu'ils occupèrent, les Grecs et les Ph»iciens avaient établi des rapports plus particuliers et antérieurs ?
La très anci^ne histoire des Ombriens rapportait que les Étrusques avaient pris à leur nation trois cents villes. * Assurément ce nombre est exagéré, mais il suppose avant les Étrusques une civilisation d^à très puissante. En séparant, comme nous Tavons fait , les Tyrrhéniens des Étrusques qu'ils devancent, cette conquête sur les Ombriens sera l'oeuvre des Tyrrhéniens ; ainsi les Ombriens, et leur civilisation déjà puissante,
* Pmne , Hist. naturelle, 5-14.
remonteront à une époque encore f^us récite. Il parait que les Tyrrhéniens jouissaient aussi d*uiie civilisation très avancée.
Les Étrusques 'possédaient en conquâ'aiits plusieurs villes, après en av<nr chassé les Sicules , que nous venons de reconnaître comme des Tyrrhénien^-Pélasges. Dans la liste des villes qui procurèrent des secours à Scipion, Tite-Live^ n en cite que huit, et les villes étrusques devaient être au nombre de douze. On appelait peut«être étrusque ce qui était tyrrhéuien, et séparé de la confédération conquérante des Étrusques ; cda est d'autant plus possible , que Gortone ne figure pas dans ces huit villes, et que Tite-Live, parlant d'une époque antérieure d'tm siècle, la présente comme l'une des capitales de l'Êtrurie.^ Il y a donc au moins une grande incertitude sur ce
qu'il faut entendre par les villes étrusques pro^ prement dites.
Il paraît que les villes étrusques étaient soumises à un régime politique qui supposait une classe supérieure et un peuple asservi.* Ge peuple
^ TiTE-LiYB^ 518-45.
« md., 9-57.
' NlBSeBR, 171.
était sans doute Tinstrument des grands travaux qui rendirent célèbres les arts et la puissance étrurienne/ On ne peut se dissimuler que des ouvrages comme ceux des Étrusques 'supposent dans de petits états Fexistence de maîtres et âe serfs corvéables. Ces monuments sont supérieurs par leur impérissable solidité et la richesse de leur ccmstruction à ceux même de la Rome des empereurs. Le stylé cependant n en appartient pas exclusivement aux Étrusques. N'est-il pas probable que les Étrusques tenaient ce àtyle des anciens habitants de TÉtrurie ?
Les vases de Tarquinies étaient entièrement semblables à ceux qu'on a trouvés près de Gorinthe, et différaient de ceux de Gampanie, précisément par les caractères à l'aide desquels on en distinguait les vases grecs.' Tarquinies avait donc reçu de Gorinthe l'art de mouler l'argile et d'exécuter de beaux dessins sur les vases. Mais on en faisait auparavant dans la Gampanie.
Ainsi, si l'on dut au progrès des arts chez les
* NiEBUHn, 184.
Grecs le perfectionaement deâ dessins , Tart luimême existait dans sa radessç primitive.
Mais si cet art, quelque rude qu'il £iU» eicistait plus particulièrement dans T^icienne Êtrurie, ne faut-il PAS croire que cette civilisation plus avan^ cée tenait à des relations avec les peuples qui s'étaient produits les premiers dans cette c^rière? Or, ces peuples, civilisateurs des Grecs» étaient les Phéniciens, Leurs navigations et leurs colonies sont célèbres dans toute rantiquité. Trop peu nombreux pour conquérir, ils établissaient des comptoirs dans les différents lieux qu'ils jugeaient propres à leur commerce. Ce sont précisément des caractères phéniciens que Ton re-^ trouve dans le peu qu'on sait de la langue des Étrusques; et dans leurs calculs cosmogoniques, ils se rapprochent des Ghaldéens, dont les Phéniciens ne sont qu'un démembrement arabe.
Ge n'est donc pas une supposition gratuite que celle qui nous fait donner, comme présumable, un établissement phénicien qui aura puissamment contribué à modifier dans le sens de l'Asie méridionale les usages et les opinions des Étrusques , et avant, ceux des ïyrrhéniens et Ombriens, qui les ont précédés dans l'occupation du territoire.
tl9
Dqs rapports continués auront fortifié celte re^~ semblance, qu'on serait réduit, saps cela, à considérer comme le produit du génie naturel de la nation, et le iiasard sanait bien grand, qui amèiiç^ rait de telles ressemblances.
Revenons iin instant sur ce que noim avons (tit tout*à«^lieigBre de la ÊiUe lydienne, et du fond de vérité qu'elle enveloppe. Le nom de Rasenae, que se donnaient le^ Étrusques, peut être ramené, par l'addition de la lettre servile T, au mot Tyrsen * ou Tyrsenus ; c'est le nom que les anciens donnait aa con4uci9«r de la colonie lydienne. Le nom d'Étrurie viendrait apparemment d'Athuria, ou Aturia. S&qbon ' emploie le nom d'Àturia comme synonyme d'Âssyria ; ces noms ne diifèrent qu'en dialecte. Cette conséquenœ paratt d'autant plus naturelle, que Resen^ était une ville d'Assynîe, dont le nom de Rasenae a pu être tiré.
.Mmse^ dit qu'Ashur fut le frère de Lud, père des Lydiens. Il faut avoir recoure à bien, des sup*
* Hùt. univ.y t. 55, p. 48.
' Liv. XVI, initio.
* Genèse, ï, 12.
positions , comme on le voit, pour établir oette généalogie étrusque ; cependant Tensemble des documents sacréset profeinesnoas prouve, au moins» que les ressemblances n'avaient para explicables aux anciens que par une origine commune. Mais si Ton s'accorde à considéra les Lydiens cmnme des Péksges, il résultera toujom^ que les deux peuples ont effectivement cette première origine commune. Les étymdofpbs ont pu être rappro* chées dans le but d'iBxpliquer ce papport«La diffîcnité était de transporter les Lydiens en Italie, et c'est là ce qui annule tout récha&udaga qu'il faudrait construire aussi artificiellement
Mais si la route n a pas été celle que nous venons de dire, le fait des ressemblances n'en existe pas moins, il peut et doit èlre expliqué d'une autre manière^ On peut admettre cpa^ les migrai tions successives /en forçant les premiers habitants de la Tbraee à se disperser dans toutes les directions, cmt jeté les uns sur la côte viatique , les autres en Grèce, par les tles et par la partie nord de ce pays. Ces émigrés du nord seront bien effectivement de même famille que lès Lydiens , émigrés, dans ce sens, qu'ils ont quitté leurs compatriotes. Cette tradition oubliée , qnaiiKù ses
cii'eoQstaiice&, auia donné lieu aux suppositions d'Hérodote et deDenys d'Halycarnasse, et leur aura persuadé dis tirer directement cette émigration de Lydie.
Ainsi^ de tons les docmnents^que nous ayons examinés résulte , pour lltalie comme pour la Grèoe» la certitude d'une première occupation pélasgique. La manière la plus probable dont cette occupation a pu se faire est la dispersion de la première nation thrace. Cette nation thrace était bien la première, puisque, dans les pays où elle se répand, nous ne voyons pas de restes de populations antérieures. Ainsi, la Grèce, lltalie et les côtes de TAsie mineure sont couvertes d'habitants de même famille. Nous les appelons Péiasges , un des noms des peuplades de la plus ancienne migration , et nous leur donnons le nom de Celtes , parce que nous sommes convenus de désigner ainsi collectivement les tribus variées qui sortirent les premières des contrées centrales de l'Asie. Pour l'Italie comme pour la Grèce, mais avec moins de documents historiques pour la preiBière, nous considérons la civiliisation comme phénicienne. Nous attendons qu'une étude plus longue , plus décisive des monuments étrusques ,
nous confirme plus fermemmt dans cette opî-» nion, que nous croyons la seule vraie, parce qu'elle est d'accord avec toutes les probabilHés , mais que nous avouons n'être pas aussi bien justifiée que les autres par les preuves historiques; non que les faits soient contradictoires, mais parce qu'ils sont enchaînés d'une manière incom* plète, et, sous ce rapport, insuffisants.