‹ Histoire de la filiation et des migrations de peuples (volume 2)Chapitre 24 sur 39 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Nous avons considéré l'espèce humaine comme divisée en trois races. De ces trois races ou variétés, l'une, l'étfaio* pienne, est privée de civilisation; la seconde , la mongolienne , est stationnaire ; la troisikne, la caucasienne , est douée d'une activité civilisatrice qui l'élève au-dessus des deux autres.

Nous ne considérons pas cependant ces caractères comme absolus , mais comme relatife. Nous n'ignorons pas que chez les jnègres mêmes, on trouve des degrés différents de culture^ que le Boschisman, presque singe, est fort au-dessous de l'Ashantée, chez lequel on rencontre quelques traces d'industrie. Mais la race, considérée dans son ensemble,

est dans un tel état d'infériorité à l'égard des autres, que l 'on peut dire que, relativement à elles » sa civilisation n'a fait aucune espèce de progrès ; eUe ne s'élève à aucun des problèmes sociaux qui annoncent ce dévek^pement puissant de l'intelligence qui améliore; elle est restée, par ccMoséquent, au niveau du besoin qui crée des ressources matérielles.

La race mongolienne possède sur les nègres une immense supériorité. Hais» arrivée avant la race blanche à une culture avancée ; en possession de la poudre , de la boussole, de récriture, de l'imprunerie, bi^ avant nous, ^le n'a tiré aucun parti civilisateur de ces découvertes si fécondes entre nos mains. Parvenue à ce point, il semble que sa mission soit accomplie , et qu'elle n'ait plus qu'à jouir paisiblement des fruits d'une activité désormais épuisée.

La race caucasienne ou blanche possède une activité qui ne voit jamais, dans le but qu'elle vient d'atteindre, qu'un moyen nouveau de progrès dans une carrière sans limite. Ces découvertes , teroM extrême de ta civilisation mongoliemie > sont pour elle la véritable base d'où die a pris l'essor qui la distingue aujourd'hui ; au lieu d'une â(ctivité épuisée, c'est à eUe que le dnmp de l'avenir panrtt exdnsife» ment confié; elle le parcourt, elle le fiéconde, la Kmité en est inconnue.

Tous les peuples doués de cette activité se rattadient à la variété dite caucasienne. Son berceau est l'Asie, et les traditicmâ la placent sur les points les plus élevés de cette vaste contrée, «

Jusqu'ici nous n'avions qu'une donnée bien générale fournie par les races; mais déjà nous pouvons nous

dire : la race csKicasienue vient effectivement de TAsie. ProbléoM à rexamen duqael il fallait procéder.

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