‹ Histoire de la filiation et des migrations de peuples (volume 2)Chapitre 27 sur 39 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Section Première,

Ce point central est la Perse ; gépgraphiquement, elle est placée de manière à faire naître l'Opinion que les peuples» descendus d^ plus hautes montagnes, ont dû s'y étendre ; les langues qui y sont pariées, les cultes religieux qui y ont été observés, portent l'empreinte de leur identité primitive, et nous avons déjà vu que, par ses extrémités orientale et occid^tale , elle touche les deux familles arabe et scythe. Les Scythes et les Perses ont une même origine. Les Arabes, d'origine arméno-chaldéenne, se lient ainsi aux Perses, dont les Arméniens sont frères. Ainsi, la fraternité primitive des Arabes^et des Scythes est la conséquence de leur point de rencontre arménien et perse. Les autres peuples

IbérieiiSy Géorgiens, habitants de la Gcrichide, da Pont, de la Cappadoce; sont identiques aux Araësiens ; tous ces peuples ne font qu'une famille» pemontant ■éoMMBitmait auK plus Imutes montagnes qui dominent ces vastes ooiilréeB. De quel point primitif venaient-elles tomes? Probablement de la plus élevée de ces montagnes ; c'est ce que nous éta^ blirons après avoir examiné l'Inde en eUe-niéniieet dans ses rapports avec la Perse^

Section Deuxième.

Llnde se rattache, par sa chronologie, aux autres peuples dont nous avons examiné Ffaistoire ; le chiffré même des années qu'elle se donne n'est que le multiple par dix de la série chaldéenne; chaque âge se divise dans l'Inde en quatre époques qui sont les mêmes que les âges d -or , d'argent, de cuivre et de fer des Grecs. Les peiqples de cette vaste presqulle croient à un déluge qu'ils décrivent dan^ des termes qui rappellent c^ui de Moïse ; ainsi leurs époques ne contredisent pas celles de l'Écriture, rapportées par les Septanlje, et leurs opinions s'aocordent avec les traditions des autres peuples.

L'aveu même de leurs Brames place leur origine dans le nord de l'Inde, et cette opinion des Brames est confirmée par la nature même des lieux, les assertions des anciens bistoriens, et une circonstance plus précise encore. GfaiHxioIogie» traditions, croyances, leur sont communes avec les Perses, ou plutôt les premiers habitants de la partie oriaotale de la

Per^ ; ce pays était la Bactriaiie. II a'estpas possible de sépara lesPer^ Bactriaas et les Indous Bactriana à l'époque priroitîye 4^ leur faîsioire ; ce qiie les recberobes aacieime9( Csiisai^iit soupçonner 8% trouye confiroié par la découverte d'ouvrage orientaux qui le rapportent» et par leur examen sur lesUeux, mêmes» fait par les bommes tes plus habiles et les plusoompétents, comme William Jones et Malcolm. L'histoire naturelle ccm&rme ces recherches historiques, et elle assigne» comme le berceau prc^ble des peuples» ces climats» où les versants des hautes montagnes du Tibet et de Cachemire, inclinent vers le tropique» et reçoivent l'influence de la zone Torride.

Ainsi nous avons examiné jusqu'ici la canture de peuples qui entoure lesplus hautes montagnes de l'Asie etdu globe» et nous les avons trouvés convergeant également vers le point central. Le point central est la Bactriane» et nous sommes en droit de considérer cette vieille terre comme notre première patrie et le berceau auprès duquel le genre humain hasarda les premiers pas, bégaya les premiers mots» conçut les premières idées, reçut les croyances originelles. Mous avons à recherdier maintenant comment les autres peuples de même race se lient à ce premier anneau. Nous savons» en thèse générale» queTorigine du genre humain ou» pour parler plus exactement» de la race caucasienne du genre humain» ne peut étreplacée ailleurs. Mais^ pour lever tous les doutes qui pourraient exister encore à la lecture des prétentions des peuples» comme leç Grecs et les Aborigènes d'Italie» il est indispensable d'en faire une étude particulière. Il y a lieu d'examiner encore si la race mongole, séparée physiquement» seratta-

che par la civilisation au berceau caucasien,' et, dans ce cas, commeat cette extensioa de civifisation a en lieu; tdest Tobjet des recherches historiques ultérieures. Nous nous ocouperoDs ensuite de la chronologie g^én^rale, de ses^Hicordances, deis croyances et des langues^ pour piiiso* àtomtes les sources propres à justifier ou à combattre nos opinions.

Page 1