‹ Histoire de la filiation et des migrations de peuples (volume 2)Chapitre 33 sur 39 · LITRE VIII · texte numérisé non relu

LITRE VIII

Le point de vtie historique et la chronologie comparée nous ont o(Middit à la même conclusion ; mais si la doctrine historique qiri en résulte est vraie, les croyances religieuses, les qHUions philosophiques des peuples, doivent offrir, au milieu de leurs v^iétés, des ressemblances dans leur base. De cet exaUben devra sortir la confirmation on la feusseté de notre hypothèse. Or, qu'avons^nous trouvé dans celte recherdie ? Les anciens peuples ont été sabéens , et ce culte n est point originaire d'Egypte ou d'aucun autre pays, mm de k Perse orientale. Le législateur des Perses , ZoroQstre , ne fut que réformateur d'un, culte plus ancien, commun aux Indous et aux Perses. Cette réforme, appliquée exclusivement à ce dernier peuple, a dû laisser dans rinde le culte ancien, et c'est là que les philosophes sont effec* tivement allésà la recherche des pins ancienssystèmescomme à leur vraie source. Le cuite se matériaMse etdégénèreen panthéisme symbolique et^n polythéisme. Cette transformation ayant eu lieu dans l'Orient même, les peuples qui ont puisé à cette source doivent avoir des dieux doués de caractères analogues et semblables par leurs attributs , quelquefois même par leurs noms. C'est ce que confirme l'examen des divinités des différentes nations. L'histoire nous a montré ces nations se dispersant au midi , au nord , au couchant; les religions confirment-elles également sur ces trois

{K)int$ les données historiques ? Les théogonies du Nord , qui sembleraient devoir s*en écarter davantage, s'accordent un contraire avec celles de l'Orient et de la Grèce ; elles s'accordent entre elles y et leur source ne peut être que la même. L'Asie occidentale, par laquelle nous avons commencé , confirme nos recherches; la théogonie de l'Inde ne s'écarte pas des précédentes; les divinités de œ pays ont méme~des rapports plus sensibles encore avec les dieux de la Grèce et de l'Italie. Ainsi, tous les points historique que nous avons parcourus sont vérifiés par les religions ; l'Indé nous ramène au même berceau des syst^nes religieux que l'Occident et le Nord , et ce berceau est la Perse orientale, ou cette partie de la Perse désignée par le nom de Bactriane. Troisième vérification, et la plus puissante, peut-être, de l'unité du genrehomain : jusqu'à l'épo^ que où nous prenons les peuples dans leur dispersion, les changements des croyances ne pouvaient pas être assez nombreux pouf qu'elles eussent perdu leur physionomie primitive; avant le christianisme, dles n'étaient que des variétés déjà première croyance universdle, dont le polythéisme lui-même n'était que la malériaHsatitm.

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