VOLNEY
\m afltre&> ei que Les préteations chronc^ogiques sont impuissantes à rien déterminer d'une manière dont Ti^pric puisse être satisÊnt»
Au reste» nous ne neas bornerons point à la dÎ8c»ssioa de Volney. Uobscurité de la question et l'importance qu'on y a toujours attacbée» «né* ritont Ihou qu'on dia^che à s'éclairer par plus d'une opinion. Dans ces matières il ^q est peu qui soiept aussi imposantes que celle de Freret. Nous allons l'exposer , et on verra qu'dle diffère peu de celle de Volney; elle n'en diffère même point, car dans les temps de ténèbres, un petit nombre d'années sur des chiffres énormes ne peut nous arrêter»
Hérodote et Diodore cowmmoeat également lliistoîre d'Egypte à Méfiés. ^ L'întervaUe indiqué par le premier est beaiicoup plus long que celui que signale le second. H est clair cpie les prétires Gonsullés par Hérodote, employaient des années plus courtes que celles des prêtres dont Diodore rapporte le sentiment.
£n supposant les 11340 ans d'Hérodote, pris pour des saisons de trois mois égyptiens , nous
^ Fbbret, t. 9, p. i4.
aurofis 2794 ari$ solaires, suirant Freret, et 2835 ans , suivant Bailly. ^ lis finissaient au règne de Sethon et à la guerre de Seinnacherib, en Tan 710 avant lésus-Christ. Suivant cette hypothèse, le commencement de Menés tombait Tan 3S04 avant Jésus-Christ, suivant Freret; Fan 3545, suivant Bailly.
Les 9500 ans de Diodore ^ pris pour des saisons de quatre mois lunaires , donnent 2964 solaires. Cet intervalle finit Tan 538 avant Jésus-Christ; le règne de Menés tombe dans cette hypothèse à Fan 3502. Les deux calculs ne présentent ainsi que deux ans de différence, ou 41 ans suivant Bailly; on aura peine à croire que cette coïncidence puisse être TefTet du hasard.
L'ancienne chronique égyptienne ' compte 36,525 ans, depuis le règne du soleil, jusqu'à la fin du règne de Nectanebus, 15 ans avant Fempire d'Alexandre. Elle ne comprend pas , dans ce calcul , le régne de Vulcain , qui est de 12,000 ans dans Diogène Laerce. * Ce chiffre de 36,525 était
' Astron.ind., discours prèlim. p. cxxwj.
* DtODORE, liv. 1, p. 29.
' Syncelle , p. 31-32.
* DioG. Laerce, liv. i, ch. 15.
la période de reslitulion : il contient S3,9S4 anà, pour le temps du règne des dieux. Sur ces 35^984 ans, 30,000 sont affectés au règne du soleil, 3984 à celui de Saturne et des douze grands dieux. Ainsi, il reste 2541 ans pour le règne des hom* mes , jusqu'à la fin de Nectanebus.^ Si on retran^ che de ces 2,541 , 217 pour les huit demi-dieux, ^ nous aurons 2,324 ans pour le règne des hommes» Ces 2,324 finissent à la quinzième année, avant l'empire d* Alexandre , c'est-à-dire 546 ans avant l'ère chrétienne* Ainsi , en additionnant le r^ne des hommes, sans en séparer lès huit demi-dieux , nous obtenons :
Demi-dieux. ...... 217.
Hommes 2324.
De la fin de Nectanebus à l'ère
chrétienne 346.
Or , Manethon nous donne 3555 ans , comme la somme totale de la chronologie égyptienne ,
* Syncelle , 2J1
jusqu'à la quinadème année, avant la cooquéta d'Alexandre. En retrandiaBt les 2541, le coœ* mencement des dynasties de Manethon tombait 1014 ans avant le temps historique.
Manethon comprenait, dans son calcul de 3555 ans, non seulement le règne d'Osiris, dlsîs, d'Orus et des dieux de la dernière classe; mais en* core celui des dieux antérieurs à Osiris. Ainsi , le nombre de 113 familles/ qu'il répartit entre trente dynasties , se compose des 92 de la vieille chronique y auxquelles il Êiut ajouterai règnes. Les 92 générations de la vieille chronique s'accordent avec les 91 qui résultent des S& d' Apollodore,^ jointes anx 38 d'Eratosthènes/ le règne des dieux ne figure pas dans ces 91. Il est donc clair que Manethon, comptant 1014 ans de plus que la vieille chronique , comprenait , dans sa chrono* logie , la durée des rois antérieurs au temps his* torique/
Syncelle nous apprend que ces cent«treize rè*
*■ SmCELLEip. 52.
* Ibid. , p. 147.
» ibid., p. 9i.
* Frerbt, t. 9, p. 26.
gnes isuccessifs avaient duré 5555 ans, depuis la fondation de la monarchie , jusqu^à la quinzième année avant le règne d'Alexandre» qui a commencé, en Egypte, 331 ans avant Jésus-Christ/ Ainsi , nous voyons deux systèmes en pré<^ sence :
l"* Le calcul de Manethon.
â"" Celui d'Apoliodore et d'Ëralosthènes.
Les deux calculs n'offrent, coamie différence^ que les chiffres de 91 et92 générations; adm^tons ce chiffre de 91 : en supposant chaque génération de 30 ans, nous obtenons, pour résnhat, 2730 ans. S'il est vrai maintenant que le chiffre de 3555 aiis , donné par Manethon , représente la durée entière des successions égyptiennes , il est dair que tout ce que ce chiffire contient an-deià de Z730 ans doit être considéré comme représentant les vingt- et-un règnes que Manethon ajoute à Ja chronique. Or, k différence, entre 2738 et 3SS^, est 825; ce dernier nomhre devrait donc être considéré comme représentant le règne des dieux. En évaluant, comme des règnes ordinai-
* Syncelle , p. 52.
res, ces yingt-et-une générations de dieux, nous avons 39 ans, comme moyenne pour chacun; c'est trop , mais ces règnes des dieux sont sus« ceptibles de tant d'objections , qu'il faut peu s'ar« réier aux calcuis auxquels on les peut soumettre.
En réaniesaml enfin aux 2730 des chroniques, les 825 de la génération des dieux , ou , en d'autres termes , aux 3SS5 de Manethon , les 346 ans écoulés^ depuis la quinzième année , avant le règne d'Alexandre, nous obtiendrons, pour la somme de prétentions égyptiennes, 3,901 ans ayant notre ère.
C'est le diiffre le moins élevé que l'on puisse donner à l'antiquité égyptienne. Le chiffre donné à l'antiquité du monde par la Yulgate, est de 4000 ans; suivant le plus grand nombre de chro- Qologistes; ainsi, il y aurait à peu près accord entre Manethon et la Yulgate.
Mais il existe une autre méthode d'évaluation qui petit conduire à des résultats tout-à-fait en rapport avec ce que nous aurons à établir quand il sera question de la chronologie des autres peuples.
Diodore * dit formellement que les Égyptiens
* Liy. 1, sect. 1, parag. 26.
ont compté les mois pour les années. Or, ces mois n'étaient que des mois lunaires, ou de 28 jours; il est facile de s'en assurer dans la discussion de Bailly. ^
Or, 30,000 ans du règne du soleil, font 840,000 jours , à peu près 2300 ans solaires ou 2342 ans lunaires.
Les années des douze grands dieux sont de la même espèce; ainsi, les 3984 font 31ô ans. ^
n est plus simple et plus naturel de préférer ce calcul astronomique , lorsqu'il s'agit de religions astronomiques, à des calculs de chronologie et de générations , toujours incertains.
IVOUS OBTIENDRONS AINSI :
Pour le règne du soleil 2513 ans.
Pour les douze grands dieux 315
Pour les huit demi-dieux 217
Années solaires jusqu'à Nectanebus . . . 2524
Jusqu'à notre ère 346
Total 5544
Joseph donne à la durée du monde, avant notre
' Mlnmomt ind. DUc.préL, p. cxviij.
^ îhid , p. cxxxvj.
ère, 5555 ans. C'est le chiffre le plus élevé de h chronologie ég]rpcienne, il s'accorde avec celle des Septante. Ainsi, il se trouverait entre les deux chif&es une très-légère différence : dans les deux cas il n'y aurait donc point lieu à des prétentions exagérées.
Nous exphqnerons, plus tard, au livre réservé aux concordances chronologiques, pourquoi nous adoptons le calcul des Septante. Nous en avons assez dit pour affirmer que , sous le point de vue chronologique , l'Egypte n'est pas fondée à réclamer la priorité. Cette prétention disparaîtra bien davantage, si nous nous reportons à ce que nous avons dit des races , au livre premier. Nous avons vu que les Égyptiens sont une nation évidemment mêlée de plusieurs races. Enfin, ces deux données se fortifieront encore d'autres considérations de civilisation et de langue qui feront l'objet^de recherches ultérieures.
Parlons de l'Ethiopie que les anciens nous pré* sentent, comme la source delà civilisation et de la population de l'Egypte.
Ils^ partageaient l'Ethiopie en orientale et occi-
' Voyage de Norden, p. 166, t. 2. (Nott de Lahglès.)
dentale. La première de ces deux contrées s'étendait vers la Mauritanie , la seconde vers TÉ^ gypte sur les cofifins de la Tluéba'ide, avec la* quelle on Ta souvent confcmdne. U y a tout lieFu de croire que lies Indiens, partis des borch» de llndus , s'établirent en Afrique , au-dessus de FÊgypte, c'est-à-dire dans FÉthiopie oocid^tale. Le caractère éthiopîeii a mèine pwlé long^temps^ le nom d'Indien; Postel* dé^gne cette langue sous le nom de Limgua Indiea dans son alphabet. Leurs descendàns auront «dsinte peuplé TÊgypte, tandis que d'autires cok)nies indiennes se répooi* daient dans^ la Chine ^ et au Japon» où eHes por^ tèrent les sciences et les arts. De là, cette étonnante ressemblance entre les Indiens, le& Êgyp» tiens e^ les Ghincns.
La filifttîon desGhinoia, parlesrkidciK, est une opinion de WillL Jones, adoptée par La&glès. Nous l'examinercMis plus tard à l'syrtkle desCSbi*» noîs.
WiU, Jones^ prétend qne les ËtUopîens de Mé*
^ PosTEL, alph. Duroà. linguarum.
* Voir Livre des Chinois.
* Becherohe^ a^iatiçM^^ t. s.
roé étaient le même peuple qtie lefi premiers Égyptiens et les pf emîers Indous.. Ajoutons que les caractères alphabétiques^» les moaunuents d'architecture et de sculptuce , et les immenses travaux souterrains de ces trois natîoDS démons trent, jusqu:'à levidence» feur primitive identité.^ Eu effet, le caractère copte ou moderne des Égyptiens, ainsi, que l'Êthicypiai et le sanscrit s'écrivent de gauche à droite : les voyelles , dans les deux derniers al[^beAs, sont annexées aux consonnes et forment» avec elles, un système syllabiqne très simi^le; enfin, il suffit d'avoir les premières notions de. la langue éthiopienne pour être frappé de. L'étonnante ressemblance des lettres de cette langue avec les caractères de l'ancien sanscrit, et surfeoivl avec ceux des inscriptions des caveS'de Ganarah , €fai remontent aii-ddà de tous les périodes connus de> Fhîstoire. indienne*- L'im** mense étendue de ces cavses^ de celles d'Été** {dianta , d'Amboki et ct^ESbra; ks innombrables et colosssrtes statues qu'on y a> creusées dans le roc même, les idoles qu'on déterre jouradU^nent
^ Noiuiiif , t. 5 (Notei de LangUs), p. 54S «t suiv.
à Gayah, les plus antiques pagodes ^e Tlnde à forme pyramidale , décèlent à la fois les préjugés religieux, l'industrie, le style, la patience et les traits bien prononcés de cette même race d'hommes, qui creusèrent les syrinxprès de Thèbes, les catacombes de Sakarah , sculptèrent les statues colossales de la haute et basse Egypte et élevèrent les pyramides. Certains naturels de l'Inde et de l'Afrique nous offrent encore aujourd'hui d'autres conformités sur lesquelles nous n'insisterons pas; celles que nous avons indiquées^ suffisent pour établir qu'à une époque très reculée, les habitants de l'Inde et de l'Egypte avaiait la même origine, là même religion et les mêmes
arts.
Ajoutons, car nous ne voukms psfi turer de tout ceci les conclusions de Langlès , qui rapportait toute civilisation à l'Ethiopie; que la civilisation de l'ancienne Egypte n'a pas suivi le cours du Nil.* Elle a , au contraire, remonté ce fleuve; aussi les mots coptes viennent des langues indogermaniques. Les identités établies par Lan^s n'en sont pas moins constantes, et nous en ferons usage pour arriver à notre but.
* Malttbrun, t. 2, p. 669. précis de la Géographie.
On ne peut pas attribuer la civilisation éthion* pienne aux Arabes hianariles, à cause de la si* militude de leurs langues; car la conquête de TÉthiopie, ou d une partie, par les Arabes , a dû les y porter, et c'est d'un temps plus reculé que nous parlons. ^
Il est impossible, après les similitudes que Qons venons de signaler, de se refuser à croire à des rapports anciens ; mais il reste toujours une difficulté insolubfe au premier cbup-d'œil, sur la* quelle , cependant, une attention plus réfléchie peut jeter quelque lumière.
Partout oii nous voyons la race nègre , livrée à elle-même , partout où l'absence d'influence extérieure se fait reconnaître, à peine trouvons-nous trace de la civilisation la plus imparfaite. Or, tous les naturels de l'Afrique sont de véritables nègres, les Égyptiens comme les autres, s'ilfsdlait en croire Volney.
« Ce sont de véritables nègres, de l'espèce de tous les naturels d'Afrique. ^ »
Gomment se peut-il donc que les Éthiopiens ,
' SVLVESTRE DB SaCY, fn^CTip., t. 50.
' ^oy«^* «» ^tfriêy t. iy p. 75.
qui sont aè^esde pure raoe^ puissent descendre des IndieBs, parmi lesqoek il 7 a des nègres , à h vérité^ mais à traits aqoiÙDs et tout diiSfêrents de la race africaine ? donament ser»eHt41s arri« vés à une civilisation analogue à celle -des Indiens, si, d'ailleurs , nous voyons la race nègm rester dans un état d'en&nce qui se Tietronye dans toute l'étendue d^ territoires qu'elle oûuTre;c'«sft<pi'îl &ut f»r8 mie distinction entre les peu^s désignés comme Éthiopiens; et toHt en convenant que la race nègre a dû se trouver très répandue en Egypte , accorder que les classes élevées au nHHns, appart^iaieiit à la race blanche cancasîquse.
Les Indiens , partis des bords de llndus , ont dû remonter le cours du Nil , et s'y seraient probablement établis , si une colonie naissante et nécessaîremenl peu nombreuse avait pu résister aux inondations du fleuve qu'dîe n^avait pas appris à connaître , et qu'eDe ne pouvait ni prévoir, ni arrêter. Chassée de ses premiers établissements, une pensée toute natureHe a dû lui persuader que plus on se rapprocherait de la source du fleuve, moins les inondations seraient à craindre, et son nouveau pèlerinage fat la consé-
qnence de ce raisonnement. Ce fut ainsi qu^elle remonta jusqu'à l'Stliiopie. Là se trouvait fa race nègre sans civilisation , piats nomlM-euse retative*^ ment à la colonie, car elle habitait le pays le plus feritiede TAfrique. Mêlée à cette population, la eo* lonîe Indienne * , par des alliances successîres dut s^lérer son caractère primitif. Mais il est dans ]a nature des cbose^ que la puissance appartienne aux itamières et à la crviti^lion , fl est naturel de croire <pÈe la colonie indienne, en s^assimilant jus* qu'à un certain point comme race à la race la plus nombreuse et fa plus forte , amena à son tour cette même raoe à ses usages et à sa civilisation. Elle forma toujours la classe la plus élevée ; conquête réoipro^e de Ckitefiigence et de la mat^e réagissant de Tune à l'autre race, et qui opéra une hmtm complète contre laquelle rexpériefice ni h iogîque De p^iwnt réclamer^ LaCibîne nous montera pkiS' tard le iftêoie phénomène. L'Étbiopie civilisée p«t À son tobr suivre en redesoèndant le oottrsdoÉeyve, et prévemr par son industrie, les catastat>f>iies contre lesquelles n avait pu lutter
' Sur V analogie du culte indien et égypt. Voir p. 521, t. 5 de XonDEir.
une faible colonie. Il faut considérer de plus que le nom d'Éthiopien a été beaucoup trop généralisé. Les anciens le donnaient à des peuples asiatiques tandis que les recherches des modernes l'ont circonscrit dans une partie de l'Afrique à rOccident de la Nubie et de l'Âbyssinie. C'est à r Abyssinie que l'on doit surtout rapporter ce qui se dit de l'analogie des Éthiopiens et des Indous. Mais il est juste d'accorder que le voisinage des Éthiopiens et des Abyssins a dû amener , soit dams la civilisation, soit dans les races » une fusion qui explique les nombreuses ressemblances qui existent entre les Abyssins^ les Éthiopiens, les Égyptiens, les Arabes et les Indous..
Ainsi s'explique le récit des aûciens historiens qui font descendre les Égyptiens de l'Ethiopie. Les Coptes, descendants des anciens Égyptiens, ne sont pas des nègres quoiqu'ils retracent quelquesuns de leurs caractères. Ils appartiennent à la race c^icasique par la forme de leur cerveau. La tète du sphinx prouve le rôleque.laracen^readû remplir dans l'Egypte, c'est l'extérieur nègre et il semble, à considérer les restes des monuments Égyptiens, que l'art chez eux empruntait ses formes à plus d'un type. Cela se rapporte à Tobser-
vaiion de Blumenbadi.' Telle est la condition toute naturelle de l'Egypte. Limite de l'Asie et de l'Afirîque, elle a été le terrain d'assimilation où les deux races ^e sont réunies etont rendu, sans l'élever jusqu'à cette idée sans doute, mais par le fait de leur alliance, le premier hommage à la fraternité universelle.
n restera toujours après cela qu'il y a eu diverses races entre lesquelles il est impossible d'assigner des rangs d'ancienneté : Cette question n'est pas de nature à être soulevée ici , quelque soit d'ailleurs l'intérêt qu'elle puisse offrir. Les éléments n'en sont pas de nature à ouvrir un champ bien vaste à la discussion ; car où trouver les monuments de la race nègre, et prouvera-t-on jamais Tune ou Fautre de ces deux propositions : les races inférieures sont-elles une dégénérescence ? Ou les races supérieures un progrès dans l'ordre delà création?
Nous ne prétendons rien préjuger sans doute \ quoique nous puissions croire que la dernière proposition soit théoriquement plus conforme à
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