Livre
la loi générale de progrès , et nous nous arrêtons à l'opinion de Cuvier/
c Tous les caractères nous montrent que la c race nègre a échappé à la grande catastrophe <» sur un autre ppint que les races Gauciisiqaa çt c Altaique dont elle était peut-être réparée de^ c puis long-temps quand cette catastrophe ar- € riva. »
Nous i^çcordons pleinement cette coaséquence. Notre but n'est pas de remonter au preouer homme, ni à un fils noir, comme Gham, d'ui^ père blanc comme Noé ; nous cheJTchons à établir par Tanalogie les liens qui rapprochent les peuples les uns des autres, et autant que mp^ coiinaissances peuvent nous y conduire» à déterminer les sources de la civilisation pour en constater l'unité, base nécessaire de toute étude de ses développements et de ses progrès* Ainsi les^ trois rucoi^ sont antérieures au dernier bouleversem^t» Ce bouleversement dès-lors ne fut pas complet^ et si pour vouloir admettre d'une manière rigoureuse l'assertion de la destruction totale affirmée par
' Disc, prélimin,, Ossem, fossiles.
JMcHse, ôBeroît silareproduelkm absolue du genre àwam peu* U&DSulle de Noé^ ncwis souuam for^ ces d'avouer notre doute. Il y auraiteertaÎBemeai) eu insuffisance de temps. De deux choses l'une , oè le genre humain a snrvéeir au cféhige de Moise et nous le croyons^ ou la chronologie et lies trâdilioas d& tous \e& peuples sont feusses et oirne pe«t pokit le penser.
Déjà tes^ ÊthâopienB ei h& Égyptiens disparaissent , Ile vaste enypwe d'Assyrie V£i nom occuper maintenant. Mais c'est une disciYssion dlsQi^laqnelledoîven^t'figurepbeauGeupdPéléaieRtis et noos avons à les examiner d'abord^ , pour les. rattacher* ptm tard e« en* foraier un ensemble qm mm paraît devoir résulter de nos* rep.herehes. L'Ass^yrie s'agrandit des dépouilles d'im empire ph» samévt, de k Babylonie. Au rapport de Gtésias , ce rc^yaiime était très civiKsé et inexpéri menfe^ à k^ guerre. Il avak comme kes andena peuples* asiatiques une easte-sacerdotale que noua voyons $oiis le nom de Qbaldéens^ doiiiûi^ encore dems la capitale des vaioqqieiurs, par Vascen^
* VoLNBY, Chron. des Bàbyl., t. a, p. 156, des Becherches nouv.
dant du savoir. Il y a donc Keu de rechercher si un royaume des Chaldéens fîit établi avant celui des Assyriens.
C'est ce que Yolney fait résulter d'une discussion détaillée dont nous ne pouvons insérer ici que les résultai^: il admet que le royaume des Chaldéens fut établi avant celui des Assyriens « lesquels avant Ninus ne possédaient probablement que le pays montueux situé entre TAnnénie et la Médie, tandis que les Babyloniens possédaient tout le plat pays situé entre la mer (le golfe Persique ) , le désert et les montagnes. Ce liit le domaine conslant de la race Arabe» Cette: observatiim va nous servir de point de départ pour renfermer , sous cette dénomination générale d'Arabes» tous les peuples situés à rocddent de la Perse. Leur origine paraît les y rattacher et nous en trouvons plus d'un téjqioignage. Les Arméni^is, dit Strabon, ^ les Arabes et les Syriens ont entre' eux des rapports marqués pour la forme du corps, pour le genre de vie et pour le
* Livre i*', p. 4f .
laogage, et les Assyriens ressemblenl entièrement aux Arabes et aux Syriens. ^
Nous n'insistons pas maintenant sur ce fait, parce qu'il doit ressortir d'une manière complète d'une autre discussion^ daai l'objet sera la similitude des peuples Assyriens» Ghaldéens, Arabes et par conséquent rindirisibilité, au moins quant à leur origine, de cesp^iples. Nous devons nous occuper de ceux qui tenant une place à part dans l'htstmre, doivent cependant être ramenfés à cette [souche : c'est le cas du peuple phénicien dont les annales ont été présentées comme an^ térieures à celles des autres peuples , tandis qu'elles sont identiquement les mêmes que celles des Ghaldéens et des^ Juifs, avec lesquels ils ne formaient originairement qu'une famille. C'est ce que nous allons chercher à établir par le témoignage d'un grand ncHubre d'auteurs.
Les Phénideas étaient probablement Arabes d'onze , établis en premier lieu sur les bords de la mer Rouge ^ . Ils s'y étaient déjà sans douté livrés à la navigation et je soupçonne ^ même
* Stràb. Livre 1", p. 42.
' Hérodote^ liv. 1", p. 2.
* Clavikh, Hist, dei premiers temps de la Grèce, t. i, p. 5.
qu'ifeavaieM eu qiielques relatioD&de commerce avec les Indiens* Un'y avaiipas kog temps qae les Phénicâûeiis hal»laient h& câte& da la Méditerranée) laPS((|ifte laachusi ifînt à Argos^ enwo». 195G ans aTant ootire èca. Gcttedate est confirwée par le témcHgnage même de Moii^. là dît, k Vœ^ casio» de VarrÎTée d^Âhraham dans ki Paiestnnev eflLTÎtQii 1900 ana avant Jésii&^ChrisIt (ff» lasida» naiiéens €»i Phéniciens étaient dès^lors ésv^ ie pay«.. Je si^ais poirté à croire ^ ajovte CfaiMv , qu'ils étaient tes mômes que les Hye-Soac» pas^ teurs qui possédèi?ent pendant quelque temps ime partie de TËgypte, suivant le léuKHgndge de Jules Africain ^ La quinaièmerdynastie, cdle^des pasteurs^, fournit six rois Pkénicien<s swfsant eef émvaiii. Certains^ u^agea rdigiea,^ des Ptiéai* ciens rappelaient ceux de f Egypte. Le» sacriftces^ humains Tenaient même de ce pays; Oxi^ a cou* testé cet usage affreux et on a vouin en laveries Égyptiens , mais mal^é ropînioii dTHèrode^ les Égyptiens ont saeriié des homoies ^ . Ce fut sans doute dans, un temps fort ant^eur à Moïse, car il u en parle pas.
* Syncelle, p. 61.
^ Clavier, t. i, p. 30. Hùt. deëprm^i Umpude la Grèce.
Déjà à Fépoque de l'écri vam S9^ré, Sîdo& était une ville célèbre. Les Phéniciens étaktit établis depuis ass^ long tempa wr les bords, de la Mé* ditenwiée pow avoir pu domiçr à leurs villes, età leur comnieirce une extepsion qui \p^ rendait une nation impwtaate daw le moude«
Les Grecs tmduisaieut lemolphéiiicieps, pas Erythréens, qui signifie rougis ^
Le» ancÎQn^ bistoriensi ç'accordeut ji hke venir les Pbéwcieii& de^ la m^ Rouge^ Hévodote le ie^v bit dire ^ , PUue * «I lustiu ^ , celui-ci moins ex< plicit^ofient» éiaaetteiit la même opinion*
Strabon '^ rapports qu'on assiérait que lea Pbé^ nicieps et IçseSidoQien» étaient une colonie venue des bords de l'Océan et on les nomiiBa Phéni** dens , dit-il , à cause de la iner Rouge ou Erythrée.
Pline attribue au roi Ërythras , roi rouge , ou Eldiupiy l'invention des esquife pour naviguer dans
^ Court de Gebelint p. 60, t. 8.
* Liv. 7, p. 546, édit. Wesseling.
' Liv. 4, ch. 22.
* Justin. , liv. 18, chap. 5.
* Liv. 1", p. 42.; id. 16, p 7^6.
les îles de la mer Rouge. C'était le nom que les anciens donnaient à la mer des Indes et que nous avons limité au détroit qui sépare TÉgypte de la côte d'Asie, c Danaus le premier , dit Pline, € arriva d'Egypte en Grèce sur un vaisseau. Avant c on se servait d'esquifs inventés datis les îles « de la îner Rouge par le roi Érythras. *>
Il résulte de là une tradition constante que le nom des Phéniciens était le même que celui des Ërythréens ou rouges ;. qu'ils furent ainsi appe^ lés parce qu'ils étaient originaires des bords de la mer Rouge , et que ce fut de ce pays qu'ils vinrent demeurer à ïyr et à Sidon.
Or les peuples qui habitaient les côtes de la mer Rouge, ou l'Arabie Pétrée, étaient aussi connus sous le nom d'Iduméens ou hommes rouges, descendants d'Édom.. Us étaient par conséquent Arabes. Les uns restèrent dans leur pays, les autres émigrèrènt sous le nom de Phéniciens et fondèrent les villes que Moïse trouva déjà florissantes.
Les Phéniciens se rattachent ainsi à la fa-
* Liv.7, ch. 56.
mille arabe, Noiisrreprendrons ce sujet après avoir suivi les Phéniciens dans leurs idées cosmogoniques et établi les rapports qai les lient aux autres peuples, comme eux de famille arabe , les Ghaldéens et les Hébreux. |
Le système eosmogonique des Phéniciens est non seulement analogue à celui des Hébreux et des Ghaldéens, mais il n'en dîKère réellement pas. Ces trois peuples font précéder les temps historiques par dix générations que nous ne nommerons que par extension antédiluviennes, au moins pour les Phéniciens, puisque Sanchoniaton ne prie pas du déluge. Le mot anté-historique est même encore trop précis, car l'histoire ne commence pas encore nettement après l'époque qu'elles permettent d'assigner.
Les dix générations chaldéennes, sont attestées par 'Berpse, . ApoUodore, Abydene, Alexandre Polyhistor ; V les dix générations des Hébreux, par Moïse, ^ celles des Phéniciens, par Sanchoniatoi^.' On a beaucoup disputé sur Tau-
^ SmCELLE, p. 28.
* Genèse.
' ËusBBE, Prép. évang.^ ch. 10.
ihenticité du fragment de Sanchoniaton, mais en résumé on s'accorde à le regarder comme un document historique d'une haute importance. Tous tes chronologistes en on fak une des bases de leurs savantes et obscures discussions. ^
Sanch<miaton ne (ait auctine mention du déluge» et la raison que f on donne pour expliquer cet oubli n'est pas concluante. Il paraît , dit-on, que les adoratetnrs du vrai Dieu ont reproché aux payens le déluge comme une punition^qu'ils s'étaient attirée par l'idolâtrie. Pour faire cesser ce reproche fls ont tâché d'abolir la mémoire d'un monument si extraordinaire de la vengeance divine et de leur propre honte. Gela serait bon si tous les idolâtres avaient également proscrit le souvenir du déluge ; on pouvait d^aîHeurs lui assigner d'autres tîauses que la vengeance divine et raté idolâtrie dont ne convenaient pas sansdout^ ceux auxquels elle est reprochée*
Sanchomation ne fait mention que de la branche de Gain et donne, ainsi que nous l'avons annoncé déjà, dix générations.