LIVRE II
AitAîÉraK.
li'Égypfè eU présentée par les Aqciens comme la içmrçe île la pfuAfimt^é —tes lodonik «ont tvovr la ctylf isàtioia dé rOrfent ce que le» ÉgxpUeni sont pour rOccMant'^- SiiDtiitudea^é«kfiTb«rif«ll|lB rtude et rÉgypte. — Chronologie égyptienne. —Calcul de Volney. 4- Calml à9 Tuerai. ^ ii&Mlat» él mbdùtbi ^MpmîèlMii flî^ lodore , Eratosthénes. •* Le calcul astronomique eat d'acçpr^ arac fe# leptantt». «^ ÈthtopiéM. -^ ÉtîiiOptéfiB, ttàm\ ^gyptiènl, ont
. prol>a^lement Ja même origlfte. •;- AaajafeliSi ^ Pli^ploiais. rt 1*1^ Hyst^ine cosmogonlque est le même que celui des Chaldéens et d^s Hélivei«.«*^Ck»lilée9f«^ Letf .aritfea'Mfaiit Xéiiè|*M.^ Ûi^ nologie des È[ét»reni, — Analogie entre W systémM indoui^clialr déansetlléM^t «^fableau comparé des'^lùératfoAft hèbrki(qtidiB dans les deui famiUes, chaldàenne et phénicienne» -*KvtH^M<|f
' dé ce tableau. -^LeâChatdéens, les Aiéniclen^, les Hébreui, n'ont fait que varier le même âind; ^ IdtNit||è^i.A«alies etdailCiiai;. déens.— WiLL. JfoifBS s'est eiprfmé d'une manière trop ab^loe en fépasaan lesaii-ibe» dealailaus. ^H^eltt, jPbéiAéietos, S^i^éns , Cbaldéens, Arabes, Éthiopiens^ Égyptiens* ont parlé, l^ a^f lali« gagé; -^ Chaldéetis et Arabes sabééUs.-» Hàce, croyance, langage communs auK Arab0 4^ aux. QMildAmf T-JMMif i(é idft i'^nibioâ âè jténophon surlWigine ^es Chaldéens — Et des Arabes. -7 Aç-* ménleiw > C^ldéem 1 AralMi, b»t iftt :mmm lâMMrs éi' lir iàèfm langue. — • Accord de Moïse et de ^SLénpphen. -^ Tontes le^cher» «flieb uMieifibiéei 4mê ce Ihrre conduisent 'les peuple^ de' TAsiè occidentale à une souche cbaldéenne, et ^r e»p^w^^^^bêi
cessibles à nos recherches , pour que son origine^ ne soit pas sujette à contestation. Émanée d'une^ double source , elle repbiiissé également tout système exclusif. Les Grecs et les Romains ont influé par leurs mœurs , leurs coutumes, leur organisation politique et civile sur les usages et les institutions héréditaires de nos pères asiatiques. Ndns dèyjdinç aux un? ,el ^ux autre? leè bases de notre organisation actbelleî niaTS* si lès instllutioiQS politiques se sont oMifofidues > aini^i^iie les la&gues et les hommei, noqs récpunaissôns que iamiUsation'desOrècsetdesRoûDiains a cou trilHié,x:omp36 6nd^[nement, dans une proportion plus grande que les , traditions , ccmstamment transformées, des peuples venus barbares sur les terres romaines et civilisées.
S'il est vrai que sons le poii^de vue de notre civilisation , comme nations orgapisées » soumises à des lois écrites , nous remontions plus ' immédiatewent aux, BxHnak^ et ^nic Grecs , par eeuxH^i aux ^yptiensy c'està ç« dei;nier.peuple çpm nous somnïes amenés à démandei' le secret de' ses sciences, de ses arts, de ses croyances. C'est lui qu'il nQus faut interroger , si nous voulons diH^er np^^^eccihes vers le plus anoîeii peuple '/dont
les éorivaèifi Gk|ssiques nous ^iitreti^«ierrt ; tei*$ celui cpi'ilà nouè^ présentgtit coMinë Torîgine de toute civiiisatioiLe» de toute tuiiiiÊa^.
•■ • , i . ri • »
Âncieauement , ni les Barbares, -^i ies Grecs , n'avaient la connaissance des dieux tels, que la théogonie nous les représente. Ces idées , si répandues dans la Grèce , lui venaiçnt de la Phéliiciè et de TÉgypte. « On trouve les fîâ.ts do^t je c parle, dit à ce^uietEusèbe^dans Sancboniaton, c historien antérieur, à ce que Ton dit ^ à laguerre € de Troie, et que Ton assure avoir ét^ un,iiomme € exact dans ses recherches sur la Phénicie. C'est € Philon , non rhébrçu , inais un plus réçei^jt .^- < pelé ordinairement Philon de Bibles qui nou;» a C traduit toute Thistoire de SanchQuiatoa du pké> « nicien en grec..» ^ ...:...,.
. Mâdkèttrciuseniqnt itous n^avôns pliiè- qu^in fragmentderouvvi^de ^i^oniàtbn J L*âstertipn d'£iisèbe. n ei^ est pas moins auissi préciMse qiie âoa témoi^age QSt respectable.
L'opinion de Fécrivain ecclésiastique nous con-
Préparatitm éfûc^ng^, Iâv. i, oh. 9.
àuk à exMwiw oeU^ du savant préwfoot àt \z société asMtiqae^e GulDoilta , William Jonaft. ^
« Gomme l'ïigypM paraît atoir été, dit-^il, k c grande som^e des connaissances de Toccide^t^ c et rinde celle des connaissances de Torient » il c peut être intéressant de savoir si les Égyptiens c communiquèrent leur mythologie et leur pbiiloc Sophie aux tndous , ou vice»ver$â^ Mais aucun c mortel ne connaît ce que les savante de Mem-* « phis ont dit ou écrit au sujet de llnde » et si ceQX € de Vâr^nès (Bénarès) ont assuré quelque çhqse
« cpnceirnant TÉgypte , cela est peu satisfaisant. »
Ce passage nous indique assez que c'est ailleurs que dans les récits historiques de ces anciens peupies, quMl faut chercher la vérité. L'astronomie édairànt la chronologie, semble destinée àsup« pléer àcette insuffisance des récits tronqués ou alterna» dwitJelepi^iieDOtts aipasjdépiMittlési Un
réwlte daa CHff^dilKW^ gép^praphiqucb dânâ Im^ quelles se troo^f^Qt le» p^ptea^ daesimUrtudep de langage , des analogies entre l^s croysmces^ Si Ton parvient à rendre ces similitudes évi«
1 WiLL. Jones, ^/«motr^* Jeaii<««l%'t; i, ^. «6».
dentés • il est .ioif^i^ible dene les^ pas croire émos^ nées d'ima «ource commune» S'il ièUwt effaotivo* meirt adoietti^ autant dîori^iaBsdklttiiatedt qa^ y a de peuples, le&ressemhUnoM^ nntéraèwres à
toyie comiQUiéciîticm^iie poniy^î^ "^6 <}ue l'effet <lu hasard jOrJa raJaon » refioae à adineltm, aiuwi momiiaeiit ne constate eu n» ^iq^MMi niéms'.une création nuibiple sardes pomis divers et éloj^éft , danedeaconditiQas:»iniJfthies> Odtté iQiiUîplJeiiié de germes; identiques, diqperséBao busard 4 serait w&aoomalîajdatts la àmplidîté «i Tunité qui président à Tovclre universel*
Désignons d'abeid les peuples eâbre lesquels onpwt cirooiiftœnre cette -redieiHAie. LesAsSyrims» les %y|tfieii&, les fbénKÎcosi, les Êihio^ piens * les diildéens^ Jm Pensef , : les €3îin<Âs^oMB tous aapîréià:oeiMe.|ii<i6rité d'oragiaer^l^sbnt lesi^ seuls entre lesquels on puisise isrimelira avec quelque fomkÉient. cette ea|àoe^4«Éto.
Diodore et d'autres historiens constaieiit ^que FËgypte a été peuplée et mflisèe^pardas hommes descendo&dœ akonlignesde rÉthiepie. Oeahommes s'avançaient prenant posseseion des terres que la mer abandonnait.L'écriture hiéroglyphique était récriture vulgaire en Ethiopie. J&ifin , tout
pwte à croire que llnde avhit fourni à l^thiopie ses lissées et ses sciences, les gymnosophistes y étaient établis comme dans Tlnde. Ekisèbe^ le Syncelie et d'autres Tattestent.
'- Ce simple aparçn nous conduit déjà à cette hy-^ pothèse : qu'entre ces peuples rivaux^ d'ancienneté ^ il pourrait y avoir unité, et que les pféten*tions pourrai^it n'être fùoAées que sur un oubli fortuit ou volontaire dès circonstances qui auraient prçsidé à leur établissement. Ëxanûnons attentivement, car on ne peut s'en rapporter stir parole à des^mvana» qui sont parties intéressées ou. se coiitredîsent à chaque pas«.
. La chr6n€^gie. très-embarrassée de l'ancxenne Egypte , ne peut être établie , on du moins tentée ^ q.u a l'aide /d'ub. petit nombre de documents tw wytLtnidicleiiFass^ ou peu d'acpotfd centre ëfiau Ge^ doQumfiaitSîfiéAt : ^ : ; -" . >>
l' Le talieausemimAired; Hérodote, en sqn second livre; .
2** Le fragment de Manethon ;
3*" L'ancieniie' chronique que le Syncélte oppose à ManethiHi ;
* VolNbIt, yffc/^frc^e* notiVttles, t. â, p. 289 et sui?.
4** Le fragment d'Ëratosthènes , liste des roiâ thébains que n'avait pas mentionnée Manethon ;
5* JKodore de Sicile, dont Fouvrage sert surtout à classer les matériaux fournis par les autres; enfin les passages conservés par quelques auteurs anciens, tels que Strabon, Pline, Tacite, Joseph, les livres juifs et un fragment anecdotique reproduit par Eusèbe. C'est le fragment de Sanchoniaton.
Le système des générations , introduit par Hérodote, et la durée des 541 règnes et pontificats^ V car ils sont en nombre égal, depuis Menés jusqu'à Sethon,* représente 11540 ans, nombre reçu, quoiqu'il renferme une erreur de 26 ans. Ce calcul présente des impossibilités qui empêchent dé l'admettre. Il confond les générations avec les successions du père au fils. Ces successions n'ont pas eu lieu, au rapport des prêtres, et nous voyons d'ailleurs des étrangers régner en Egypte, comme les 17 Éthiopiens.
La seule donnée à recueillir de l'exposé d'Hérodote ,* c'est l'exactitude historique , depuis Cam-
* VoLNEY, Recherches nouvelles, t. 2, p. 525.
* ibid., 527.
bysç, en remontant jusqu'au règne de Psamme' tiquev Av£mt ce prince, jusqu'à Mœris, il n'y a pas précision suffisante pour dresser une édbieUe suivie. Au-delà de ]Mœris» ce sont des récits ^bso^ lument vagues; le seul point déterminé, avec une sorte de certitude, est l'existence du conquérant Sésostris , entre les années 1300 et 1550. Point
de doctrine, constant chez le? ^avan4;s d'Ëgyple au
temps d'Hérodote.
Les différentes cppiesde Man^rthon, ou listes d'après Manethon ^ ne sont pas d'accord entre qlles. * Prenons pour base une époque importante de l'Egypte ancienne , celle de l'invasion des pasteuri?. On trouve , pour cette époque, une certainer concordance.
L'ancienne chronique, citée par Manethon dans k Syncelle , donne l'an 1851.
Eusèbe, dans le Syncèle. .... 1830.
Eusèbe , dans la chronique de Scaliger. 1807-
L^historien Joseph, en prenant soin d'expliquer son calcul , se rapproche de cette dernière supputation. On arrive , avec Volney *, à 1795 ans.£n
* VoifïEV, Jieeherches nouvelles, t. .2, p. 354. « /Wcî. ,564..
résuttftt , on peut fixer «ette aiVMion despai^tetir» del800àl810i <
Mahetlibn les dit Arabes , . Africànus ki^ dil Phéniciens. H n^y a poîiit ià de contradietîoii poup nous, car les Mii^Mciens sont> et nous rétablirons, d'origine arabe. *
D'après tout ce que nous ayons dit du désordre et de^ coi^tFàdictioiis^^de la liste d'Àfricaiitt&/ coi»: piste apparentée Mâbethon, nous aycms droit de > croire qc^ la dynastie des potsteori» a été la borni» historique des savants de Mempfais ; les rois Thé^ bains V àu^d^à de cette époque, n'y figuréni point ; et la liste d'Jlratosth^es^ copiée par Apurf-t lodore, m'est pas complète* Pour sortir de cette dilBculté , il la«t avoir recxmrs à Dîodore.
Gâ historien nous donne comme résultat de ses recherches et comme un fait non conle^té de son temps : * '
c.Qise le royaume de Thèbes fui le, premier « civilisé et le plus célèbre de toute l%yp(te. Ià < v9Ie de Thèbcis , àk4\ , fut fondée,: selon que^ € ques-uns , par le dieu Osîris lui-môme qui lui