‹ Histoire de La Flèche et de ses seigneursChapitre 19 sur 251 · COMTES DU MAINE · texte numérisé non relu

COMTES DU MAINE

il nous paraît ainsi parfaitement prouvé que le premier comte du Maine était issa de la famille David déjà à cette époque riche et puissante , que dans ses chartes il signait Hugues, et gouverna le Maine de 957 à

Son fils Hugo-'David fi^lius lui succéda de 970 à 1015 et eut pour fils Herbert, dit Eveille-Chien, comte du Maine de 101 5 à 1036(1). Hugues II (qtie Dom Piolin nomme Hugues I^') eut de longs différents avec Avesgaud , évéqne du Mans , de la maison de Bellesme comme son oncle et son prédé- ^cesseur Sigefroid. Les Angevins nourrissaient depuis longtemps des vues ambitieuses sur le Maine. Foulques-le-Bon , tout pacifique qu'il était, parvint à limiter l'autorité de ses comtes. Foulques-Nerra, hardi, cruel, dissimulé, alliant à des passions brutales une sorte de piété superstitieuse , était un des types les plus remarquables des farouches barons du moyenâge. Voulant prendre l'avance sur les Normands qui, de leur côté, guettaient leur proie , il entreprit d'envahir la province et contraignit Hugues à lui rendre hommage et à se reconnaître comme son vassal. Ce fut peutêtre alors que le comte d'Anjou fit confirmer par le roi les droits qu'il prétendait avoir sur le Maine et qui, du reste, paraissaient avoir été déjà accordés à son père par Lothaire. (Ainsi s'exprime à se sujet Dom Piolin.)

De toas les documents connus , il résulte donc que le Maine dés lors et peut-être depuis longtemps ne formait pas un comté indépendant comme l'Anjou, la Normandie, la Bretagne et autres grandes provinces, mais relevait plus ou moins directement soit de l'Anjou soit de la Normandie.

Il est important pour la suite de ce récit, qui se trouvera rempli par les actes et faits de guerre des seigneurs de La Flèche, que ce point historique soit établi sur des bases aussi certaines que possible.

Tout est incertitude et ténèbres dans ce qui a trait à ce X"^® siècle qui devait, suivant la croyance commune, se perdre dans la fin du monde. Sous le coup de ces terribles mots mal compris : et càin consummati fuerint mille anni, le monde ressemblait aux convives du festin de Balthazar, effrayés des lettres magiques qu'interpréta Daniel. « On priait, dit Godart- « Faultrier, on se préparait à la mort dam les monastères, mais on ne ces- < sait pas de guerroyer dans les châteaux ; les hommes d'armes couraient « la campagne. La mort sur le champ de bataille leur était moins effrayante

(1) Charte par laquelle Herbertug-Evigilans-Canetn (Herbert-Eveille-Chien), voulant remerricr Dieu d*ane victoire qu'il venait de lui faire remporter sur Odone Campaniensi (Odon de Champagne) qu'il avait fait prisonnier, donne à sa chapelle de Saint-Pierre^e-la*Conr fiUamqw dieitur Corognis (Cognera) avec l'église, le four, des prés et tous les droits et couUimes qu'il y possédait, et de plus les terres de Jupedel et de Montepole. La famille de Champagne est une des plus illustres et des plus anciennes de la province du Main^ Cçtle charte authentique viendrait, au besoin, prouver qu'elle était la puissance (tç ses aettbres.

Pièces do commencement du XI^^ siècle. ^ (Archives du MansJ

« que l'an mil,... de là l'esprit belliqueux que l'on observe en Anjau vers « la fin du X^ siècle, sous le règne dt Geoffroy-Grisegonelle; mais de là « aussi les tétièbres qui ne nous permettent qu'imparfaitement de saisir « dans les auteurs du XIl^ siècle les faits et gestes des guerres du A'"«. »

« Telle était, du reste, nous dit de son côté Dom Piolin, la triste condi- « tion de ces temps, oà cent autorités rivales, indépendantes de tout pou- « voir central, s'élevaient au détriment les unes des autres. Les inimitiés « entre les familles puissantes prenaient ordinairement un caractère « d'acharnement qui se transmettait de génération en génération, et se « terminaient le plus souvent par un événement tragique. Il ne faut pas' « attribuer la rivalité qui régna entre les trois évêques sortis de la maison « de Bellesme (Sigefroy de 960 à 995 — Avesgaud de 995 à ^ 035 — Gervais « de ^035 à ^055) et les comtes du Maine (Hugues-David, Hugues II, Iler^ « bert'Eveille-Chien) uniquement à l'antagonisme de ces deux famillzs. « Dans d'autres provinces , on trouve à la même époque des exemples de « pareilles luttes. C'était tm temps de révolution et de bouleversement « social oà les hauts feudataires cherchaient à établir leur omnipotence « au mépris de toutes les lois promulguées par les princes carlovin- « giens. »

Tout ce qui précède, écrit toutefois par le bénédictin sans application directe ni arrière-pensée, nous permet d'affirmer à cette heure , nantis que nous sommes par des preuves hélas! bien récentes, que toutes les fois qu'un vieux trône fléchit sur sa base et définitivement s'écroule, la société tout entière se sent ébranlée jusque dans ses fondements.

Mais Herbert-Eveille-Chien n'accepta pas la position que lui avait faite les événements. Impatient du joug que le vieux Foulques, comte d'Anjou, avait imposé à son père, il se mit sur le pied de guerre et tint les angevins dans de perpétuelles alarmes : de là ce nom d'Eveille-Chien (Evigilans- Canem), qu'il accepta comme un titre glorieux, puisqu'il le prend dans ses chartes : « Nam post mortem Ilugonis patris sui, dit Orderic Vital, quem « Fulco Senior sibi violenter subjugarat, in eumdem armn letans, noc- « turnas expeditiones crebrb agebat, et Aftdegavemes homines et canes in « ipsâurbe, vel in munitionibus oppidis terrebat, et horrendis ojsultibiis « pavidos viGiLARE cogebat. »

Tel était le comte dont Lancelin de Beaugency, père de Jean de La Flèche, épousa la fille : pour l'honneur de nos seigneurs, nous devons dire qu'on le croyait sorti de la race de Charlemagne. « Ex prosapiâ (ut fertur) Caroli « magni originem duxit. » Il mourut le même jour que son antagoniste Avesgaud, le ^3 avril 1036. Avesgaud, en revenant de Palestine, tomba malade à Verdun et y expira le 27 octobre.

Comme comte du Maine , Hugues III, fils d'Herbert Eveille-Chien, tient une place assez insignifiante. Gervais venait de s'asseoir sur le trône épis-

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copal da Mans en môme temps qii*Hugues , qu'il avait tenu sur ies fonds du baptême (4), succédait à son père. Herbert, surnommé Baccon, grandoncle paternel du nouveau comte du Maine encore enfant, prit les rênes du gouvernement. Ce tuteur, dont la vie et les mœurs furent sans tache, ne put rester longtemps d'accord avec le nouvel évoque dont les partisans cherchaient à le rabaisser aux yeux des Manceaux, en disant que non-seulement le prélat était le plus riche , mais encore bien autrement brave qu'Herbert : <r trait de mœurs, dit Dom Plolin, qui fait comprendre quelle idée les < masses se faisaient de la hiérarchie sacerdotale de ces temps. »

Cette rivalité dura jusqu'à la majorité de Hugues, qui avait épousé la veuve d'Alain, comte de Bretagne, Berthe^ sœur de Thibault, comte de Blois. Nous avons dit quels furent ses enfants ainsi que leurs alliances.

Comtes de Belleshe ou Bellême. — L'histoire de cette famille célèbre mériterait certainement d'être écrite : tous ses membres furent l'expression la plus nette du type féodal exagéré souvent par le mal. U semble qu'une fée maligne se dressait devant le berceau de ces seigneurs et détruisait par l'octroi des dons les plus redoutables tous les etîets des éminentes facultés dont la plupart d'entre eux étaient doués.

Nous ne devons pas perdre de vue que le domaine des comtes du Maine, parmi lesquels nous compterons bientôt Hélie, seigneur de La Flèche et fils de Jean de Beaugency, fut un objet constant d'ambition pour les princes d'Anjou et de Normandie , les comtes de Bellesme et d'autres encore à une époque où le pouvoir central n'était pas assez puissant pour maintenii:. les droits des grands vassaux.

Nous ne pouvons mieux faire qu'en suivant mot à mot l'exposé succint que fait Dom Piolin dans son histoire de l'église du Mans des efforts des comtes de Bellesme, qui excellaient dans l'art de fortifier les places, et joignaient à un courage et à une force physique indomptable le génie de la guerre et des combinaisons politiques.

Us aspirèrent tous à la souveraineté; ils échouèrent, parce que beaucoup d'entre eux ne purent pas mettre un frein à leurs passions féroces que leur astuce et leur habileté rendaient encore plus insupportables aux peuples.

La maison de Bellesme , l'une des premières , manifesta des désirs d'agrandissement sur le Maine ; elle entreprit de s'y établir par la voie de l'Eglise, et nous voyons, en effet, trois de ses membres occuper le siège épiscopal

(1) Les BoUesme, aidés par les évéqaes de leur nom et de leur saog, prenaient une grande iofloence parmi les membres du clergé du Maine, ce qui inquiétait rivement Herbort- Ereille-Cbien. Cependant, dans un intervalle bien court de paix, il fit une avance très flatteuse à la maison de Bellesme; ayant en un fils, il invita Gervais, neveu d'Àvesg&nd , k itniT cet enfant sur les fonts sacrés. Mais la guerre éclata de nouveau et Tévéque fut obligé de se retirer dans son château de La Ferté-Bernard imprenable, à moins d*un siège dans les règles, et Tun des chefs-d'œuvre de fortification do cette famille si experte dans cet art. (Dom Piolin).

du Mans pendant 95 ans. Elle possédait le comté du Corbonnais, la plus grande partie du Perche , la vicairie du Sonnois , le territoire de la Ferlésur-Huisne (La Ferté-Bernard).

Sigefroy, évoque du Mans, eut trois frères : Rotrou, comte de Mortagae, mort jeune ; Yves de Creil , plus connu sous le nom d'Yves l^ de Bellesme, qui jouit de la seigneurie de ce nom et augmenta beaucoup les possessions de sa maison; et un troisième frère dont on ignore le nom, mais auquel les évoques de Chartres inféodèrent les cinq baronnies du Perche-Gouchet et qui devint la tige des seigneurs de ce nom. Nous devons donner ici une idée du caractère de Sigefroy. Ce prélat mit le comble à ses crimes en épousant publiquement une femme appelée Hildeburge, dont il eut plusieurs enfants ; tous moururent , dit Dom Piolin , à l'exception d'un fils, nommé Albéric, auquel, par le moyen d'actes frauduleux, il composa un apanage de terre appartenant à l'Eglise. Il confisqua deux domaines donnés par Saint-Domnole aux chanoines de Saint-Vincent, Sarcé (Sarciacum villa) et Coulongé (Colongiacum villa), situés près de May et.

« Yves de Bellesme était, dit encore Dom Piolin , chef des arbalétiers à la « Cour de Louis d'Outre-mer, emploi qui lui conférait la direction de tous les « ouvrages de fortification des places et des châteaux , etc. » Cette charge ne fut créée que sous Louis IX; mais Yves de Bellesme remplissait des fonctions à peu près analogues (4). Nous ne pensons pas qu'il portât ce titre , mais ses fonctions étaient probablemement analogues , en partie , à ce que furent plus tard celle du maître des arbalétiers institué par Saint- Louis. En tout cas, il transmit son talent d'ingénieur à ses descendants; car on admire encore les débris grandioses des forteresses formidables dont ils couvrirent une partie du Maine et de la Normandie. Yves réunit dans ses mains la seigneurie de Mortagne, qui était échue à son frère Rotrou, ainsi que Nogent-le-Rotrou et ses dépendances. Il mourut, au plus tôt, en 997, alors qu'un de ses flls Avesgaud était évèque du Mans. Il laissa cinq enfants : Guillaume , qui lui succéda dans la seigneurie de Bellesme ; Avesgaud , qui devint évéque du Mans et seigneur d'une partie du Sonnois et du territoire de la Ferté-sur-Huisne ; Yves, que l'on croit la tige des seigneurs de Chàteau-Gonthier et de Nogent*le*Rotrou ; Godehilde, qui épousa Albert, sei-

(1) L*art d'attaquer et de défendre les châteaux et les places ne fut pas négligé sous les rois de la seconde race; on suivait à cet égard les traditions romaines. Tous les engins employés par les Romains le furent par les Mérovingiens et ensuite par les Carlovingiens.

L'arbalète était une arme déjà connue sous ces derniers rois; on s'est trompé en affirmant, d'après le témoignage de Guillaume-le-Breton, que cette arme ne fut connue que sous Philippe-Auguste. Mais la charge de maître ou chef des arbalétiers ne fut établie que par Saint-Louis pour commander les arbalétiers à pied et à cheval, les gens à pied, les archers, en un mot tout ce qui ne faisait pas partie de la cavalerie; sous ses ordres se trouvaient les ingénieurij les charpentiers, les mineurs, les maUres de VartHlerie, (Daniel, Histoire de la milice — Boutaric, Institutions militaires de la France).

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gneur de la Ferté-en-Beauce ; et enfin Hildeburge qui fut mariée à Aymon , smgneur de Châtean-du-Loir, mère de Gervais , successeur de son oncle ATBSgaud dans la Chaire épiscopale du Mans et aïeule au maternel de la femme d'Hélie, seigneur de La Flèche , dont le sang, en partie des Bellesme, perdit, an grand avantage de sa postérité, le caractère particulier que l'histoire atiribae à celui qui coulait dans les veines de ces redoutables barons.

Yves dut le territoire d'Alençon et une grande étendue de terres sur la frontière de Normandie à charge d'hommage au souvenir reconnaissant que conserva Richard, duc de celte province, pour le service éminent que ce seigneur lai avait rendu en le délivrant des mains de Louis d'Oulre-mer. Ce prince , oubliant qu'il devait à un duc de Normandie son rétablissement sur le trône , retint en captivité le fils de celui-ci encore enfant.

Gaillaume, dit Talvas, premier du nom et son fils aîné , lui succéda dans ses principales seigneuries , et vécut du temps des rois Lothaire , Louis Y, Hi^aes-Capetet Robert, dont il suivit le parti. Il fut souvent en guerre avec Robert , duc de Normandie , auquel il refusa l'hommage de la seigneurie d'Alençon ; ce qui l'obligea, vers 4026, à faire bâtir le château de Domfront pour défendre ce pays, qui n'avait alors aucune forteresse. Il eut à se repentir de ne pas avoir voulu continuer avec les ducs de Normandie les bonnes relations établies par son père , car ayant voulu entraîner dans son parti le comte du Maine, sur son refus, il envoya avec ses deux fils des troupes pour ravager les terres du Maine et de la Normandie. Le duc Robert et le comte du Maine s'unirent pour les repousser et les atteignirent près de Blavou, hameau dépendant de la paroisse de Saint-Denis-sur-Huisne. Dans ce combat, il perdit l'aîné de ses fils Foulques , le second, Robert, lui fat rapporté dangereusement blessé. Il sesang-mila, dit la chronique, et il en mourut.

De Mathilde sa femme , sortie , dit-on , de la race du fameux Ganelon , il eut cinq fils : Foulques, qui fut tué, Guarin, Robert, Guillaume, dit aussi Talvas , et Yves. Guarin et Guillaume seuls ont eu postérité et ont partagé la maison du Perche en deux branches.

Guarin, Guérin ou Warin fut seigneur de Domfront, que son père lui donna en le mariant avec Mélicinde , vicomtesse de Châteaudun. De ce mariage sortit Geoffroy, premier du nom, vicomte de Châteaudun , et de celuici ces Rotrou , comtes de Mortagne et du Perche , si célèbres dans l'histoire.

Guarin mourut avant son père; Robert de Bellesme, aussitôt après la mort de Guillaume , s'empara de Domfront sans égard pour les droits de ses neveux. Il fit continuellement la guerre contre le duc de Normandie et le comte du Mans. Fait prisonnier dans un combat près de Ballon , il fut assommé dans la prison où il était retenu par deux chevaliers dont le père et le frère avaient été pendus par les gens de son parti — ut porcum tnac^ Uiiûerv/nL

Guiltaume son frère, deuxième da nom, recveilUtsa succession. C'est loi qu'on nomme proprement Tahras , soit qn*ii prit ce nom d'uHe sorte d'éc« pesant et massif ainsi appelé, soiten raison de la dureté de son caractère — qui pro dtmtiâyjwre Talvatius voeabaP^r (1). — C'était un monstre de cruaoté.

Il avait épousé Hildeburge, fille d'un noble chevalier nommé Amulphe, de laquelle il eut un fite de même nom et une fille appelée Mabîite. Sa femme n'approuvant tous ses projets d'envahissement, il la fit égorger ou étrangler en pleine rue — Sed quoniam mulier prcsdicta bem morigerata eraty et Beum fer venter aniabat, diris mariti facHonibus non consenPiebcU. Quapropter ipse eam abominatm est vehementer. Denique in via feeit eam subito strangulare (\).

Ce qui date bien cette époque de violence, c'est qu'il put épouser peu de temps après Hadeburge , fille de Raoul , vicomte du Mans. II invita à ses noces tous les seigneurs de la province, et entre autres Guillaume, fils de Giroie, l'un de ses plus braves chevaliers, auquel il dîevait la plupart de ses conquêtes. Talvas lui fit d'abord la réception la plus démonstrative, puis ordonna de l'arrêter pendant qu'il était lui-même à la chasse avec ses convives. Ses satellites trainérent le malheureuK chevalier dans la ooar, lui crevèrent les yeux et lui coupèrent le nez et les oreilles.

Guillaume Giroie allase réfugier à l'abbaye du Bec, où il se filmoine. L'indignation fut générale- : ses sujets et même son fils se soulevèrent contre lui. — contra Taltatium in ira exat^erimt , et tuk nefas uldsaiconati sunt, — Il dut s'enfuir et termina ses jours dans l'exili, en 40481 Arnulpbe, son fils, qui lui rassemblait, mourut promptement, etMabille, bientôt héritière de tous les biens de la. maison de Bellesme, épousa Roger dé Montgommery, vicomte d'Hiesmes, puissant seigneur tànt< en France qu'en Angle*» terre. Il mourut en 4094, environ sept ans après Guillaume-le-Conquéranl.

Quelques années auparavant Mabille avait été étranglée dans le bain par un: chevalier nommé Hugues, auquel die avait enlevé un château. Elle avuit donné à; son' mari plusieurs enfants des deux sexes , parmi lesquels Robert de Bellesme, dont nous aurons beaucoup à* parler et quiieut tonte sa^ vie les armes à la main. (Notice sur les seigneurs de Domfront, par Julien > Pitafd , seigneur de Bondé et de Saint*Jean-du*Corail, Alençon):

Les Bellesme portaient d'(»rgent à trois chevrons de gueules.

(1) Orderie Vital.

(2) Historiœ Normannorum Willelmi Gemmetisensis monachis.

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