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A la fin de la même année , le général Maiziëre fui nommé Secrétaire général de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur. Il remit le commandement provisoire au colonel de Robernier, qui l'avait loyalement secondé par son dévouement , joint , comme nous l'avons dit , à une instruction des plus variées. Le \^ mai , l'arrivée du général Cœur, qui devait suivre exactement la ligne tracée par son prédécesseur, fut accueillie comme un bon augure pour l'avenir.
Les efforts faits par le général Maiziére , ses démarches sur les lieux mêmes depuis qu'il était établi à Paris , attirèrent l'attention du Gouvernement sur les observations que nous avions consignées dans un mémoire dont tous les termes avaient été soigneusement étudiés par ce chef si zélé et si bienveillant.
L'Empereur avait renvoyé au Ministre de la guerre , pour l'examiner, le mémoire définitif que nous avions établi avec le général Maiziëre. (1)
Le Ministre de la guerre, de son côté, l'avait remis, comme c'est l'usage, au bureau compétent pour qu'on lui fit un rapport circonstancié sur la question. La lettre suivante indiquera la marche qu'on fit suivre à cette affaire; elle a toute son importance, parce qu'elle indique qu'on voulut un instant suivre nos conclusions et mettre le Prytanée dans l'exception. Cette lettre nous était adressée par le général Faverot de Kerbrech, dont le fils, maintenant officier supérieur de cavalerie, était alors élève du Prytanée :
« Dans une première conversation, j'ai appris qu'on travaillait à un « rapport au Ministre; mais j'ai jugé qu'il serait défavorable. Dans une « seconde entrevue , j'ai su que le rapport était prêt et dans le sens que je « viens de dire, mais qu'on venait de recevoir une note de M. Blan- « chet, l'inspecteur général , (2) que vous avez vu à La Flèche, et, par suite,
(1) Le général Maiziére nous écrivait en date du 4 février 1853 :
« J'ai rencontré enfin le général Canrobert et pu causer avec lui de notre grande question.
ff II a soumis votre projet à l'Empereur; mais, ainsi que je l'avais prévu, cette commuai-
« cation, au milieu des préoccupations matrimoniales, n'a pas eu de résultats. L'Empereor
« a dit au général Canrobert qu'il portait beaucoup d'intérêt au Prytanée militaire, pépi-
« nière de bons officiers, et qu'il comprenait bien toute l'importance d'en envoyer le pins
« grand nombre possible dans l'armée, mais qu'il renvoyait au ministre l'examen de cette
M affaire ...
« Général Maiziàrb. >
(2) An moment de la confection de ces rapports , confection qui préoccupait beaucoup la direction du personnel de la guerre (général Peyssard et le commandant Trochu), le ministre envoya à La Flèche M. Blanchet, inspecteur général de TUniversité, qui, à son arrivée, fil demander un entretien à M. de Montzey :
« — Vous me prouvez par noms et par chiffres que, comparativement depuis 30 ans, |Mr « le système ancien que vous réclamez, La Flèche a fourni à l'armée plus de généraux qu« « le concours extérieur : j'en conviens, fils de soldats, l'épéeà la main, élevés militairement « dès l'enfance, vous devez prendre l'avance et vous l'avez prise : mais ne donnez-rous « rien à la science?
« — J'attendais votre objection, répondit M. de Montzey, La Flèche, et je vous U « prouve, a encore la supériorité pour les officiers supérieurs d'Etat-majpr.