DÉCURATION DE U BARONIE DE LA FLÈCHE
1<» Les chastels et ville comme ils se poursuivent. — Plusieurs places vides à La Flèche et, en outre, la censive (1) sur des maisons et estagiers (2) de La Flèche. — La place entre le pont-levis du château et le pont de la barrière de devant de ce château où étaient le four à ban (3) de la ville et une maison démolie pour cause de guerre. — La place de derrière Thôlel de feu Jean Brefert que Ton appelle le Marché aux Chèvres. — Deux petites places. Tune qui joint la rivière du Loir d'un côté et d'autre côté à la place qui fut feu Herbert du Faux ; l'autre place joignant à ladite place d'un côté et d'autre côté à la place Jean Bréfert. — Une place séant Vesnetelles que voulait tenir Jean Mery et depuis Reboul Bremenzon. — Une place qui fut Boillièvre, joignant d'un côté au courtil Jean Durand et d'autre côté au courtil Mésengeau. — I? chemin entre deux aboutissant par devant la rue Manselle et par derrière au courtil Mésengeau et au courtil Desourmes. — Le chemin entre deux la place devant l'église Saint-Tho-
(1) Gensire (fundus f>estigalis) c'était réteodae d'un seigneur «uquel il était dû des cens. Le cens est la charge sous laqueUo un seigneur donnait un héritage.
(3) Estagiert, gens demeurant dans la ville d'estage logement.
(3) A Ban, Banal ; banal se dit pour les choses et signifie — qui était dans l'étendue du lieu où les rassaux devaient payer quelque droit au seigneur et qui était commun à tous i eeox qui demeuraient dans ce lieu, en payant ce droit. {On e$t obligé de cuire aufoiv banal, et moudre au moulin banal, etc.)
âS6 LA FLÈCHE ET SES SEIGNEURS.
nuu et la rue par laquelle on va à /a Maladrerie ou soûlait être le pilori d( la ville. — La place qui fut Jean Lemaczon aboutissant sur la me pai laquelle l'on va de ladite église de Saint-Thomas à la Maladrerie de li Flèche.
S*" Une muUon, mazerie et jardiQs comme ils se poursuivent, appelée les hôtels et jardins au vicomte et au derrière d'iceux une pièce de pré Luneao contenant une journée de cinq hommes faucheurs ou environ.
3<> Les halles et prévosté de La Flèche avec les coutumes, trépas et acquits, confiscations, forfaitures, avant\ires et autres droits lui appartenant.
i^ Le four à ban de La Flèche avec les maisons , fourneaux et autres droits appartenant au seigneur, lequel four est en ruine par suite de la guerre et sans revenu.
5° Devj! moulins sur la rivière, la maison et les courtils des meuniers bâtis su^ nie devant le château, comme ils se poursuivent.
6» La garenne à eau depuis les moulins jusqu'à la garenne donnée par les prédécesseurs aux Religieux et abbé du couvent du Mélinais, qu'ils ont fondé, c'est-à-dire depuis le moulin de Polers (PouUié) jusqu'au port Chevache. (4217, Raoul de Beaumont.)
7° La garenne à eau, de l'autre part, desdits moulins depuis ces moulins jusqu'au moulin que les prédécesseurs ont donné en la rivière du Loir aa prieur et frères de la Maladrerie qu'ils ont fondée (Saint- Jacques), depuis les grands moulins du château jusqu'au moulin de Pincé avec réserves de ce droit quand il (le seigneur) viendra à La Flèche. Dans toutes ces garennes on ne pourra y tendre ; les seigneurs ou préposés ont seuls le droit de le faire.
W* Le moulin à drap sur la rivière du Loir devant le château affermé i rente.
9° Le seigneur peut faire aborder près du pré Lineau ou Luneau les chalans (bateaux) descendant sur Angers et faire élargir les portes pour que ces chalans puissent passer à leur aise et avoir coutume des denrées.
40» Fortt du Mélinais^ les fays du Douvereau et de Mozay, les land( d'Anniron appartenant à ces forêts durant quatre lieues de long, commen^ çant à la plaine de Landelle en la paroisse de Cré et s'achève au gué Melion au-dessous de la rivière de Beschet près Thorée, herbages, mest^ nages , pannages et autres droits appartenant auxdites forêts et deffa; Droits divers pour ceux qui mettent leurs bestiaux.
140 Pré des faucheurs dans la forêt ; défense de pâture.
48* Droit de tendre et chasser toutes bêtes dans les buissons de BrHl, la Houssaye , Marolle , la Garde-Chamaillard, la Tiernay, la Garenne Fougeray, les bois de la Gautrais, Clergeon, Rousselière, la Guérinièi ChâteaurB:>usset, la Nuitière, le Doussay, la Chambre de la garenne Villiers, ta garenne des Saris qui est au sire Dassé Lalande, les épinais
APPENDICE. — JEAN II, DUC D'AJ.ENÇ0N. 227
PoulUen , le bois de Verrière , la Motte-Lubin des Puis et le bois aux mor- Iodes. Nul que le seigneur n'a le droit de chasser, sinon le sire Dassé, dans la garenne des Sarts qu'il tient du seigneur à foi et hommage.
43<> Le seigneur a le tiers de la coupe des bois de la Garde-Chamaillard , quand il est vendu.
U<> Le seigneur a le droit de faire découpler ses chiens dans le bois de Coulaine et par la châtelnie du Lude tenue de lui à foi et hommage pour la baronie de La Flèche et par la terre du chapitre de l'église de Saint- Martin de Tours.
45<> Le commandeur de Thorée (de l'ordre des religieux hospitaliers de Jérusalem) ne peut chasser ni tendre dans la terre <le l'bOpital de Tborée le même jour que le seigneur.
4 60 Droit de juridiction des forêts.
17^ Droits du seigneur d'avoir foire et marché à La Flèche le jeudi de diaque semaine pour marché et foires cinq fois l'an à la Saint-Jean-Baptiste, à la Saint-Barthelemy , à la Saint-Siman'Iude , à la Saint-André et à la Saint-Thomas et des profits qui y appartiennent. La coutume de la Saint- Simon est à la Maladrerie de La Flèche, la coutume de ladite foire Saint- André est au prieur de Saint-André et la coutume des foires de la Saint- Barthelemy et de Saint-Thomas est commune entre le prieur de Saint- Thomas et le seigneur, qui prend le X<"<> jour de l'an toutes les coutumes des deniers trespassant par la ville de La Flèche et le X"«jour de l'an le profit desdits moulins de La Flèche, lesquels droits dessus dits, mes rpédécesseurs leur doivent et les tiennent du seigneur en garde et en ressort et au service divin.
18" Le prieur de la Maladrerie a chaque année au terme de Noël et de Pâques par moitié deux septiers de froment et deux septiers de mouture sur le droit et portion des meuniers faye desdits moulins de La Flèche que la paye des anciens seigneurs en trait à eux du moulinier faye desdits moulins et en font par chacun un de reconnaissance à chacun desdits termes nne miche et une chopine de vin.
49« Droit de faire férir la quintaine en la rivière du Loir de 7 ans en 7 ans le dimanche après la Pentecôte tous les bouchers jurés de la ville et qui vendent chair en les halles et qui en ont vendu en dedans de sept ans, ainsi aussi à tous les pécheurs qui pèchent ou ont péché , tendu ou pris poisson dans les eaux de Senayges, qui sont appelées les eaux communales, le doivent férir et , en outre , paient par chacun un cinq sols au prévost de La Flèche au jour de la Mavresche ^ aussi vendant poisson en ladite ville doivent férir ladite quintaine et est au choix des dessusdits qui doivent férir ladite quintaine de prendre un pot ferré que leur baille ou offre à bailler le sénéchal juge de La Flèche ou de prendre une lance de bois laquelle mon «égrayer de la forêt de Mélinais doit essayer et secouer par trois fois et s'il
la rompt ou la brise, il en aura quatre deniers et s'il ne la rompt, elle se passera ; il faut que celui qui doit férir la quintaine la rompe contre le pal de la quintaine à un des trois coups et s'il ne le fait il paie au seigneur trente-six boisseaux d'avoine, et s'il prend le pot au sénéchal, il faut qu'il le fasse tenir contre le pot de la quintaine à un des trois coups , et s'il le fait, il est quitte en payant un denier au sénéchal , et s'il ne le fiut, il paiera au seigneur trente-six boisseaux d'avoine, et doivent avoir les dessus desdits les talons ors du bout du chalon et s'il arrivait qu'un d'eux rompit le pau au sénéchal contre le pot de la quintaine et que le pot de la quintaine rompit, le sénéchal aurait perdu ses meubles envers le seigneur et seroil iceluy quitte qui ainsi l'aurait rompu.
20" Le seigneur nommait au bénéfice de l'aumônerie de La Flèche. (Petit hôpital autrefois placé où se trouve la caserne.)
24° L'abbaye de Sain^/ean-du-Mélinais et le prieuré de la Maladrerie de La Flèche.
22° Quatre hommes nommés Fayez , Richard Bréfer, Rouslin Legoust, Jean Gueneriau et Perrot Alocheau, francs de la Toussaint et de toutes coutumes dans La Flèche ou dans la baronie; ils avaient différents droits pour bois dans le Mélinais et étaient tenus à différents services pour le seigneur, faire rentrer les tailles, requérir des hommes de service pour l'ost du seigneur, arrêter et garder les sujets du seigneur au cas où ils atta* queraient ses gens ou ceux des princes, conduire de La Flèche à Angers ou au Mans ce qui appartient au seigneur en recevant 12 deniers par jour, garder les prisonniers dans leurs mains, les conduire aux juges.
23» Le seigneur a un bannier qui crie les bans et doit pendre ou faire pendre ceux qui sont jugés à mort, essoriller, espeter et ardoir les larrons ou larronnesses et doit couettes , draps , tenailles et les chevaux par ladite ville aux prévôt et sergents....
Les quatre pairs du baron de La Flèche sont les seigneurs de Bonne/on-laine, iePoulliers, des Pins et desSars — hommes de foi lige doivent 40 jours d'ost, quand le roi fait savoir que les vassaux doivent aller à la guerre.
Le seigneur du Lude, homme de foi simple doit foi et hommage ; il n'est dit que voisin et non sujet de La Flèche ; mais sujet et homme de foi pour le vicomte de Beaumont au regard de son chdteau de Beaumont.
Le seigneur de Clefs, 40 jours d'ost. Il doit peindre le pal à férir la quintaine et doit mettre deux sergents à garder la forest et tenir toutes les causes de la baronie de La Flèche excepté les causes de la prévôté.
Le seignev/r du Plessis — Le seigneur de Cré et de Fougère, le sire d\Assé
— Dame Marie des Bans, femme de feu Hardouin des Roches 40 jours d'osi
— Dame Raoullette de Montalays, femme de foi lige de sa terre de Bazouges, appelée la Barbée, 40 jours d'ost — Jean Dosdefert — Le seigneur d^