VARENNE, VINGT-SIXIÈME SEIGNEUR
(Engagiste, de 1616 à 1656.)
Nous ayons mentionné le mariage de René de la Yarenne , sa nomination au gouvernement des ville et château de La Flèche ; depuis cette époque jusqu'à la mort de son père , il porta le nom et le titre de baron de Sainte- Suzanne. Quoique cadet , il était entré dans tous les droits de -son aîné, Févêqué d'Angers, qui y avait renoncé en sa faveur.
Sa position était considérable , parfaitement établie au lieu même de son origine paternelle et maternelle. Il ne parait pas être intervenu dans les affaires publiques du temps, en dehors du cercle où il s'était renfermé pour jouir paisiblement de sa grande fortune. Il eut cependant bientôt à donner dfô preuves de sa fidélité au roi Louis XIII , fils du monarque bienfaiteur de sa famille.
Six années après le voyage en Anjou du roi et de la reine, alors régente, ils s'y retrouvaient séparés , et tous les deux dans des conditions bien différentes.
Après la mort de Concini et de sa femme, Marie de Médicis, en 4647, avait été reléguée à Blois. En 4649, elle s'en échappa et se retira à Angouléme avec l'aide du duc d'Epernon , qui avait quitté la Cour. Ce fut alors que le duc de Luy nés fit venir d'Avignon Richelieu, évoque de Luçon, alors en disgrâce, et qui persuada à la reine de se rapprocher du roi. L'accord se fit à Angoulôme par les soins de ce prélat, qui posa dans cette occasion les premières bases de son crédit et de sa puissance.
En 4620, la reine, conseillée par ce futur premier ministre, qui voulait se rendre nécessaire à la Cour, et mécontente d'ailleurs de l'inexécution du traité d'Angouléme , ralluma la guerre, espérant être soutenue par les grands du royaume.
René de la Varenne ne put défendre La Flèche ni son château contre te troupes de la reine, qui, inutilement, le somma de lui rendre Sainte- Suzanne ; cette forte position militaire avait soutenu au moyen-âge , comme depuis, du temps de la Ligue, plusieurs sièges célèbres : < Je ne reconnais « personne, répondit le seigneur de La Flèche, que le commandement da « roi, et je mourrai plutôt que de laisser entrer autre que Lui dans mon « château de Sainte-Suzanne. » (1) (2) En vain on chercha à le séduire à j Angers.
La reine Marie de Médicis était à La Flèche le 25 juillet 4620. Elle ne voulut pas que le collège fondé par son royal époux éprouvât le moindre dommage par suite des désordres inévitables de la guerre.
La sauvegarde que nous transcrivons ici est intéressante au point de vue historique, puisqu'elle fixe d'une manière positive la présence de cette princesse dans notre ville.
« De par la royne, mère du roi, à tous les lieutenants-généraux, gou- « verneurs de province, etc., etc. , commandons que vous n'ayez à loger « ni souffrir loger aucuns de vos gens de guerre tant de pied que de che- « val, prendre, entrer ni fourrages aucune chose telle qu'elle soit au « Primré de Saint-Jacques prez La Flèche et ce qui en dépend, au Prieuré « de Luché et ce qui en dépend , au Prieuré de l'Escheneau et ses apparle-
(1) D'Anjou, 2"*« série.
(S) Pendant la guerre civile du temps de la Ligue, le sieur de Bouille, seigneur de Château-Neuf, gentilhomme de la Chambre du roi et capitaine de cinquante hommes d'armes d« ses ordonnances, sous les ordres duquel, en 1589, la noblesse de la province s^élaiten partie rassemblée, donna, en 1601, un certificat aux habitants de Sa in le- Suzanne, attestant les services qu'ils avaient rendus h la cause du roi :
« Nous, Claude de Rouillé, etc., etc. Certifions à tous qu'il appartiendra que estant gon- « verneur pour Sa Majesté de la ville et chasleau de Sainte-Suzanne, estant adverty qae « on nous vouloyt assiéger et ladite ville par les ennemys ligueux et rebelles de ladite « Majesté , et ayant fait revoir et Visitation des vivres et provisions qui pourroient estre eo u ladite ville, lesquels nous ne reconnaissons suffisants pour soutenir un siège. Aa moyen « de quoy estant adverty qu'il y avoit quelques bledz et bestiaux appartenant aux ennemjs « de Sa Majesté en la maison de la Huaudièro, paroisse de Launes, nous rccommandasmes a à François Gnillemaux, dict Labrosse, à Maytot et autres compaignons nos souldars H
M habitants de ladite ville pour amener ces bledz et bestiaux ; ce qu'ils firent par deai
« foys lesquels furent mis au magazin et certifions avoir esté durant ce siège à nons
« faict par le seigneur Duboisdauphin en l'année 1590, de laquelle prinse nous advouons les « souldars et habitans pour avoir esté fait et employés au maintien du service de Sa Majesté.
u Fait le vingt juillet mil six cens cinq.
K DSBODILLÉ. »
Archives de M. Gouin d'Ambrières.
Le maréchal de Bois-Dauphin avait son château du même nom aux environs de Précigné. On lisait sur la cheminée de l'ancienne principale salle ces mots inscrits par lui :
Ad magnatbs sicvt ad ignem, Nec propà, nbc longé.
« Comme du feu, ni près ni Um des grands, >
« nances; à l'Abbaye de Sféliruiis et ce qui en dépend, au Prieuré de la « Jaillette, à l'Abbaye de Bellebranche et ce qui en dépend, le tout appar- « tenant aux Jésuites dudit La Flèche ; car Nous les avons pris et mits soubs < la protection et sauvegarde du roi et de la nôtre. Car aussi Nous déffen- « dons à tous les maréchaux des logis et fourriers de délivrer aucunes i bullettes ou étiquettes pour ce regart....
« Donné à La Flèche, le 25™ jour de juillet 1620.
« Signé : Marie. »
Cette sauvegarde fut collationnée sur Toriginal à la même date par les notaires et tabellions Lemonnier et Romieau. (4)
Ainsi, le collège de La Flèche, renfermant le cœur d'Henri IV et attendant celui de reine elle-même, avait le privilège d'être respecté par tous les partis. Il est à remarquer que Marie de Médicis, en guerre avec le roi et le précédant à La Flèche, ne doute pas de sa volonté à cet égard , puisque dans cette sauvegarde, elle dit.... sous la protection et sauvegarde du roi et de la nôtre....
N'était-ce pas d'ailleurs cette même princesse, alors régente, qui avait envoyé en 4642, au nom de son fils mineur, le frère Martelange, architecte de la compagnie, pour terminer les travaux du collège et donné Tordre à M. Fouray, intendant des bâtiments de la couronne, d'achever toutes les constructions avec les fonds du trésor royal.
Le roi était à Orbec le 24 juillet; et ce fut là qu'il apprit que la reine mère était sortie d'Angers avec ses troupes pour assiéger La Flèche, qui avait dû lui ouvrir ses portes, n'étant fortifiée que de manière à se défendre seulement contre un coup de main. Cependant, le château, quoiqu'on mauvais état , résista quelques temps avant de se rendre. Le roi l'apprit à Aigle et parut heureux que celui qui y commandait pour René de la Varenne, n'y eut pas péri , et satisfait de la conduite de ce seigneur.
Le 30, le roi fit son entrée dans le Mans, félicita les officiers de leur fidé- Kté et remercia l'évêque de la réception qu'il lui avait faite. Ce fut dans cette ville qu'on lui annonça que la reine était partie de La Flèche et s'était retirée à Angers. Le roi laissa au Mans M. de Vendôme pour assurer sa retraite en cas d'événement.
€ Le vendredi 34 juillet, dit Bassompierre , je vins coucher avec l'armée
< à Coonéré (petite ville à 20 kilomètres du Mans) d'où je partis l'après-
< dînée pour venir trouver le roi au Mans, qui me reçut avec grandes c caresses et me témoigna être bien satisfait de mes soins et de ma dilic gence. Il me retint ce jour là au Mans. Je renvoyai à Connéré mander à c M. Desfourneaux qu'il fit loger le lendemain l'armée que je menais à ï Ivrée-l'Évêque (bourg à 3 kilomètres du Mans).
(l) Chartrier de M. le comte de Glermont-GaUerande.
« Le 2 août, j'allai prendre quartier à Ouécélard (bourg à 16 kilomètres | « du Mans sur la route de La Flèche) ayant été auparavant au conseil ao \ 4c Mans , d'où le roi partit pour aller coucher à La Suze.
« Le 3, j'allai trouver le roi en son quartier de La Suze, pris ordre de loi « pour lui présenter le lendemain l'armée que lui avais amenée, à laqueUe « il voulut faire montre séparément de la sienne , afin de voir en quoi elle « consistait. (4)
« Le mardi 4 , je partis de Guécélard , ayant donné rendez-vous à huit « heures du matin à l'armée en la plaine du Gros-Chàtaigner, (2) proche de « La Flèche, laquelle je mis en bataille. Le roi y arriva après dix heures, « qui la vit et la trouva très belle et bien complète , au-delà de ce qn'B « s'attendait; car, à la montre, il fut compté 8,000 hommes de pied, et « davantage en rang, et 600 chevaux, sans les compagnies de la reine, qoi « n'étoient pas encore revenues de la conduite de M"* de Mercœur, te « compagnies de Guise et de Joinville , que le roi m'avoit commandé de « leur donner, et celles de Nemours et de Mestre-de-Camp cassées.
« Alors les deux armées furent jointes en un même corps , et le roi Ot « quatre maréchaux-de-camp, sous M. le Prince général et M. le maréchal « de Praslin lieutenant-général, qui furent le marquis de Trainel , Créqui, « Nérestan et moi.
« L'armée alla loger près de La Flèche et le quartier du roi dans La € Flèche même, où le roi séjourna le mercredi 5, que M. le Grand et les « autres députés du roi vers la reine revinrent apporter espérance d'ac- « commodément et on le tenait pour certain.... i (3)
En effet , le roi vint coucher à La Flèche après la revue du 4 , au soir. En même temps y arrivèrent le duc de Bellegarde, l'archevêque de Sens el le père de BéruUe, qui revenaient d'Angers et lui exposèrent que l'intention de la reine mère était de vivre désormais à la Cour, qu'elle souhaitiiil de se séparer de son parti et passer le reste de ses jours dans les bonnes grâces de Sa Majesté.
Le roi leur répondit que tel était aussi son propre désir et qu'il accorderait à sa mère tout ce qui pourrait concorder avec l'intérêt de ses Etats;
(1) Faire montre (eensus, lustratio, recensioj, sorte de revue de soldats. — Recevoi montre (sîipendiumjf paye de gens de guerre.
(3) Nos recherches pour retrouver dans quelle partie des environs de La Flèche se re* contre la plaine du Gros-Châtaigner, ont été infructueuses. Cependant dans la directid des anciennes roules de La Flèche à La Suze où avait couché le roi, on voyait naguèi encore auprès la lande des Soucis, entre Oizé et la Fontaine-Satnt-Martin, un chAlai gner comptant bien des siècles d'existence.
Ce point était à peu près & égale distance de La Suze et de La Flèche.
Nous hésitons à ai&rmer en raison de cet arbre gigantesque qui croissait à 4 ou 5 lieM de notre ville.
(3; Jftfmotret de Batswnpierre.
il ajoata que pourvu qu'elle abandonnât une si pernicieuse faction , qu'il était de son devoir de vaincre et d'étouffer, elle trouverait et dans son cœur et dans tout ce qu'elle pouvait le plus souhaiter.
Plusieurs autres affaires ayant trait à ces mêmes circonstances furent traitées en ce conseil et toujours le roi resta dans les bornes de la prudence et de la modération. Le duc de Bellegarde et ses collègues retournèrent auprès de la reine pour lui faire connaître les intentions de son royal fils.
Le dimanche 5 août, le roi tint un conseil de guerre , donna tous ses ordres pour son armée , dont il fixa les quartiers à trois lieues d'Angers pour le lundi suivant.
Après ce conseil , il en tint un autre avec ses seuls ministres auxquels il déclara qne sa volonté était de se porter de sa personne sur Angers. Ses ministres lui représentèrent le danger d'éprouver un échec , la reine tenant la ville et son parti étant très-fort en deçà de la Loire. Après une assez longue discussion , le roi prit la parole et dit : « Je ne vous demande pas f de résoudre présentement , si je dois attaquer ou laisser Angers ; il faut € que je sache premièrement, si la reine, ma mère, y demeurera ou s'en « ira. Si elle quitte Angers et qu'elle se retire en Poitou, il faut jeter le « foureau de nos épées deçà la Loire ; si elle demeure , nous aurons la paix t bientôt.
< D'après cette incertitude, je suis d'avis de m'avancer le plus près f que je pourrai du Pont-de-Cé. Ce lieu est si important à la conservation
< d'Angers , que , sans doute , tout ce qu'il y aura de plus brave et de c meilleur s'y jettera pour le conserver. Il ne m'est pas séant d'avoir des
< ennemis en campagne si proches sans leur faire quitter leurs armes ou « leurs retranchements. Prenons donc présentement cette résolution , et « après avoir vu ce que Dieu nous donnera au Pont-de-Cé , nous aviserons « au reste. Cependant, il faut dépêchera Saumur pour avoir quatre canons « de M. Duplessis et à Orléans pour faire accompagner les canons et les i munitions qu'on embarquera audit lieu sur la Loire, i Ce jeune roi, digne fils d'Henri IV, n'avait que dix-neuf ans , alors que son avis prédominait dans son conseil.
I Le lundi 6 août , Louis XIII partit de La Flèche où il séjournait depuis le 4 au soir, alla dîner chez le comte de Schomberg à Durtal et coucher au Verger, "situé à 3 ou quatre lieues d'Angers. (1) ! Comme l'avait prévu le roi, la reine, après avoir défendu les Ponts-de-Cé avec ses meilleures troupes , les vit forcés par celles de son fils ; elle n'eut plus qu'à se soumettre. L'article secret du traité fut, dit-on, une promesse ^ue fit M. de Luynes à l'évoque de Luçon du chapeau de cardinal , et le
a} D'Anjou, 3m série, tome I , page 319.
mariage de M"« de Vignerod avec M. de Combalet, neveu du favon : ainsi le futur cardinal de Richelieu , qui avait commencé à se faire connaître dés les États de 16U et jeté les premières bases de sa fortune avec le secours du maréchal d'Ancre , la consolida pour toujours par M. de Luynes.
L'année suivante, 1621, Mgr Guillaume Fouquet de la Varenne, frère aine de René, mourut évéque d'Angers , comme nous l'avons dit dans notre premier chapitre. René n'eut rien à revendiquer de son héritage, puisqa'il légua à son église tout ce qui lui appartenait en propre au moment de son décès.
En 1622, les religieuses de l'ordre de Notre-Dame furent appelées à La Flèche par Mgr Miron , évoque d'Angers.
En 1624 , il surgit à La Flèche une contestation entre les sieurs Charles des Bois , lieutenant-général , Charles Marsollier, procureur du roi , Jacques Deniau , conseiller au présidial , et les maire et échevins de cette ville. La fabrique de la paroisse de Saint-Thomas avait été réglée jusqu'à cette époque par les soins d'un procureur. En 1621, pour relever celte position, on voulut introduire dans cette administration une personne plus notable. Le sieur Deniau fut donc nommé marguillier dans une assemblée de ville: il parait qu'il ne s'acquitta pas de ces fonctions à la satisfaction de tout le monde.
Cependant, ayant rendu compte des deniers de la fabrique devant tes maire et échevins, le sieur Deniau fut prié, par délibération du corps de ville du 28 février 1624, de continuer encore une année sa charge de marguillier. Cette décision fut considérée comme une disgrâce ; et on jugea que le corps de ville avait dépassé ses droits.
Le lieutenant-général et le procureur du roi s'élevèrent contre cette même décision et rendirent une sentence par laquelle ils la cassèrent, déclarant nulle l'assemblée qui l'avait prise.
Sur tout cela, il fut rendu un arrêt, qui donnait toute raison au sieur Deniau et ordonnait en même temps au lieutenant-général et au procureur du roi de ne jamais connaître pareilles causes.
Cette affaire eut cette importance que son résultat fut de limiter les droits des deux autorités rivales et d'indiquer, ce qui n'était pas encore bien compris , que le corps de ville ne relevait nullement du présidial. Le sieur Jacques Deniau, conseiller au présidial de La Flèche, fut l'un de commissaires chargés de juger Urbain Grandier, le fameux curé de Loudun. On a de lui un traité de la possession des religieuses de Loudun. (1)
(1) Urbaia Grandier était né dans la contrée , près de Sablé. Il n*est pas sans intérêt de citer ici Taris de Claude Pocquot de Livonnière, conseiller au présidial d*Angers« sur son procès , avis émis 93 ans plus tard :
« Je laisse aux amis et aux parents do Grandier, tels qu'était Ménage, qui s'en Tante, le € soin de faire Tapologie de ce malheureux ; mais que veulent dire ces pactes et ces
RENli FOUQUET DE LA VARENNE, VINGT-SIXIÈME SEIGNEUR. 59
L'état de la population payant la taille ou sujette à la payer était de 669 habitants sur lesquels 67 étaient exempts pour cause de pauvreté. Nous trouvons ce renseignement dans le titre qui suit :
€ Taux égal et département fait sur les paroissiens , manans et habitans
* de cette ville paroisse Monsieur Saint-Thomas de La Flesche recuz de
< Messire Franc. Froger, sieur du Plessis, sénéchal de la prévôté d'Anjou, « Jacques le Boucher, sieur des Brosses, François Lemercier, sieur des f Landes , et Jules Marguier, sieur des Essards , assesseur collecteur nom-
< mé par le présidial des paroissiens de leur paroisse , la somme de six cens « soixante et dix livres et pour le principal de la grande taille.
€ A quoi lesdits paroissiens ont été taxés par la commission de MM" « les officiers en la ville de La Flesche en date du vingt septième « janvier 4626. »
Parmi les professions exercées à cette époque , nous remarquons que les cordonniers et savetiers sont au nombre de 37; nous trouvons 7 bouchers et autant de boulangers, 6 charpentiers, 3 libraires et autant d'imprimeurs; les autres métiers ne comptent que 1, 2 ou 3 individus, 23 journaliers et une trentaine de marchands de différents genres.
« Les privilégiés, exempts de payer la taille étaient alors : M. François
♦ Le Sourd, prêtre curé de Saint-Thomas, et M* Moreau, son vicaire ; plus « onze prêtres habitués ou résidant — Messire René de la Varenne , marf quis dudit lieu , gouverneur des ville et château — Jacques de Bidault , « sieur de la Lizardière, lieutenant du gouverneur audit gouvernement — « Martin de la Barberie, sieur de la Renardière — Charles de Maubert, « sieur de la Touche de Ligron — Mathurin Lefebvre — Charles du Bois, € sieur de la Touche de Maquillé — Messire Urban Moreau , son maître € d'hôtel — Guillaume Perrard et François Rousse, son valet de chambre € — René Urbecq •— Cinq chevaucheurs du cabinet du roy, tous dômes* « tiques dudit sieur marquis.
tères magiques trouvés chez lui et mis au greffe? Ce livre coutro le célibat dos prêtres, dont il est déclaré l'auteur? Ces accusations d'adultère portées auparavant h l'official de Poitiers, qui Ttivait condamné à faire pénitence et à se démettre de ses bénéfices? Et quoique dans la suite, il eut été renvoyé absous de cette accusation d'adultère, par sentence du présidial de Poitiers , on peut croire que c'était plutôt faute de preuve que par conviction de son innocence.
r M. Ménage convient lui-même que les commissaires du procès étaient gens de bien, à reieeplion de Lanbardemont, qu'il dépeint comme un homme dévoué à la Cour. Il est bien plas sur de s'en rapporter an jugement de ces commissaires qui ont vu et examiné les preuves du procès que vouloir les contredire uniquement pour s'attribuer la fausse gloire d>6prit fort et au-dessus des hommes vulgaires et crédules. — Arrêts célèbres de la province d'Anjou, tome II , page 1018-20. 1634. La commission présidée par M. de Laubardemont, conseiller d'Ëtat, se composait de
conseillers, lieutenants-généraux et procureurs du roi à différents sièges présidiaux.
Jacques Deniau était le procureur du roi à cçtte même commission et y avait un rôle
îoiportaDt.
€ Jacques Richer Goupil , sieur de Monthéard , président au siège prési- « dial de cette ville — Jacques Denyau, sieur de Nojon , conseiller du roy, « juge et magistrat au siège de la ville de La Flèche et maire de cette « ville.
« Noble homme P. Esnault , sieur de la Fousse , maréchal des logis de la « défunte royne Marguerite.
« Demoiselles Anne et Françoise les Corbine. — Suzanne Valin. — « M. Jacques MarsoUier. »