‹ Histoire de La Flèche et de ses seigneursChapitre 90 sur 251 · TYRAN H^R^TIQUS POUR DONNER SA COURONNE A UN ROY CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

TYRAN H^R^TIQUS POUR DONNER SA COURONNE A UN ROY CATHOLIQUE

€ estant disposé par nous à ceste entreprise, redouble ses n^rfs, renforce sa € puissance f afin qu'il exécute ta volonté. Donne lui un corcelet secret avec « lequel il échappe à la fureur des sergents, donne lui des aisles, afin que « les espiev^ de ces barbares n'atteignent pas ses membres sacrez, Espans « tes rayons sur son âme , afin qu'elle anim^ tellement son corps qu'il se « jette à travers des détroicts sans peur. »

€ Cette conjuration finie, ils le meinent deyant l'autel et lui monstrent « un tableau où les anges tiennent Jacques Clément, jacobin , et le pré- « sentent devant le throsne de Dieu, disant : Seignmr, voilà ton bras^ « voilà ta vengeance et l'exécution de ta justice ; et tous les sainets se lèvent « de leur siège pour lui faire place.

€ Après que ces choses sont faites , il n'y a plus que quatre jésuites qui «( parlent à cest homme , et quand ils viennent vers lui , ils lui disent qu'ils € sont esperdus de voir la splendeur qui est autour de lui ; ils lui baisent « les pieds et les mains; ils ne le tiennent plus pour homme, et ce disans « envieux de l'honneur et gloire qu'il possède desjâ, avec souspirs : € A la « mienne volonté qu^ Dieu m'eust esleu et choisi en vostre place, je serois € assuré de n'aller point en Purgatoire ^ mais droict en Paradis. »

Suivent deux quatrains et un sonnet contre les Jésuites , plus un fragment extrait des pages 202 et 203 du Catéchisme des Jésuites d'Etienne Pasquier.

Voici les deux quatrains :

AUX jiîsniTBs :

Dis-moe un peu, secte revesche .

Vas-tu flattant ce roy vainqueur, Pour mettre son cœur dans La Flesche Oo bien la flesche dans son cœur?

RliPONSB DBS JÉSUITES :

Nostre fer fit si peu de brescho Au cœur de ce grand roy vainqueur, Que ce n*est d'avoir La Flèche »

Si nous n'avons aussi son cœur.

Dans des intentions bien connues , une feuille de notre province à reproduit, d'après le Progrès dcli/on, ce factum où l'absurde le dispute à la méchanceté et au mensonge.

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