‹ Histoire de La Flèche et de ses seigneursChapitre 98 sur 251 · CHARTES RELATIVES AU PRIEURE DE SAINT-JACQUES DE LA FLÈCHE AU · texte numérisé non relu

CHARTES RELATIVES AU PRIEURE DE SAINT-JACQUES DE LA FLÈCHE AU

Xiima BT XIII"« SIÈCLES.

(Dotation du collège de La Flèche.)

^^ Charte par laquelle Guillaume, abbé de Saint-Aubin, et tout le couvent dudit lieu, sur la demande de Hugues, (Hu^o de Cleeriis) sénéchal, consent à ce qu'il soit établi des chapelains dans la chapelle bâtie en l'honneur de Saint-Jacques, auprès du château de La Flèche (juxta Fissam castrum), de l'assentiment de Foulques et Hugues , prêtres de ladite abbaye ; mais sous la réserve du droit paroissial , et à la condition que ces chapelains devront rendre aux susdits prêtres et à leurs successeurs toutes les oblations qui seront faites par les fidèles en ladite chapelle aux sept principales fêtes de Tannée.

En récompense du dommage qui pourra résulter pour ladite

abbaye de la présente concession , ledit Hugues , sénéchal , lui donne , pour le repos de l'âme de Geoffroy, son frère, le pré de Pierre Morel, situé ad Chinceium, et, en outre, aux prêtres dudit Saint-Aubin, la moitié du moulin de Cre (Cré-sur-Loir) et un quartier de pré. Les témoins sont :

Guillelmus, abbas Sancti-Albini, Fulco prior de laïds Hugo de

Cleeriis (Cleers); Fulco de Cleeriis, frater ejus;

Cyrographe original sans date — de H 57 à H 89. — Archives du Mans.

2® Bref du pape Lucien IIL

Il est adressé aux lépreux de Fixa (de La Flèche). Ledit pontife considérant que les maux incurables dont ils sont atteints les rendent d'autant plus dignes de sa protection , qu'ils sont incapables de se défendre a prawrum incursu, leur accorde exemption de dîmes pour leurs jardins et pour la nourriture de leurs bestiaux (de ortis et nutrimentis animalium).

Original, daté des calendes d'avril, sans indication d'année — de H8< à H85. (Intronisé en 1481, ce pontife est mort en 1485.) — Archives du Mans.

3. Confirmation par Guillaume de Sancta-Maura (de Sainte-Maure) du don de six septiers de froment et de six septiers de fèves à prendre , chacun an, en sa dîme Pontignerii (de Pontigné), fait par Hugues de Sainte- Maure, son père, aux lépreux Sancti-Jacobi de Fixa (de Saint- Jacques de La Flèche) et aux chanoines qui devaient y faire l'office divin. Témoins : Mauricius prior de Sancta'Maura.,..et ejus dem ecclesiœ lyrosorum Aime^ ricus prior.

Original sans date — fin du xii»« siècle. — Archives du Mans.

I"" L*acte original de fondation ne se trouve pas aux archives du Mans ; nais on y possède la charte de confirmation de Henri II , fils de Geoffroy a( de Mathilde , qui suit :

Charte de Henri II , roi d'Angleterre , duc de Normandie et d'Aquitaine , iomte d'Anjou, par laquelle il confirme aux lépreux de Fixa (de La Flèche) lont la maison a été fondée par son père Geoffroy-le-Bel et par Geoffroy de Claris (de Cleers), dapiftr ejm, tous les dons qui leur ont été faits, tant en lerres, qu'en dîmes et rentes, et, en outre, à l'intention de son père, de ses ancêtres, pour son salut, celui de la reine, (Eléonore d'Aquitaine, iamme séparée de Louis VU) et pour ses enfants (Henry, Richard, Geoflh>T et Jean) il donne à ladite maison des lépreux son four de La Flèche, Iroit de pèche depuis ses moulins de La Flèche jusqu'à celui de Pincey (de Pincé), avec réserve de ce droit seulement , quand il viendrait à La Flèche ; le plus, droit de prendre du bois mort dans ses bois de Busceyo et de doterato, droit de panage dans toutes ses forêts (droit de pâture pour les Dochons); et enfin, pour le luminaire de leur église, la foire de la Saint- S;mon et Saint-Jude, qui dure un jour seulement. Cette charte est donnée lu château de La Flèche,en présence des témoins ci-après: Fulcone; abbate ife Verron; Gaufrido, decano Andcgavensis ; Frogero, archidiacono ; Hugo k Clems; Girardo et Richardo, capellanis; Richardo, scriba ; au mois de Bars 4202.

Trois copies, la première sur papier, non datée, d'écriture du xvi"* siècle; la seconde sur parchemin, du 8 juillet 1617; la troisième sans date, fécriture du xvii"« siècle.

La date du mois de mars 1202 ne peut pas être celle de la décision prise pr Henri II, roi d'Angleterre, mort le 6 juillet 1189, et établie dans une charte par Hugues de Cleers , sénéchal de La Flèche et de Baugé.

Cet acte n'est qu'une copie de l'original probablement déposé à la Tour le Londres et datée du jour de sa confection. Nous savons qu'Hugues de Qeers vivait encore dans le milieu du xiP» siècle; mais en 1202, il ne levait plus exister, puisqu'il était contemporain de Foulques-le-Jeune et l'Eremburge et aurait compté plus de 100 ans en 1202, ayant été chargé , !o 1119, d'une mission près de Louis le Gros.

^ Abonnement baillé devant Etienne, archiprêtre de Fixa (La Flèche), |Kir Gaillaume Ronceneau , à la somme de 12 deniers de reconnaissance, iaqae année à la Saint-Aubin , en mars , par les prieur et frères de la ^proserie de La Flèche, pour tous les héritages qu'ils possédaient dans le iefdadit Guillaume, en la paroisse de Bazoges (Bazouges).

Original , en latin , du jeudi après l'Exaltation de la Croix.

^ Bulle du pape Nicolas III, en faveur du prieur et frères de la maison les lépreux de Fixa (La Flèche), qui leur permet de succéder à leurs parents

et de retenir les biens, qui leur seront échus à quelque titre que ce soit tant meubles qu'immeubles, à l'exception des droits féodaux. Original, dal du 5 des ides de mai, la 2«« année du pontificat de Nicolas III (1279).

1^ Acte de foy et hommage donné au vicomte de Biaumont (Beanmont) par Jamet de Chans, en présence de Johan des Bancs , chevalier, et Johan son fils enné, et Gaufrai, son autre fié.

Original, en français, de 1298.

Cet acte se trouvant parmi ceux de la léproserie , il est à présumer qiK Jamet des Chans était le prieur.

Ce nom de Johan des Bancs inscrit dans un titre de La Flèche n'aurait-i pas quelque rapport avec celui donné au faubourg, puis à la rue actuelle des Bans ou des Bancs?

Ce prieuré remonte à la plus haute antiquité. Au vn*^ siècle, saint Taribi consacre l'église de Luché — consecravit ecclesias de Luppiaco. (1) Il es aussi question de Mareil et de Luché dans le testament de saint Bertrand évéque du Mans , écrit la dernière année du règne de Clotaire U (628) — Locellum qui appellatur Luciacus comparavi, — (2)

Le prieuré de Luché ne fut fondé que bien des siècles plus tard. Raou de Beaumont etEmmeline de Montreveau, fille et héritière d'Etienne seigneur de Montreveau, et d'Adelburge, héritière du Lude, donnèrent e vendirent en partie pour 500 sols aux moines de Saint-Aubin , vers le mi* lieu du xi«* siècle, l'église de Luché avec les oblations et la dime de 11 bordages. Le don fut autorisé par Geoffroy, comte d'Anjou, et approuvé pai Vulgrain , évéque du Mans. Ils donnèrent en plus trois de ces bordages, celui d'Etienne , celui de Vital et celui de Benoit , l'eau de la rivière du Loi] le long de la terre de Saint- Aubin et un pécheur; plus un arpent de vignes et la dime de leurs vignes , toutes les acquisitions que les moines pourronl faire dans l'étendue de leurs domaines , le droit de vicairie sur tous les biens précités, sur tous ceux qu'ils pourraient acquérir, un arpent de jardia au-delà du Loir, le droit de pacage et de chauffage dans la forêt, et le droil d'y prendre également du bois vif autant qu'ils en auront besoin. A tous ces bienfaits, ces généreux donateurs ajoutèrent trois fiefs.

Les habitants de Luché suivirent cet exemple. Pendant la seconde moitié du xi"« siècle , les chartes déposées aux archives du Mans donnent les noms de plus de trente donations.

(1) Archives du Mans.

9) Etc., etc..

Une bulle da pape Pascal XI» du 4 juin 1107, accordée à Ârchambault , Ibbé, et au couyent de Saint- Aubin d'Angers, porte protection et conSr- Bation des biens de ladite abbaye , situés au diocèse d'Angers et du Mans. An nombre des églises désignées se trouve celle de Saint-Martin de Luché.

Au moment de la réunion de ce prieuré avec le collège de La Flèche , il arait un vicaire perpétuel , à la nomination de Tabbé de Saint-Aubin , et tn vicaire amovible à la nomination du prieur, qui , de plus, avait le privilège de nommer le maître d'école et de donner des lettres de maîtrise aux bouchers qui devaient en retour au prieur 5 sols le jour de la Saint-Etienne et un quartier de mouton le jour de l'Assomption.

Les Jésuites eurent beaucoup de démêlés avec les religieux de Saint-Aubin, le curé et les propriétaires de fiefs. Les habitants ne voulaient pour la dime ne payer qu'à la vingtième gerbe ; ils furent condamnés par le Parlement de Paris à payer à la treizième.

Outre cette dime, le revenu consistait dans le clos du prieuré, plusieurs métairies, closeries, moulins, etc^ vingt-deux septiers de seigle, dix de froment et dix pipes de vin pour le vicaire perpétuel.

Les Papbgais Bretons. — Par ce mot de papegai (papagai, perroquet, fapagallus — Ducange) on désignait, en Allemagne d'abord, puis en France et en Bretagne , un oiseau en bois peint qui , placé au bout d'une perche » servait de but , dans les bourgs ou petites villes , à des tireurs divisés en deux troupes distinctes , les tireurs de l'arbalète et les tireurs de l'arquebuse.

Chaque compagnie tirait dans sa paroisse un jour marqué de l'année, et celui qui abattait l'oiseau était nommé roi delà compagnie et pouvait, pendant les douze mois de sa royauté , vendre une certaine quantité de vin en détail sans payer les droits d'impôt et de billon. « En Bretagne , dit le f grand vocabulaire français , il y a trente-trois villes ou bourgs où celui • des arquebusiers ou arbalétriers qui a eu cette adresse, jouit, pendant

< un an, de l'exemption du droit d'impôt et de billon, jusqu'à concurrence

< de vingt tonneaux , à Rennes de quinze , dans d'autres endroits de vingt € barriques , etc.; mais il n'y a que ceux qui ont prêté le serment prescrit « par le prince qui puissent tirer le papegai. »

En 1605, Henri IV supprima toutes ces compagnies et réunit à son domaine les droits attribués aux chevaliers de l'arc et de l'arquebuse. Ces mêmes droits furent attribués directement au collège de La Flèche. Il fut fixé, pour toujours, à la somme de 10,000 livres par année, que les Jésuites touchèrent sur les fermes de l'impôt et billon en Bretagne. Ce ne fut pas sans peine qu'ils arrivèrent à cet arrangement et obtinrent, seulement en 1614 , un arrêt du conseil du roi.

Toutes ces réunions diverses, évaluées à l'origine à S0,000 livres de rente.

prospérèrent si bien entre les mains des Pères que bientôt les revenus di collège s'élevèrent à 40,000 livres, puis, vers le temps de leur expulsion en 4762, à plus de 120,000, dans lesquelles il faut comprendre :

1® Le revenu de Tabbaye d'Asnières, donné en 1747, à la charge de fain gratuitement l'éducation d'un jeune gentilhomme au choix du baron d^ Montreuil ;

2<* Les rentes de la terre de Bonne ;

3^* L'acquisition de la terre de Créans, (1) près La Flèche, provenant d< la vente des coupes de la forêt de Bellebranche ;

(1) Lettres patentes da vicomte de fieaumont de 1474 (Créans) par lesquelles, eu consi dération des bons, grans» loyaux et recommandables services que lui a rendus René Frea neau, écuyer, seigneur de Pringé et de Semur, fils et héritier présomptif de roessire Jehaj Fresneau, chevalier, seigneur de Créans, il accorde auxdits Jehan et René Fresneau el • leurs successeurs , le droit de clore et fortifier leur maison de Créans , assise sur la haro nie de La Flèche, avec droit de haute justice, sous la réserve seulement du droit da seigneur châtelain et des hommages, services et redevances qui lui sont dus.

Donné au Mans, le pénultième jour de janvier 1474.

Créans appartenait aux Condé au moment de l'acquisition des Jésuites. (Vente par M"* di Condé, comtesse de Sens.)

AVEU de Créans, ete,, Semur, VArthuisière, Pringé, La Roche d'Yvandeau au Roi

à cause du château de La Flèche,

31 Décembre 1681. — Du Roy, nostre souverain seigneur :

« Nous Louis, duc de Bourbon, prince de Condé, prince du sang et pair de France , da< d*Anghien , Chftteauroux , Montmorency, etc., etc., et Henry- Julie de Bourbon, prince du sang, duc d'Ànghien, pair et grand-maistre de France, gouverneur et lieutenant génëraî pour Vostre Majesté en vos provinces do Bourgogne et Bresse.

« Tenons et advenons tenir h foy et hommage lige à cause de vostre baronnye de Li Flèche , membre dépendant de vostre comté du Perche et vicomte de Beanmont, les terres, chasteaux et chastellenies de Créans, Semur, l'Arthuisière , seigneurie de Pringé, fief de la Roche d'Yvandeau et autres fiefz y annexés, leurs appartenances et dépendances, scavoir: Nous, le prince de Condé , k cause de dame Claire Clémence de Maillé Brezé, nostre épouse, fille et unique héritière, par bénéfice d'inventaire, de feu messire Urbain de Maillé Brézé, son père, mareschal de France, gouverneur et lieutenant général pour Vostre Majesté d« la province d'Anjou , et Nous , duc d'Anghien , au nom et comme donataire entre vifs de ladite dame de Condé, nostre mère, par donation du Ib*^ janvier 1671.

« 10 Nostre château dudit Créans, composé d'un grand corps de logis où sont la chapelle et plusieurs appartements tant par bas que par haut avec une gaUerye et en retonr un autre corps de logis où sont les celliers et greniers, un grand pavillon d'entrée où est le portail , pont-lcvis et planchette et plusieurs chambres à costé et au-dessus , une grande fuye à pigeons à un des angles de la cour d'entrée et au côté d'icelle un autre corps de logis où sont les escuryes, astables aux bœufs et vaches, l'emplacement où sont les ruines et vestiges de nostre ancien château ruiné par les Anglais, le tout en un tenant, environné et fermé de douves à eau vive , avec un jardin aussy fermé de douves à eau vive , et nn petit bois de hauste fustaye , le tout sur la rivière du Loir, dans lesquelles le propriétaire du moulin Fillette est tenu de laisser venir l'eau deux fois par semaine.

<c La seigneurie avec droit de fondation , patronnages et sépulture en l'église du bonrg de Créans....

« Item nostre chasleau et chastellenie dudit Semur, dont il ne reste plus que des vestiges et partie de mur et unes cave voûtée, ayant été ruinée par les Anglais, le tout enclavé et compris souz nos domaines de nostre métairie de Semur.

I 4® Enfin un excédant de 10,000 livres que les Pères se firent accorder en exposant au roi que leurs revenus ne pouvaient suffire aux dépenses de kur maison.

Tels étaient les revenus du collège de La Flèche avant la Révolution ^ 1789.

Ainsi la maison de La Flèche était fondée comme on avait la coutume de le faire.

La Flèche, dont un charmant poète, Tun de ses anciens enfants et

< Item nostre antre château dadit Semnr situé au bourg de Mareil-sur-Loir, dont ne reste ^qne quelques mazurcs, sur lesquelles ont été construites les maisons dont le fonds a êilé aSeagé et arrenté par nos prédécesseurs aux prédécesseurs de Jean Belois. »

Entre autres tenanciers nous remarquons Messire René de la VarenneM chevalier, seigneur marpiis dudit lieu, conseiller du roi en ses conseils et lieutenant au gouvernement d'Anjou loorsa terre de la Lande, en Verron, et comme seigneur de Poulliers pour un échange éepré; — Jeanne de la Roussardière pour les terres de Launay et Loisellier, paroisse de Créans; — Dame Marie Bordeaux, femme d'Ignace Ernoil, conseiller et receveur des tailles en l'élection de La Flèche, à cause de la seigneurie d'Oyré; — M. Nicolas Richer, ■eor de Boisclos, conseiller au présidial, pour le lieu de la Molletière (Clerniont); — laistre Michel Auvé, avocat à La Flèche, pour maison à Mareil ; — L^abbesse du prieuré la Ronceray d*Angers à cause de son prieuré de Mareil ; — Messire Henry de Soucelle , ehevalier, seigneur de la Piltière ;— Louis de Champlay, chevalier, seigneur de Courcelles; — Messire Henry de Clermont, seigneur et marquis de Gallerande; — L'abbé, prieur et felig;ieux de Saint-Michel Mongarganne k cause du prieuré de Créans; — René des Bois, lînrdo Chaslelet, conseiller au présidial; — Messire Henri de Daillon, comte du Lude, grand-maître de rartillerie de France, pour terre, ûef et seigneurie de la Roche, paroisse 4e Saiot-Mars , de Cré et du Lude; — Jacques Denyau, sieur des Pins, conseiller au pré- ÀUal de La Flèche, comme administrateur du bien temporel de rhostel-de-ville ; — fioehéry, administrateur de l'hôpital ; — Etc. , etc.

« Chutellenie et seigneurie d'Arthuisière et fief de la Roche d'Yvandean , consistant savoir: en un chasteau avec plusieurs appartemens, tant haut que bas, une cour close de manilles, escuyries, pressoir, cellier, estable, fuye, un jardin aussi clos de murailles, une aatre portion de jardin partie en labourage et un petit clos de vigne, le tout contenant un jovmal et demi , etc., une pièce de bois, partie en futaye, partie en taillis, contenant 9 jnmaux, dans lequel bois est une chapelle desservie par le chapelain d'Yvandeau;

« .... Item, les droits honorifiques et de sépulture à Féglise parochiale dudit Saint-Gernaio-du-Val avec droit de patronnage qui nous conipète et appartient de nommer aux chapelles dudit Yvandeau et du Chesne, desservie en l'église paroissiale de Saint-Thomas de la ville de La Flèche »

Le marquis d'Olleron , René du Grenier, avait des vignes ù Saint-Germain par sa femme, iamede Maillé, le lieu des Chenilliers, la Corne, le Ghaumineau.

Vincent Le Bret , écuyer, mari de demoiselle Anne Denyau ; — Le chapelain de la chapelle an Vicomte ; — Nicolas Richer, sieur du Brossay.

Ces renseignements sont extraits du chartrier de M. £. Lambron des Piltières, propriétiire actuel du château de Créans, ancien directeur des contributions directes, chevalier de b légion d'honneur.

N. Pesche dit qu'à la mort de Françoise d'Alençon la seigneurie de La Flèche fut divisa entre ses enfants, et qu'il fut formé d'une partie des terres de cet héritage un comté de Crkns, composé de la seigneurie dudit lieu, de celles de Clermont-Gallerande , Mareil, la baronnie des Sars, et qui fut attribué en partage à Louis de Bourbon, prince de Condé, quthème fils de Françoise d'Alençon. C'est une erreur, puisque le prince de Condé, dans raveo qui précède , déclare qu'il possède du chef de sa femme Claire-Clémence de Maillé»

noire bien cher condisciple , évoquait encore le souvenir il y a bien d'années. (4)

« Oh 1 Voas rappelez-voas ces heures de collège « Qae dore Tamitié, que re8i>érance allège « Bien qa*à de jeunes eofauts le poids semble si lourd , « Ces études sans fin , puis ces ré?es de gloire « Illuminant, au sein de la nuit triste et noire « Nos pas réglés par le tambour ;

« Cette tour de La Flèche oii se projette encore « De Descartes enfant la merveUleuse aurore ; Ml Quand déjà le Grand Livre à lui se dévoilant , « Il plongeait ses regards aux célestes royaumes» « Et recevait , choisi parmi les gentilshommes , « Du Béarnais le cœur sanglant!

« Nous étions tour à tour Descartes, Alexandre ; « Quelquefois tous les deux — mais il fallut descendre : « Quant à moi, je partis, pauvre sons-Ueutenant , « Mais jurant de tracer du bout de mon épée « Sur le sol ennemi les chants d*une épopée.... « Je partis le front rayonnant!

C'est ainsi que partit, et après lui bien d'autres, Budes de Gnébriant, futur maréchal de France , plongeant ses regards hardis sur de loinl horizons. Lui, comme ses condisciples, ont rencontré, dès leurs premiers; le spectre qui arrêtait l'étudiant de Bulwer-Lyton , spectre du trat'oil niâtre, du découragement , des retards, de l'injustice, des d^ilb Qu'il nous soit permis de dire à nos cadets, à nos enfants bien-aimés.

« Ah! regardez-le toujours en face ce spectre; luttez, persévérez et

« ou tard vous serez vainqueurs , surtout si vous aimez mieux votre M « que vous-mêmes. Mais peut-être pas plus que vos aines, vous ne renco» « trerez le bonheur; notre cher poète ajoute :

« je poursuivais le songe de ma vie,

« Brûlante ambition , toujours inassouvie ;

« — Et j'ai grandi, fidèle à la voix de V honneur;

« Mais ici, je Tavoue, ô mes vieux camarades,

« Dans la gloire des camps , les cordons , les hauts grade* ,

« Je n*ai pas trouvé le bonheur! »

(1) Baron G. de Flotte, Marseille, Souvenirs , 1868.

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