‹ Histoire de la fondationChapitre 121 sur 238 · INTERPRÉTATION BONAVENTURIENNE DE LA RÈGLE · texte numérisé non relu

INTERPRÉTATION BONAVENTURIENNE DE LA RÈGLE

harcelaient les Mineurs de chicanes sur l'observance de la Règle ' . Les uns et les autres se rencontraient sur ce terrain avec les Spirituels qui, dans le sein de la milice franciscaine, hostiles à tout changement, dressaient contre elle les mêmes griefs. De telles critiques jetant des doutes dans l'esprit des Frères sur la sainteté de la vocation qu'ils avaient embrassée, fomentaient nécessairement des schismes. Elles avaient aussi une répercussion dans l'opinion publique que les satires de Rutebeuf, puis celle de Jean de Meung 2j poète bourgeois quelque peu épicurien, gagnés tous deux à la cause de Guillaume de Saint-Amour, soulevaient contre les Mendiants.

Bonaventure entreprit de tranquilliser les consciences, d'apaiser les murmures et de repousser les calomnies. Et comme les critiques n'étaient cependant pas toutes injustes, il tenta de leur enlever leur fondement en corrigeant énergiquement les abus qui leur servaient de prétexte.

Il s'ingénie donc à mettre le commentaire et l'observation de la Règle en harmonie avec les progrès de l'Ordre, puis à prouver que ces derniers ne sont pas contraires aux intentions de saint François j enfin il s'efforce de maintenir l'observance dans les limites de la modération et du juste milieu.

Saint Bonaventure et l'interprétation de la Règle. — Saint Bonaventure interprète la Règle plus large^ ment que les contemporains de saint François, car il est obligé de tenir compte de l'évolution qui a amené l'Ordre

1 Notamment à Oxford, en 1269, cf. Appendice II, 7.

2 Jean Clopinel de Meung continua vers 1270 le Roman de la Rose commencé par Guillaume de Lorris vers 1230, et tout naturellement s'offrit le malin plaisir de peindre les Prêcheurs et les Mineurs sous les traits de Faux-semblant, c'est-à-dire de l'hypocrisie (Cf. E. Langlois, Origines et sources du Roman de la Rose, Paris, 1890, et l'édition de l'ouvrage de Jean de Meung, dans la Collection des vieux textes français, Paris, 1920). Voir aussi T. Denkinger, art. cit., dans Franziskanische Studien, t. II (1915), p. 286-313.

au point où il l'a trouvé. Il est rhomme de la Commu-^ nauté, c'est-à-dire de la majorité des Frères. La majorité des Frères Mineurs tâchait, en eflfet, de se tenir à égale distance des commentaires étroits des rigoristes et des dispenses excessives des relâchés. Bonaventure ne dissimule pas les abus qui se commettent contre la Règle, il en a horreur, il les condamne impitoyablement, mais il nie que l'Ordre entier en soit coupable 3 j ce ne sont que des cas individuels et il promet de veiller à ce qu'ils ne se généralisent pas. Il n'accepte donc pas toutes les coutumes qui se sont introduites depuis lesorigines de l'Ordre ; il ne les rejette pas non plus à priori 4. Le critérium qu'il emploie pour apprécier la légitimité, c'est le texte de la Règle interprété, non pas comme Jean de Parme principalement à la lumière du Testament, mais à la lumière des Déclarations pontificales et surtout de la bulle Quo elongati 5. La volonté du fondateur, telk qu'elle est exprimée dans son Testament, dans ses paroles, ses écrits et ses exemples n'a pas, aux yeux du Ministre Général, force de loi. C'est une indication qu'il suit aussi longtemps que les circonstances le rendent possible, dont il s'écarte quand il le juge néces-

3 (( Supponis, quod Régula paupertatem praecipit, commendat laborem, vetat curiositatem; suppono et ego. Detestaris ob hoc receptiones. pecuniarum, proprietates librorum atque domorum ; vitupero et ego ; immo et hoc nos fortiter omnes culpamus et persequimur; et in his convenimus. — Sed quod Fratres taies credis, aut si non credis, dubitas;. in hoc penitus dissentimus. Nec enim hoc credo nec dubito, certum ha- , bens oppositum tanquam verum; non quod nuUus talis sit in Ordine, qui non possit culpari in aliquo praedictorum, cum nec in duodecim Apostolis talis perfectio potuerit reperiri; sed communitatem status, à& qua tu intelligis, defendendam assumsi. » (Efist. de Trib. Quaest., loc.

cit., p. 332)-

* Au nombre des causes de relâchement dans les Ordres religieux,

Bonaventure note l'introduction des mauvaises coutumes et l'extrême difficulté de les extirper (Ibid., p. 350).

5 Cf. S. BoNAv., Op. omn., t. VIII, p. 312, 314, 332, 354, 391, 394,.

395, 426, 435, 442. — Le Testament de S. François est évoqué p. 335.

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«aire. Ainsi l'usage était depuis plus de vingt ans de transférer et de bâtir des couvents de l'Ordre à l'abri, dans l'enceinte des villes ; Bonaventure,bien que le fondateur préférât les ermitages aux abords des cités, approuve cet usage que la Règle ne condamne pas et que les nécessités imposent.

De même, il donne à tout ce qui avait caractérisé l'évolution de l'Ordre franciscain une justification toujours habile sinon toujours convaincante.

Opinion de saint Bonaventure su?^ l'étude et la science. — Saint Bonaventure est entré dans la famille franciscaine à une heure où les lettrés n'y étaient plus le petit nombre. Il y trouva la science puissamment enracinée et devenue l'un de ses moyens d'action 6. Elle ne l'avait pas toujours été. Le saint fondateur ne lui avait pas donné ce rôle. Bonaventure n'ignore pas et ne songe pas à nier le changement qui s'est opéré depuis l'époque encore assez rapprochée des origines : à peine un demi-siècle. Il ne s'en scandalise pas ,• il l'admire. Il y voit un parallélisme providentiel entre les progrès de l'Eglise humble et pauvre à ses débuts et ceux de l'Ordre franciscain 7. L'état de choses qu'il trouve à son entrée dans l'Ordre, reçoit donc sa plus vive approbation et il n'imagine pas qu'il en puisse être désormais autrement : la science est pour lui un élément essentiel de l'activité franciscaine 8. Si différent

6 Voir sur ce sujet l'ouvrage du P. Léonard de Castro, O. M., S. Bonaventure, le Docteur franciscain, Pariç, 1923, spécialement les pp. 51- 72; E. GiLSON, La Philosophie de S. B., Paris, 1924, p. 53-59; Hilarin de LucERNE, O. M. C, L'idéal de S. Fr., t. II, p. 255-258.

7 Cf. la conclusion de VEpist. de trib. Quaest. déjà citée plus haut, p. 223 s.

8 (( Cum inter alios Ordines religiosorum Ordo F. M. datus sit Ecclesiae ad aedificationem fidelium in fide et moribus, per verba doctrinae et exempla bonae conversationis... necesse est Ordinem ipsum quatuor ornamentis esse praeditum... secundum est scientia Sacrae Scripturae, sine qua nec secure, nec utiliter posset alios docere. » (Determ. Quaest., ^ P. I, frologus, loc. cit., p. 337.)

que cela soit de la volonté de saint François et du caractère primitif de sa congrégation, Bonaventure n'éprouve aucune gêne à démontrer que l'étude est en parfaite conformité avec le texte de la Règle. Celle-ci, au chapitre V, dit : « Que les Frères à qui le Seigneur a donné la grâce de travailler, travaillent fidèlement et dévotement,de telle sorte, qu'en banissant l'oisiveté, ennemie de l'âme, ils n'éteignent point l'esprit d'oraison et de dévotion auquel les autres choses temporelles doivent servir. » Or est-il un travail qui chasse aussi parfaitement l'oisiveté, qui porte plus à la dévotion et qui mérite un plus beau salaire que l'étude ? 9 Saint Bonaventure parle ici de l'étude de la Sagesse, Studium Sapientice, c'est-à-dire de la théologie, mais il n'entend pas exclure l'étude des autres disciplines. Dans sa pensée la philosophie et les sciences profanes doivent être nécessairement cultivées, non pour elles-mêmes, non pour flatter la curiosité, mais comme préparation à la connaissance approfondie de la sainte théologie et aux combats de la controverse avec les hérétiques. Il en appelle au témoignage du grand docteur saint Augustin pour qui les théologiens, quand ils s'emparent des enseignements des philosophes, ressemblent aux fils d'Israël emportant avec eux les trésors de l'Egypte 1°. Bonaventure n'a-t-il pas écrit d'ailleurs un opuscule tout entier, le De j^eductione artium ad theologiam >i, pour démontrer que toutes les sciences et tous les arts doivent contribuer â accroître les connaissances théologiques ?

Le labeur intellectuel de l'étude est encore en pleine conformité avec la Règle, parce qu'il est une conséquence du devoir de la prédication qu'aucune Règle ne prescrit si

" Cf. Exp. sup. Reg., Cap. V, loc. cit., p. 419.

10 Cf. Epist. de Trib. Quaest., loc. cit., p. 335. ■ ^1 S. BoNAV., Op. otn., t. V, p. 319-329. Les PP. de Quaracchi l'ont édité à part avec le Breviloquiutn et Vltinerarium mentis ad Deum, qui forment ensemble un vol. in- 12.

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impérieusement que celle des Mineurs «2. « Puisque nous sommes obligés, remarque saint Bonaventure, conformément à notre profession, de prêcher et d'entendre les confessions, puisque ces emplois supposent la connaissance de la Sainte Ecriture qui en plus d'un endroit demande des explications subtiles pour que l'on n'enseigne pas l'erreur au lieu de la vérité, il nous est indispensable de faire des études et d'avoir des professeurs à nous, sans être dans la nécessité de mendier à d'autres portes notre science. Le Frère Mineur enfin doit étudier parce que c'est la volonté du Siège Apostolique qu'il se rende capable de pourvoir aux besoins de l'Eglise et de combattre les erreurs philosophiques et les hérésies » i3.

De cette obligation urgente d'une culture scientifique profonde, il résulte que les Frères Mineurs, quoiqu'en disent les Maîtres séculiers qui suivent Guillaume de Saint-Amour, ne sauraient être également astreints au travail manuel pour gagner leur subsistance.

Le raisonnement de saint Bonaventure est inattaquable^ Quand on arrive au terme de ses explications et que l'on se rappelle les intentions formelles du fondateur, on se trouve en présence de cette constatation surprenante : bien que saint François n'ait pas mis la science au nombre des moyens d'action essentiels de son Ordre, elle s'y est établie par la force des choses, et ses développements ne sont pas en contradiction avec la Règle.

12 « Clamât Régula expresse imponens Fratribus auctoritatem et officium praedicandi, quod non credo in aliqua régula alla reperiri. Si igitur praedicare non debent fabulas, sed verba divina, et haec scire non possunt, nisi legant; nec légère, nisi habeant scripta : plenissimum est, quod de perfectione Regulae est iibros habere sicut et praedicare. » (Epist. de trib. Quaest., loc. cit., p. 333.)

13 Cf. Apol. pauper., loc. cit., p. 320; Epist. de trib. quaest., ibid.,. P- 335 ; Determ. Quaest., P. I, q. 3 : Cur fratres intendant studio litterarum; P. II, q. i : Cur fratres a clericis accusentur> quod eis detrahant et alios praejudicent, ibid., p. 339, 357 s.; Quare fratres praedicent, ibid.,

Pleinement convaincu du rôle important de la science dans l'Eglise et dans son Ordre, Bonaventure met tous ses soins à la développer encore et à la promouvoir h. Sa résidence habituelle est Paris, le premier centre intellectuel de l'univers chrétien. '5. Il y reste aussi fréquemment que les exigences de sa charge de Ministre Général le lui permettent afin de suivre de près tous les courants d'idées ■qui s'y entrecroisent et de prendre part activement aux controverses doctrinales. La prospérité du studium getieraie de Paris lui tient au cœur. Il partage les étudiants qui des trente-deux provinces de l'Ordre viennent à Paris, en quatre groupes (Espagnols, Allemands, Lombards, Romains) ayant chacun un assistant ou procureur pour les aider- et leur fournir tout ce dont ils pourraient

1* Le Saint-Siège continuait lui aussi sa vigoureuse impulsion en faveur des études. Par la bulle Exsultante spiritu, adressée le 25 mars 1257 aux Prêcheurs et le 28 aux Mineurs, Alexandre IV permettait aux Frères qui, conformément aux Constitutions de leur Ordre, avaient été chargés d'enseigner la théologie dans un couvent autre qu'un studium générale, de le faire librement sans avoir besoin d'une autre autorisation, c'est-à-dire de l'autorisation d'un prélat ecclésiastique (cf. Bull fr., t. II, p. 208).

15 Dans un sermon adressé aux Béguines, S. Bonaventure déplora le grave dommage, pour la vie de l'Eglise, qui résultait des interruptions ■de cours à l'Université de Paris. Sa réception comme Docteur avait été .retardée à cause du conflit que nous avons étudié plus haut, entre les Mendiants et les Maîtres séculiers; il n'en exhorta pas moins ses auditeurs à prier pour VAlma mater dont il fit un bref et juste éloge : « Oremus pro statu Ecclesiae, praecipue pro studio Parisiensi, quod modo ■cessât, et puto, quod diabolus fecit modo maximam partem suae voluntatis, quando procuravit in cordibus, quod cessaret, quia hoc est unum de majoribus damnis, quod ipse possit facere sanctae Ecclesiae, quia studium Parisius est fons, quo rivuli exeunt per torum mundum et episcopi et archiepiscopi et alii ecclesiarum rectores ; et pro me et omnibus istis dicatis ter Pater noster et Ave Maria. »| (5. Bon., Op. omn., t. .IX, p. 524). — Ce sermon, intitulé de S. Marco Evangelista, a dû être prononcé par Bonaventure peu après son élection au Généralat, probablement le 25 avril 1257, car il y parle en tant que Ministre Général; dans oin bref du 12 mai suivant, Alexandre IV fait encore allusion aux interruptions de cours à l'Université de Paris (Chartularium, t. I, N» 309, -356).

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avoir besoin. Il dispense, de l'abstinence perpétuelle obligatoire pour tous les Frères, tous les Lecteurs inactu '6. C'est vraisemblablement sous l'impulsion de Bonaventure que le Chapitre Général de 1266 exhorte les religieux de l'Ordre à procurer des legs et des aumônes à la maison de Paris où les religieux acquièrent l'enseignement qu'ils dispensent ensuite aux autres Frères dans le monde entier »7. Pendant son généralat le grand couvent abrita les études et les leçons de personnages qui devinrent illustres dans la suite, tels que Guibert de Tournai, Jean Pecham, Gautier de Bruges, Mathieu d'Aquasparta, Guillaume de la Mare, Arlotto de Prato »8.

Bonaventure encouragea encore, rapporte l'annaliste Wadding, l'activité intellectuelle dans TOrdre entier en instituant des discussions publiques à l'époque des Chapitres généraux, sortes de joutes intellectuelles où le savoir des étudiants et leurs progrès s'affirmaient devant tous les religieux assemblés pour ces solennelles assises, répandant ainsi dans toutes les Provinces une salutaire émulation »9. Enfin, notre studieux Ministre général donnait de ce texte de la Règle : « Et que ceux qui ne savent pas les lettres ne se soucient pas de les apprendre (ch. X) », une glose moins stricte que celle qui était en cours jusque-là. Conformément à ces paroles de la Règle, les Constitutions, même dans le texte publié par Bonaventure, défendaient aux Frères incapables de lire le Psautier d'étudier les lettrés, et aux autres de les leur enseigner. Et personne ne pouvait passer du laïcat à la cléricature sans l'assentiment du Chapitre général 20. Dans son Epistola de tribus Quaes-

16 Cf. Chronica XXIV Gen., dans Ann. franc, t. III, p. 351; Arch. fr. hist., t. XVIII, 1925, p. 519, § 27.

i^A. G. LiTTLE, Definitiones Capit. gêner. 1260-1282, dans Arch. fr. hist., t. VII (1910),, p. 678.

18 L. Lemmens, op. cit., p. 219 s.

19 Wadding, Annales, t. VI, p. 259.

20 « Prohibemus ut de cetero Fratres, qui nesciunt légère psalterium

tionibus, Bonaventure professe encore la même opinion : « La Règle ne défend pas l'étude aux lettrés, répond-il au Maître qui l'interrogeait, mais aux illettrés et aux laïcs. Elle veut avec l'Apôtre (I Cor., VII, 24) que chacun demeure dans la vocation où il a été appelé, et dohc que nul ne monte du laïcat à la cléricature, mais aussi que nul ne passe de la cléricature au laïcat en refusant d'étu-^ dier » 21. Ce point de vue, le Ministre général l'abandonna en écrivant son Exposition de la Règle. Il voit dans les mots : « Que ceux qui ne savent pas les lettres ne se soucient pas de les apprendre » , un avertissement contre la vaine curiosité, non pas une interdiction de s'instruire, si bien que les laïcs ignorants sont tenus d'étudier s'ils en reçoivent l'ordre de leurs supérieurs 22. Par cette nouvelle interprétation le Ministre général appelle un plus grand nombre de Frères à participer au banquet de la science et l'Ordre des Frères Mineurs s'affirme de plus en plus Ordre de clercs. Sans doute ce point de vue ne répond pas à l'idée de saint François, mais le séraphique Docteur ne tarde pas à se trouver pleinement d'accord avec le séraphique Père quand il traite de la manière d'étudier et du but de l'étude. Saint François avait dit: a Oui, il me plaît que les Frères lettrés s'adonnent à l'étude de

litteras non addiscant, nec alii eos doceant. Et si quis contra fecerit a èommunione officii et mensae separetur usque ad satisfactionem condignam. Et de laicatu ad clericatum nullus ascendat absque licentia Capituli generalis. » (Constit. Narbon., Rubr. VI, loc. cit., p. 456.

21 « Dico ego quod Régula non vetat studium litteratis, sed illiteratis: et laicis. Vult enim juxta Apostolum quod unusquisque in ea vocatione,. qua vocatus est, permaneat, ut ad clericatum de laicatu nullus ascendat,, nec vult, quod clerici efficiantur laici studium recusando. » (Loc. cit.,.

22 <( Curiositatem etiam laicorum cohibet dicens : Et non curant nes-

cientes litteras, id est laici, litteras discere. In quo verbo curiositatem cohibet, non tamen inhibet, quin ipsi teneantur litteras discere, si eisfuerit imperatum. » (Exp. sup. Reg. F. M., cap. X, dans Op. oinn.,. t. VIII, p. 433.)

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