SENTENCE DE CLEMENT V
Les Frères ne sont donc pas tenus à tous les conseils évangéliques, mais à ceux-là seulement, qui sont exprimésdans la Règle sous forme de commandement, de défense ou en d'autres termes analogues. Nicolas III avait déjà donné ce principe. Clément V le précise en énumérant douze points qu'ils doivent considérer comme équivalant à des préceptes (chap. i). Et c'est encore ce qu'avait fait, dans un de ses Mémoires, le Ministre général 36.
Quant à Vusus pauper, Clément V se garde bien de définir que, conformément à la doctrine des Spirituels, l'usage pauvre est de l'essence du vœu de pauvreté ; au contraire, il regarde comme présomptueux et téméraire le fait d'enseigner que l'usage pauvre est ou n'est pas renfermé dans le vœu de pauvreté ; il définit seulement que les Frères Mineurs, en vertu de leur Règle, sont spécialement obligés de garder les usages pauvres et étroits qui y sont indiqués, et dans la mesure que la Règle l'exprime. C'est exactement, bien que leur pratique ne se conformât pas toujours à cette théorie, ce qu'avaient enseigné, dans l'opuscule Circa materiam, les représentants de la Communauté. La longue réponse d' libertin de Casale n'avait donc pas réussi à convaincre le Souverain Pontife. Equitable et conciliant. Clément V s'est efforcé de donner une solutionmoyenne qui pût contenter les deux partis. Aucun d'eux n'est en droit de se reconnaître vainqueur de Tautre. Cependant, des deux côtés on fait contre mauvaise fortune bon cœur. Des deux côtés on chante victoire.
fertur super certo et determinato, puta super abdicatione dominii etr proprietatis ; super incerto autem et indeterminato sicut est usus pauper, non cadit votum. » (Traité Circa materiam, dans Arch. fr. hist., t. X,. 1917, p. 118).
3* <( In XXXIIII capitule ponitur declaratio ministrorum et magistrorum que sint in régula beati Francise! preceptoria, inhibitoria et equipollentia istis. » (Répertoire de Fronsac, dans Arch. /. Litt. u. Kirch.,. t. III, p. 23).
La Communauté cherche à se convaincre que la vie commune est approuvée 3? et se félicite de voir écartées les opinions rigoristes des Spirituels. Les Spirituels, à leur tour, se réjouissent de voir condamnés les abus signalés par Ubertin de Casale ^^.
A dire vrai, la nouvelle Déclaration pontificale n'est un triomphe complet pour personne % j ni pour la Communauté qui escomptait une condamnation solennelle de ses adversaires et de leur chef, Pierre Jean Olive. Ni pour les Spirituels, car presque rien de ce qu'ils réclamaient ne leur est accordé. La bulle elle-même va contre leurs idées essentielles puisqu'elle n'est rien autre chose qu'une de ces déclarations de la Règle qu'ils repoussaient comme inutiles et nuisibles. Ils réprouvaient l'institution du Procureur syndic avec les pouvoirs étendus dont il jouissait depuis près de trente ans, et Clément V ne change rien à l'œuvre de Martin IV. Ils avaient sollicité le droit de se
37 (( Quia îgitur sicut Ordinis comtnunitas tenuit sic est in eadem Decretali super motis dubiis diffinitum ac per hoc pars, quam defendebat Ordinis communitas est justificata... Quia etiam testimonium perhibet eadem constitutio, quod post inquisitiones et discussiones validissimas inventa est Ordinis communitas regulam observare ipsaque religio mûris regularis observantie circumclusa, ac magnis honorum et laudum preçoniis Ordo extollitur in eadem, ideo cum magna exsultatione et cordis jubilo est per Ordinis communitatem ipsa Constitutio amplectenda. » (Répertoire de R. de Fronsac, dans Arch, f. Litt. u. Kirch., t. III, p. 26). Voir aussi XXIV Gêner., p. 459.
3 8 <( Facta est Declaratio quarta papalis, que in ter alias est sicut ,aquila volans intentioni fundatoris maxime appropinquans. Cujus Declarationis substanciam ex hiis, que frater Ubertinus pro se et suis sociis proponebat, episcopi et magistri traxerunt. Ex qua re totus Ordo illam •declarationem, licet apparenter susceperit, corde tamen et animo exosam habuit. » (A. Clareni, Hist. Trib., Arch. f. Litt. u. Kirch., t. II, p. 139).
39 Cependant certains auteurs considèrent la bulle Exivi de Paradiso comme plus favorable aux Spirituels. Cf. René de Nantes, Histoire des Spirituels, p. 336, 377-383 ;■ Fréd. Callaey, Etude sur Ubertin de Casale, p. 193 ; A. C. Jemolo, Il liber Minoritarum di Bartolo e la poverta minoritica nei giuristi del XIII e del XIX secolo, Sassari, 192 1, p. 20 ; A. DuFOURCQ, L'Avenir du Christianisme, t. VII : le Christianisme et .la désorganisation individualiste (1.794-1537), 4^ éd., p. 69.
séparer de la Communauté ; Ubertin de Gasale présentait cette solution comme la seule possible, la seule capable de ramener la paix ; or, la nouvelle Décrétale n'en dit pas un mot ; Clément V s'était réservé de toucher ce point un peu plus tard.
Une explication de la Règle de plus, tel fut le résultat de cette longue controverse entre la Communauté et les Spirituels. La Décrétale nouvelle pouvait bien calmer quelques consciences timorées ; elle ne répondait pas aux désirs de ceux qui voulaient une réforme complète de l'Ordre par le retour à la vie primitive des Frères Mineurs ; elle ne pouvait empêcher de nouveaux chocs et de nouveaux conflits.
3. — Solution du conflit entre le clergé séculier et les ordres mendiants
Un des buts que s'était proposé Clément V en réunissant le Concile de Vienne avait été de promouvoir la réforme des mœurs chrétiennes et de l'état ecclésiastique. Or, les relations entre le clergé séculier et les Ordres mendiants suscitaient toujours de nouvelles difficultés, Boniface VIII avait bien établi un modiis invendi satisfaisant par la bulle Super cathedj^am (18 février i3oo), mais on n'a pas oublié que son successeur, Benoît XI, l'avait annulée par la bulle Inter ciinctas (17 février i3o4). Aussitôt^ les discussions entre Docteurs s'étaient ranimées. Duns Scotjdans ses Reportata défendit l'acte de Benoît XI, tandis que Jean de Pouilly, Maître séculier de l'Université de Paris, enseignait que la bulle Inter cunctas renversait l'ordre établi dans l'Eglise, détruisait le respect et l'obéissance aux curés, était funeste aux fidèles
et injurieux aux prélats 4°. Le problème se posant ainsi denouveau devant l'opinion publique était tout naturellement entré dans le programme de réforme ecclésiastique sur lequel les Pères du Concile devaient travailler.
Les griefs réciproques des séculiers et des réguliers, furent minutieusement examinés. Par malheur, il ne nous est parvenu qu'un très petit nombre des rapports qui furent présentés au Concile et dans lesquels les droits, d'exemption, de prédication, de confession concédés aux religieux étaient discutés, attaqués ou défendus.
C'est ainsi que Gilles de Rome, que l'on a vu plus haut composer un Traité sur Vusiis pauper 4' se prononce,, contre l'exemption des Ordres riches. Maître Gilles appartenait à l'Ordre mendiant des Ermites de Saint Augustin ;, le procès des Templiers donnait d'ailleurs une très grande force à sa proposition 42. Guillaume Le IViaire, évêque d'Angers, repousse aussi l'exemption, mais sans distinguer entre les Ordres riches et les Ordres mendiants. Ses griefs, sont cependant plus nombreux contre les premiers que contre les seconds 43. Guillaume Durand le jeune, évêquede Mende, est du même avis, parce que, dit-il, l'exemption trouble l'ordre de la hiérarchie, conduit à la désobéissance et engendre l'orgueil 44 ; puis il s'étend longuement sur l'état des Ordres mendiants.
Après un éloge dont la sincérité est garantie par les
40 F. M. Delorme, O. m., Fr. Richardi de Mediavilla Ouaestio disputata de ■privilégia Martini papae IV, Quaracchi, 1925, pp. XIV et XX.
41 Voir plus haut, p. 450.
42 Cf. Lajard, Gilles de Rome, dans Hist. litt. France, t. XXX,.
43 Cf. Hist. litt. France, t. XXXI, p. 90. Son Mémoire a été publiépar C. Port, dans la Collection de Documents inédits pour servir à; l'Histoire de France. Paris, 1887 (Mélanges historiques, t. II, p. 471- 488.) — Un fragment dans Baronius-Raynaldi, Annales, ad ann. 13 11,. p. 498-502.
44 Cf. G. DuRANDi, Tractatus de Modo generalis Concilii celebrandi,. Parisiis, 1671, P. I, Tit, 5.
iines et justes critiques qui le suivent, il propose un moyen très original, mais nullement pratique, de subvenir à leur entretien. « L'Eglise universelle pourrait, dit-il, pourvoir à leur pauvreté de telle sorte qu'ils recevraient en commun, sur les biens des prélats religieux et des autres prélats les plus riches, une part pour ce qui est nécessaire à leurs églises et à leurs couvents, demandant le reste au travail de leurs mains comme faisaient les Apôtres. Ils ne devraient non plus recevoir personne sans l'assentiment des parents, ni au delà d'un certain nombre de religieux que les Supérieurs jugeraient pouvoir sustenter sous la foi d'un serment prêté aux /Evêques. Ceux qui seraient jugés capables pourraient être destinés par les évêques aux soins et au gouvernement des âmes. » Voici maintenant les critiques qu'il leur adresse : « Ils manquent d'humilité. Ils méprisent les prélats et prétendent qu'ils ne sont pas leurs sujets. Ils dédaignent les simples prêtres ou curés qui commettent des barbarismes et des solécismes.Ils croient qu'ils sont indispensables et que sans eux il ne se fait rien. » Que ce reproche ne fut pas injustifié, on peut radmettre sans témérité. Parmi les milliers de Religieux mendiants répartis dans le monde il devait bien y en avoir quelques centaines d'une jactance et d'une vantardise aussi sotte et déplaisante que celle de Salimbene 4^. Guillaume Durand poursuit ses critiques en blâmant les Mendiants de pervertir l'étude de la théologie et de la Bible par les vains artifices de la dialectique, par de curieuses et vaines discussions. Enfin ils ne se conforment pas aux règles posées pour entendre les confessions et pour accepter chez eux la sépulture des fidèles ; ils n'acquittent pas la portion canonique ; ils admettent à leurs Offices des excommuniés et des interdits. Il en
45 Salimbene, loc. cit., p. 418-422.
résulte que leur pauvreté est dénigrée et que leur lumière s'éteint 46.
En découvrant ainsi les travers des Mendiants, Guillaume Durand parlait le langage qu'avaient déjà tenu, en tout ou en partie un grand ami des Prêcheurs et des Mineurs, le Cardinal Eudes de Châteauroux (f 1273) dans ses discours 47, Saint Bonaventure et Bonagrazia dans leurs missives circulaires. Immédiatement après le Concile de Vienne, le Cardinal franciscain Vital du Four se fera aussi l'écho de quelques-unes des critiques de Guillaume Durand dans une lettre adressée au Chapitre général de Barcelone (i3i3) 48. libertin de Casale les avait avait déjà énoncées dans son ^r^or vitae (i3o5). Il les réédita avec son âpreté coutumière dans les Mémoires qu'il rédigea, avant et pendant le Concile, contre la Communauté. Il s'était plaint notamment de la réception avide des sépultures, de la trop grande indulgence pour les usuriers, de la multiplication des prédicateurs dénués de vie intérieure et de vertus, des mutations trop fréquentes des couvents, de l'abus des privilèges, des litiges nombreux avec le clergé et les laïcs ; il reconnaît que les Frères peuvent prêcher sans la permission de l'évêque puisque Benoît XI en a disposé ainsi, mais il y voit une violation de la Règle. Il reconnaît le droit à l'exemption de la juridiction épiscopale ; mais, pour entretenir la concorde avec le clergé séculier, il veut que l'on demande à l'évêque l'autorisation pour tous les actes du ministère pas-
46 G. DuRANDi, Tract, cit., P. III, Tit. i6 ; cf. P. Viollet, Guillaume Durand, le jeune, évêque de Mende, dans Hist. litt. France, t. XXXV, p. 8s, 93, 104.
47 Cf. Sermons franciscains du Cardinal Eudes de Châteauroux, dans Et. fr., t. XXIX, p. 173, 176, 182.
48 Cf. Lettre du Cardinal Vital du Four, dans Estudios francescanos, t. XII, p. 125-129.
toral aussi bien que pour la prédication 49. Les vues et les propositions de l'ardent Spirituel ne manquent pas de justesse, et il faut reconnaître qu'il est en compagnie de bons esprits. '
Les griefs du clergé séculier contre les Mendiants avaient donc toujours quelque fondement à l'époque du Concile de Vienne. Les prélats en conclurent qu'il fallait rendre aux évêques leurs anciens droits sur toutes les familles religieuses, c'est-à-dire, supprimer l'exemption et revenir aux dispositions de la Bulle Super Cathedram.
Le privilège de l'exemption fut défendu par un Cistercien, Jacques de Thérines, Abbé de Chaalis. Il réfuta la thèse des prélats, et de Gilles de Rome en particulier,, dans quatre Traités où il montre que l'exemption est utile aux Ordres religieux, au Saint-Siège et à TEglise, pour plusieurs raisons, entre autres, à cause du peu de zèle pour les âmes d'un grand nombre de prélats trop préoccupés de leurs biens, de leur puissance et de leur famille au détriment de l'autorité du Souverain Pontife. Il repousse d'ailleurs la distinction entre mendiants et non-mendiants.. « Il compare les Religieux exempts à une garde du corps telle qu'on en voyait autour des rois sur les champs de bataille. Pour mieux faire comprendre que l'exemption demeure compatible avec la hiérarchie ecclésiastique,. Jacques de Thérines allègue ingénieusement l'exemple des bourgeois du roi, sorte d'exempts laïcs, dont l'institution coexistait avec la hiérarchie féodale » 5°. Il terniinait en disant que le Souverain Pontife doit protéger les exempts
48 Cf. Arch. f. Litt. u. Kirch., t. III, p. 54, 68, 69, 76, 77, 79 113, 114, 122, 129, 165 ; Arhor vitae, Lib. V, cap. III, fol. 211^, cap. VII, foL 226.
2° Cf. N. Valois, Jacques de Thérines, Cistercien, dans Hist. litt. France,, t. XXXIV, p. 193-207. Deux de ses Traités ont été publiés, dans Baronius-Raynaldi, Annales ad ann. 1312, p. 527-541.
48f; CHAPITRE XVII
.avec d'autant plus de vigilance et de sollicitude qu'il les voit plus violemment attaqués.
De vives discussions s'engagèrent sur ces sujets brûlants. L'exemption résista aux attaques du haut clergé séculier et fut maintenue intacte. Les abus signalés à la charge des religieux et ceux des prélats furent condamnés par les ^décrets conciliaires ainsi qu'ils devaient l'être 5i. Enfin, les prélats remportèrent une victoire en obtenant de Clément V qu'il rendit force de loi à la bulle Super Cathedram. Le pape aurait voulu y apporter un adoucissement. La pauvreté des Ordres mendiants lui faisait trouver bien dure l'obligation d'abandonner au clergé séculier un quart de toutes les offrandes. Les Pères du Concile ne voulurent pas y consentir et Clément V céda devant leurs exigences. La constitution Super Cathedram iut renouvelée telle que Boniface VIII l'avait publiée ^z. Boniface VIII l'avait publiée pour faire la paix entre le ^clergé séculier et les Religieux ; pour le même motif,, Benoit XI l'avait révoquée et c'est encore pour le même motif que Clément V la remit en vigueur. Dès lors l'activité apostolique des Ordres mendiants et. leurs rela- -^tions avec les évêques et le clergé séculier, leur place et leur rôle dans l'organisation ecclésiastique seront régis jusqu'à Sixte IV (1471-1484) par la bulle Super Cathedram de Boniface VIII.
Soumis directement au Souverain Pontife, les Frères Mineurs demeurent exempts de la juridiction épiscopale ;pour tout ce qui concerne leur vie et leur gouvernement
51 Cf. Clémentines, Lib. V, Tit. 6 et 7 ; N. Valois, loc. cit., p. 209- 211 ; Hefele-Leclercq, op. cit., t. VI, 2° P., p. 717.
52 D'après le témoignage d'un contemporain, Pierre de la Palud, Dominicain. Cf. N, Valois, Jean de Pouilly, Théologien, dans Hist. litt. France, t. XXXIV, p. 233 s., en concordance avec le témoignage du
-Cérémoniaire de Clément V au Concile rapporté dans Arch. f. Litt. u. Kirch., t. IV, p. 442 s. Bull, fr., t. V, p. 87, n° 196a ; Hefele-Leclercq, .op. cit.. t. VI, 2e P., p. 674-678.
intérieur. Auxiliaires des évêques et du clergé séculier dans le ministère des âmes, ils sont, à cet égard, sous îeur dépendance pour tout ce qui concerne leur activité apostolique en dehors de leurs propres églises.
La bulle Super Cathedram sauvegarde les droits légitimes du clergé séculier et des religieux ; elle ne supprime pas les causes de discorde, mais elle les diminue et fournit un moyen de les apaiser quand elles se présentent.
'it
LA FIN DES SPIRITUELS {i3i2-i3i8)
Clément V ne vs'était pas prononcé sur l'utilité ou l'opportunité d'une scission dans l'ordre franciscain. C'était^ avons-nous dit, une question dont il s'était réservé l'examen.
En attendant les Frères qui avaient représenté les Spirituels pendant les débats se souciaient peu de rentrer dans leurs Provinces à cause des mauvais traitements qu'ils prévoyaient devoir fondre sur eux. Le Pape n'avait pas révoqué l'exemption dont il les avait gratifiés depuis deux ans. Ils restèrent donc aux environs de Malaucène, près d'une église solitaire. L'hiver venu, le Pape n'ayant pasencore fait connaître sa réponse, ils se réfugièrent en Avignon '.
Clément V cependant, comprenant qu'il ne fallait pas exposer les zélateurs de la Règle aux ressentiments et aux représailles de leurs adversaires, avait agi.
Le Provincial de Provence et quinze gardiens qui s'étaient montrés particulièrement durs pour les Spirituels; furent destitués et remplacés par des supérieurs bienveillants qui devaient les traiter avec impartialité et douceur 2.
1 Ang. Clareno, Hist. trib., dans Arch. f. Litt. u. Kirch., t. 11^ p. 140.
2 « Bulle Cum nos, du 23 juillet 13 12 (Bull, fr., t. V, n° 203, Arch. f.. Litt. u. Kirch., t. II, p. 158 s.).