Les amis des Frères Mineurs
A côté des évêques et des clercs qui regardaient toujours avec défiance ou hostilité les religieux nouveaux, d'autres tout aussi nombreux et animés du zèle le plus vif et le plus intelligent pour la réforme de l'Eglise, les couvraient de leur protection et les entouraient d'affection et d'estime.
Les évêques — et il ne s'agit ici que des évêques étrangers aux
'■* H. Denifle, O. p., Das erste Studienhaus der Benedictiner an der Universitât Paris (Arch. f. Litt. u. Kirch., t. I, p. 570-584 ; U. Berlière, O. S. B., L'Ordre monastique des origines au XII^ siècle, Màredsous 1912, p. 265 s.; Chartularium, t. I, N»» 63, 146 et 148, 214, 358-361,. 370; FÉRET, La faculté de Théologie de Paris, t. I, p. 181-184; *• H, p. 29- 37. — Remarque piquante : c'est en pleine efifervescence de la lutte de l'Université de Paris contre les Prêcheurs et les Mineurs que les religieux de Prémontré, les Augustins, les Clunistes et les Carmes s'établirent à Paris pour y étudier. — Et ceci démontre que l'action des Prêcheurs et des Mineurs s'étendit aussi sur l'Ordre monastique. Beaucoup d'écoles abbatiales furent restaurées au XlIIe siècle dont les premiers Lecteurs furent pris dans les deux jeunes Ordres de saint Dominique et de saint François.