‹ Histoire de la fondationChapitre 29 sur 238 · DE L'ORDRE · texte numérisé non relu

DE L'ORDRE

^ Saint François n'était pas seulement un poète et un idéaliste ; il n'était pas non plus l'impulsif inconstant qui va au hasard, sous le coup de ses impressions successives. Une fois converti au service de Dieu, il a un idéal très net - ; mais il n'a pas tout d'abord le dessein de se poser en réformateur, ni celui de fonder un nouvel Ordre religieux. Il ne songe encore qu'à se sanctifier personnellement par Vimitation du Christ, Gomme lui il se met à prêcher. Avec des paroles simples et ardentes il exhorte les gens d'Assise à la vie chrétienne et à la paix. Bientôt un de ses auditeurs, riche bourgeois, se décide à suivre son exemple. Dès lors François a l'intuition qu'une Fraternité nouvelle est en germe, et c'est ce qu'il exprime quand, après avoir lu avec Bernard de Quintavalle, dans la chapelle de la Portioncule, les trois textes du saint Evangile qui conseillent le renoncement : Si tu veux être parfait, va,

1 Ce sujet a été étudié par K. Muller, Mandonnet, O. P., F. Tocco^ Goetz dans des ouvrages cités plus loin, p. 57, n. 22. Voir aussi F. Ehrle, S. J., Arch. f. litt. u. Kirch., t. III (1887), p, 554-558,

2 Voir notre étude, Saint François d^Assise. Sa personnalité. Sa sfiritualité. Paris, 1927,

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