X INTRODUCTION
Espagne, les Alcantarins ; en France, les Récollets ; en Italie, les Réformés. Ils ne se séparent pas des Observants comme avaient fait les Capucins ; ils restent sous la juridiction de leur Ministre général, mais ils sont organisés en Provinces distinctes avec des Constitutions et une hiérarchie distinctes^
Cet état de choses persista jusqu'en 1897. Léon XIII, imitant ce qu'avait fait Léon X quatre siècles auparavant, réunit les Frères Mineurs Observants, dont l'origine, nous venons de le voir, remonte au XI V^ siècle, avec les Alcantarins, les Récollets et les Réformés, qui, tous, parurent ail XVI® siècle, en une seule famille, sous un seul Ministre gêné' râl portant le titre purement honorifique de Minister totius ordinis Fratrum Minorum, avec des Constitutions uniques et le nom unique de Frères Mineurs sans autre quahficatif; Plus tard, Pie X leur apphqua le nom de Frères Mineurs de .l'Union Léonine (Bulle Septimo jam pieno du 4 octobre ^ 1909). Il les distinguait ainsi des Frères Mineurs Capucins et des Frères Mineurs Conventuels qui n'avaient pas été compris dans le décret d'union porté par Léon XIII et qui conservent toujours leurs propres Ministres généraux et leurs Constitutions particulières.
De cet exposé sommaire, il résulte que le premier Ordre Franciscain (saint François fonda aussi les Clarisses et le Tiers-Ordre de la Pénitence), VOrdo Princeps, comme l'appelle Léon XIII dans l'Encyclique Felicitate Quidam du 4 octobre 1897, comprend actuellement trois familles religieuses :
lo Les Frères Mineurs de l'Union Léonine, qui sont près de 19.000 religieux.
2° Les Frères Mineurs Conventuels, au nombre de 1700.
30 Les Frères Mineurs Capucins, qui comptent environ 10.500 reUgieux.
Aux Frères Mineurs de l'Union Léonine appartient là préséance. Mais Conventuels et Capucins font, au même