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LES ANCIENNES RÈGLES MONASTIQUES

VOUS en prie, ne permettez pas qu'ils s'enorgueillissent de leur pauvreté, ne souffrez pas qu'ils s'élèvent au dessus des autres, ne leur permettez jamais de monter aux prélatures » (II Cel. 148). Hugolin subit ici l'ascendant de son jeune ami, et, même lorsqu'il fut monté sur le trône de saint Pierre, il respecta toujours sur ce point sa volonté.

Les tendances nouvelles lui paraissaient néanmoins dignes d'encouragement et compatibles avec le programme de vie et d'action des Frères. De ces tendances il se fit tour à tour l'avocat auprès de François et le modérateur auprès de leurs partisans. Mais souvent le saint vieillard renonçait à ses idées quand, avec la fermeté indomptable que lui donnait la conviction de suivre la voie inspirée par le Seigneur, François manifestait ses intentions. Et, par condescendance et respect pour une telle autorité, François de son côté céda maintes fois aussi sur certains points aux désirs qui lui étaient exprimés, non pas cependant sans affirmer toujours quelles étaient ses véritables déterminations. Il avait conscience que son Ordre était investi d'une mission spéciale, différente de celle de tous les autres instituts religieux ; il entendait y rester fidèle.

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