‹ Histoire de la fondationChapitre 57 sur 238 · LE TESTAMENT DE SAINT FRANÇOIS IO · texte numérisé non relu

LE TESTAMENT DE SAINT FRANÇOIS IO

Ces premiers et modestes privilèges vont être le point de départ de transformations aussi profondes que celles qui découlèrent peu à peu de l'institution du noviciat, et qui seront plus contraires encore aux idées de saint François. Par contre elles répondront aux désirs des clercs.

Depuis le jour où François avait abdiqué le gouvernement de l'Ordre, et bien qu'il fut toujours considéré comme le chef, ces désirs avaient trouvé plus de liberté pour se manifester. Le fondateur se borna dès lors à affirmer, parfois avec véhémence, et ses intentions et le regret qu'il éprouvait de les voir méconnues. Il n'alla jamais cependant jusqu'à imposer ses vues en vertu de son autorité de fondateur 36. l\ s'apercevait bien que plusieurs de ses fils n'avaient pas compris sa pensée, et cette constatation lui arrachait des plaintes dont Thomas de Gelano nous a laissé l'écho douloureux (I Gel. 104, II Gel. 1 56-158, 188).

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