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Modifications dans le gouvernement

DE l'Ordre.

Un mois avant l'ouverture de ces assises décisives, la

80 Rob. Grossetête, Epistolae, éd. Luard, n°^ 58, 59, p. 179-182.

81 ECCLESTON, p. 37, 47-49, 83-86; GlANO, p. SS'S^-

82 On trouvera un plaidoyer en faveur d'EIie dans S. Antonio di Padova e Frate Elia par le P. D. M. Sparaccio, O. M. Conv., Mise, fr., t. XVII (1916), p. 33-57-

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Commission de vingt membres instituée par Grégoire IX étudia avec soin, non seulement le mode de gouvernement, à adopter, mais la situation générale de l'Ordre. Elle, établit des Constitutions que le Ghapitre général approuva.. Saint Bonaventure, dit Salimbene, dont le témoignage est. confirmé par celui de Bernard de Besse, les disposa plus tard dans un autre ordre. En dehors des pénitences qu'il détermina en plusieurs endroits, dit encore le même chroniqueur, il n'y ajouta que peu de chose 83. Grâce à ce

83 Salimbene, p. 159; voir aussi Catalogus, ibid, p. 665. — Le renseignement de Saliniibene peut être facilement vérifié. Les Quatre Maîtres, dont les commentaires de la Règle sont antérieurs à 1260, font allusion à des articles de Constitutions qui ne peuvent être que celles de 1239, et que nous rencontrons aussi dans celles de 1260. — Un des gros griefs porté par Salimbene contre Frère Elie est que, pendant tout letemps de son généralat, il ne promulgua pas de Constitutions générales,, et il ajoute qu'il n'y en eut pas non plus du temps de saint François, ni de Jean Parenti (Salimbene,' p. 102). Le Chroniqueur veut parler sans doute d'un code complet, suivant pas, à pas les divers points de la Règle: pour en déclarer le sens et fixer les usages. Un tel code n'existait pas avant 1239. Mais il y avait sûrement, avant cette date, et même du temps de saint François, des statuts qui voyaient le jour occasionnellement à propos d'une difficulté à résoudre, d'un doute à éclaircir, d'un, défaut ou d'un abus à corriger. Ainsi, Thomas d'Eccleston, rappelant que les premiers Frères n'avaient pas de constitutions humaines et suivaient les inspirations du Saint-Esprit, nous apprend que quelques ordon.-nances furent publiées la même année que la seconde Règle (1223), et que la première Constitution donnée par saint François réglait la quantité de viande que les Frères pouvaient manger chez les séculiers (Ec- CLESTON, p. 30 s.). Grégoire IX, dans la bulle Quo elongati (Bull. fr.,. t. I, p. 70), et, après lui, Hugues de Digne, dans son Exposition de la Règle (cité par le P. Oliger, Angeli Clarenî Expositio. regulae, p. 219, n. i) font allusion à une Constitution sur l'entrée dans les monastères, de religieuses émanée des Provinciaux dans un Chapitre général, vivanteadhuc B. Francisco. Le Catalogus Min. Gen. O. F, M. (dansi Salimbene, p. 658 s,dans Anal, fr., t. III, p. 694 s.) nous a conservé quelques ordonnances édictées par Jean Parenti au Chapitre général de 1230. L'Exposition de la Règle due aux Quatre Maîtres (chap. IV) donne d'après une Constitutio antiqua une définition de la pécune, qui passa dans le recueil de 1260. (Cf. L. Oliger, op. cit., p. 103, n. i. Le savant éditeur de cet ouvragepense cependant que la Constitutio antiqua n'est autre que \e Digeste). ■-- Les Constitutions de 1239 n'étaient donc pas les premières dans l'Ordre: franciscain. La bulle Exultante Spiritu du 28 mars 1257 fait allusion à cer—

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