‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 10 sur 180 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

raison pour appropHer et qui, comme toutes les grandes forêts des Gaules, resta bien commun, où ctiacun put chasser à sa guise, et envoyer pâturer ses animaux comme il Tentendait.

Cependant, ce n'est que sous la domination romaine qu'une dure contrainte obligea les clans celtiques à se cantonner absolument, à déboiser- une partie du sol et à le mettre en valeur, en un mot, à passer de la vie à demi pastorale et un peu errante qu'ils avaient menée jusqu'alors à la vie complètement agricole.

Le nombre est considérable des localités où des restes de constructions gallo-romaines, des tronçons d'aqueducs, des monnaies, des statuettes, des tessons de poteries antiques, des fragments de tuiles à rebord, etc., ont indiqué l'existence de centres de population, parfois importants, dans les premiers siècles de notre ère. Voici la liste de celles situées à proximité de la forêt d'Orléans :

Briare, Bri vodufium , B^^eHa; La Bussière, Busseria, Biisceria, BoxumJ Sainte-Geneviève-des-Bois ; Montbouy; Montcresson ; M onta rgis. oppidum Monti Argisi; Mignières ; Mézières, Macenas in pago Vastinensis; Quiers; Sury-aux- BoiSj Sutriniacus, Suriacum in bosco (1) ; Nancray, Nancradus; C hambo n, Campo boH^m^ Campo bono, Cambonas; ^"^^ Bougy, Belçfiacum: Chevilly. l'ancict n Andeg^"., Andeglo- — viam, Andegotum, Andeglottum ; Gercottes, s'écrivait Sercottes au XYII^ siècle, Sarcutum, Sartulum, Sarcotta (forêt défrichée, selon Ducange); Gidy, Gediacum, Gidiacum ;

(l) DucaDge dit que les serfs employés pour la culture des terres s'appelaient Sana/ifc, Surlens, et l'abbé Patron {Rech. P., t. 1% p. 313) en infère que ceux-ci ont donné leur nom à Suriacum, dont ils avaient défriché le territoire.

Sanctus Martinus de Coincis ; Sainl-Péravy-la- , Sanctus Petrus via Hesperi ou im via Petrosa OQ Columba; Getnigny, Geminiacunt, Giminiacus ; fagdunvm, Castrum Magdunense; Saran, Sarrunoy, Sedes Meri ou Mederici, Setniacum, Semeium; Ara Martis, Marignianum ; R ebréehien. Afa .rea Bacchî; Chécy, Calciacus, Chesiacum (chaus- ■dié, Mardeino, Mardeinum, Mardiacvn ; Donnery, vum; Ingrannes, Ingranna, Ingrania; Germigny- , Gemtiniacum ; FI eu ry-Sai ut-Ben oit, Florxacum; lium ; Bouzy, Bulziacum, Bolziacum ; les Bordes.

et XVII» siècies S aint-Martin-d'Ars , Sanctus Mar- Ircubus ou Arlibus ; Bonnée, Belca, Bonnodium,

; Sainl-Père (1).

t qu'au sud-ouest, les frontières forestières se aient de celles actuelles, mais venaient probablecher Orléans. On prétend qu'antérieurement au

Saint-Marc, puis Saint-Euverte ou du moins un (ui fut l'origine de celui-ci, furent construits au

la forêt (2). Au nord, une zone assez large devait jarer encore. A l'est, vraisemblablement, les bois ïntvers Châtillon-sur-Loinget Montargis, dont la lisait qu'une avec notre grand massif, mains précisèrent les limites des territoires oc- -les trois peuplades gauloises établies dans noire st possible, pense M. Marchand (3), de se faire uoe

loms anciens sont tirés de Reçu. Po. et du Dictionlorique, archéologique et commercial du départe- .oiret, par Verguaut-Romagnêsi, Orléans, ISTO. ., pp. 510, 534.

S., t. IX.

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