‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 11 sur 180 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

idée approximative de cette délimitation en se reportant aux circonscriptions des premiers diocèses ecclésiastiques qu'il avait paru nécessaire à la domination sacerdotale d'établir de la même manière que l'étaient les diocèses impériaux.

Or, dès les premières années de son origine, l'évèché des Senones était limité par les paroisses de Feins; La Bussière; Boismorand; les Choux; Langesse; le Moulinet, Molinetum Blancardi ; Montereau, Monasteriolum ; Lonis, Lauriacum, Loriaciim ; Vieilles-Maisons, Veiulœ Mansiones, Veteres Mansiones ; Chatcnoy, Castanetus, C4astanetum in bosco, qui dépendaient encore de l'archevêché dé Sens à la Révolution ; tandis que l'évèché des Eduens comprenait celles de Neuvy-sur-Loire, Bonny, Briare, Gien, Nevoy, et s'arrêtait aux abords de l'abbaye de Saint-Benoît, où commençait celui des Carnutes (1).

Nous en conclurons que la portion située à l'est de la forêt était comprise dans le territoire des Senones, tandis que le reste appartenait aux Carnutes, dont le pays formait comme la frontière entre les deux Gaules, la celtique, dont il faisait partie, et la belge.

La masse de la forêt, sous la domination des Romains, dépendait vraisemblablement du domaine impérial que se

(1) On voit sur la route des Choux à Dampierre-en-Burly, Damna Petra, Dampetrum, Villa Domine Pétri, à la jonction des trois communes de Dampierre, de Nevoy et des Choux, une croix qui existait déjà dans la première moitié du XVJo siècle, et qui a été détruite pendant la Révolution et restaurée il y a une vingtaine d'années. C'est la croix des Trois Évoques, qui indique qu'un tout autre partage entre les divisions ecclésiastiques avait eu lieu postérieurement. En effet, en 1790, la paroisse de Dampierre dépendait de l'évèché d'Orléans; celle de Nevoy, de l'évèché d'Auxerre, et celle des Choux, de Tarchevêché de Sens.

t les Francs, sous Clovis, ainsi même que beauopriétés particulières. Quoi qu'il en soit, elle devenue presque toul entière possession royaie, ision des barbares.

■ns essayer, à l'aide des droits.de gruerie, d'en r les limites, aux premiers siècles de la monarise. Ces droits, dont on ne peut constater sûre- ^ence qu'à partir du XII'' siècle, mais qui sont ;nt plus anciens, consistaient en une sorte de de la part du roi, sur certains bois apparteparticuliers. Le souverain touchait une partie des coupes : en Sologne, le cinquième ; pour la t- de-Saint-Benoit, les deux tiers; dans les enviforét d'Orléans, c'était la moitié; déplus, il totalité des profils de la justice, de la chasse, et de la glandée ; les propriétaires avaient cedroit d'envoyer leurs bestiaux au pâturage tréfonds. Le roi se chargeait de la garde, plus Jniinistration à peu prés complète, La gruerie use d'une foule de procè.s, dans lesquels, au ômes arguments de droit étaient toujours repro- . réfonciers prétendaient avoir, dans le principe, ilontairement à l'établissement de ces droits, i roi fit garder les bois et avançât les capitaux à l'entretien de ceux-ci. Les représentants du épondaient que ces droits remontaient à l'orinonarchie, lors des donations faites alors par le quelles celui-ci s'élait réservé ou avait repris ne sorte de co-propriété (1). CIr, si les préten-

Duchâ d'Orléans, Eaux et forêls, A. 105t.

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