‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 9 sur 180 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Gourcy; le Pont-qiii-Trempe, le Poirier- Mouillé, dans Neuville, etc.

Cent quarante-quatre désignations ont tiré leur étymologie d'un assez grand nombre d'espèces d'arbres forestiers, trente-quatre, des divers morts-bois, et huit, de la bruyère.

Les gibiers ou les animaux sauvages ont servi à dénommer quatre-vingt-cinq e^ndroits.

Dans presque toutes les gardes, on trouve quelques noms qui rappellent de funèbres souvenirs d'accident ou de crime; dans le Chaumontois, c'est le Petit- Pauvre-Mort et la Groix-du-Pauvre-Mort; dans le Milieu, i'Homme-Mort et le Buisson-du-Pauvre-Mort; dans Gourcy, la Femme- Morte et le Vacher-Pendu; dans Neuville, la Fosse-aux- Morts; dans Goumast, les Morts.

Un fait digne de remarque, c'est l'absence à peu près complète de tout indice de sorciers ou de fées, dont on retrouve, en général, un assez grand nombre de traces dans la plupart des vastes massifs boisés, notamment dans les forêts de Montargis et de Fontainebleau, si voisines de la nôtre.

A Orléans, nous n'avons constaté qu'un seul mot ayant trait peut-être à ces vieilles fables, la Demoiselle, dans la Garde de Vitry.

Nous mentionnerons encore, dans le Chaumontois, le Poirier-au-Diable; dans Gourcy, le Moulin-au-Diable; dans Neuville, les Diableaux et le Puits-d'Enfer. Quant aux autres ventes, lieux dits, etc., c'est-à-dire à peu près la moitié, un grand nombre, situés sur les confins de la forêt, ont emprunté leur nom à quelque métairie voisine, à un détail topographique, à un ancien propriétaire, à la coutume, ou, enfin, à un fait particulier qui nous échappe.

S et contenance aux diverses époques. —

! sofiale nous apprend (1) que, de ti'ès bonne jarlie la plus fertile du Giltinais a dû ctre cul- Celtes, qui envahirent la région comprise entre ;t ia Marne au noi-d, la Garonne au sud, et en it les hommes des cavernes, les peuplades de laléolithique, arrivèrent d'Orient, avec ceux des lomcstîques qu'ils avaient pu conserver pendant le migration. C'étaient des pasteurs de steppes ui n'habitaient pas les bois, mais les lisières de la limite des parties complètement forestières vaient une portion notable de la nourriture indisl leurs troupeaux, composés surtout de porcs, et ires où ils se livraient à une culture rudimen- * la mesure nécessaire pour compléter les resnoindries que leur olfralt l'art pastoral sur un ride partie boisé, ils vivaient en petits groupes iparpillés par la disposition naturelle du lieu et sources et non en habitations isolées.

irler de Genabum, place forte, refuge, oppidum, el, en cas de guerre, les Galls, comme les appeenfermaient tout ce qu'ils avaient de précieux oustraire à l'ennemi, on a trouvé des traces de is celtiques à Gien, Langesse, Chevilly, Villemilmiers, lîaccon. Ruisseau, Saran, Chécy, Mardié, (2), etc., entourant une va-ete marche boisée qui aucun travail spécial, qu'il n'y avait donc aucune

La Science sociale, numéros de mars, mai, juin, 11. (TourvilIeelDemolins.)

ilaeé BU XIlu Biècle par: Castriim L'ncolnense ou , ou nopum, Cbàleauneufsur.Loire.

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