CHAPITRE IV d
pour les usagers ecclésiastiques, par des- messes de Requiem ou du Saint-Esprit. Le prieur de Chappes en disait trois par semaine pour le duc (confirmation du 12 mars 1364) ; celui de Flotin, une pour le roi (concession de 4299), ainsi que le prieur-curé de Tsfibelle (concession de Philippe-le-Long, de 4347). Le curé de Châteauneuf devait en dire une par an (lettres-patentes de Philippe-le- Bel, de 4344). Luchet (4) prétend que c'était en pleine forêt ; nous pensons plutôt, d'accord avec les traditions locales, que l'emplacement est indiqué pas une croix en fer forgé qui se trouve à l'entrée de la ville, du côté d'Orléans, et dont l'inscription conserve le souvenir d'une messe aux hoirs, c'est-à-dire pour les héritiers de la maisonde France.
Les autres droits dont jouissaient, surtout, les paroisses ou agglomérations d'habitants furent, pour la plupart, soumis à un cens fort minime, payable : soit en nature, et c'était alors, presque toujours, une mine (quatre boisseaux) de blé, de méteil, de seigle ou d'avoine, par feu ; soit en argent, dû, quelquefois, par l'universalité des habitants, ou bien aussi par feu ou par tête d'animal, s'il s'agissait de pâturage. Le produit était assez variable; ainsi Bonnée, Bray, Saint-Martin-d'Ars, payaient une somme totale annuelle de 405 sous parisis, portée au double, en 4498, à la suite de nouvelles concessions au bois. Ghanteau ne payait que 45 sous parisis. Neuville, Cercottes et autres paroisses situées aux reins de cette partie de la forêt payaient 3 deniers par feu (usage au bois mort et
(1) Histoire de l'Orléanais, par le marquis de Luchet. Amsterdam, 4766, p. 69.
e duc Louis I^"' en 1406). Germigny I, un coq blanc et un denier. Les ie C ha leau neuf-sur- Loire devaient de quelques autres paroisses, un 5'appelait : minage, fouatje, fau-
isson des porcs), ce droit resté si lodernes, pour les cultivateurs de lie de leurs ancêtres les Celles, he ou salée de cet animal domesrriture, était, ordinairement, pour it, payé à part, au taux le plus ■ tête de porc. Celte taxe spéciale
s étaient, généralement, affermées s ou les ducs. La fressange était rapportait des sommes considéi'en éleva, rien que pour le Chauisis.
s services personnels ; ainsi, les 1 Prionnet (Vitry) allaient a quérir ellenie, quand on le faisait assaj des diverses paroisses usagères, aque maison, étaient tenus d'acns les incendies <r au cri donné de ». Quelques paroisses, celles le, entre autres, devaient la huée, sait. Elle fut exigée pour obtenir ion de la duchesse d'Orléans, le ibitants de Beauchamps, Bouzy, ;i lies-Mai son s, qui durent, en plus,