CHAPITRE IV d
conduire une charretée de bois par chaque propriétaire de voiture au château de Châteauneuf-sur-Loire, pour le chauffage du duc ou de la duchesse, toutes les fois que ceux-ci y venaient. Les potiers de Lorris, d'après des lettres du 6 février 1387, devaient, chaque fois que le roi ou la reine était dans la ville, fournir à l'hôtel royal, au prévôt et à quatre sergents, tout le service de poterie nécessaire, moyennant quoi ils avaient leur usage au bois sec et arraché, aux branches de chênes, aux remaisants, et recevaient, en plus, du pain, de la viande et du vin provenant de la desserte de la table royale. Nous avons indiqué, au chapitre III, les services auxquels étaient tenus les habitants des villes, hameaux, maisons, qui vivaient sous la coutume de Lorris.
Quelques usages étaienftemporaires ou viagers ; d'autres, au profit d'une dignité.
Un droit d'usage à tous bois, excepté les chênes et les fouteaux, possédé par les habitants de Rebréchien, avait une origine différente de celle des autres ; il ne provenait pas d'une ancienne coutume ou d'un simple don, mais il était le résultat d'un échange contracté en 1190, entre Saint-Martin-de-Tours et Philippe-Auguste, concernant le bois d'Aubigny, en Berry. Il en était de même d'un droit d'usage « au bois emprôs pied pour brûler et bâtir » et d'un droit de panage dont jouissait le propriétaire de la maison de Primbert (Gourcy) ; ils avaient été donnés, à titre d'échange, à Adam le Bouteiller, par Philippe-le-Bel, en 1307, et furent estimés, à la suite d'une transmission d'héritage, à une rente, le premier, de 12 livres parisis, le second, de 8 livres parisis.
Sans donner la liste générale des usages au bois ou au
î DE LA FORÊT D'OBLÉANS
grevée la forêt d'Orléans, nous citeelques exemples des différents termes, plus limitatifs, dans lesquels étaient jncédant ou reconnaissant ces droits, rde au prieuré de Saint-Laurent-des-
!, donne à Saint-Ladre d'Orléans, rem- Bs Chartreux, un usage, dans toute la ;ret ardoir ».
dôme roi, en 1119, autorise les reli- !ine d'Orléans àprendre « quadi^atam : diebus », au lieu dit Chanteau, dépen-
Neuville. Mais sur leurs réclamations, le-Hardl leur permit de prendre leur arde de Goumast, plus rapprochée de llet 1307, Philippe-le-Bel y ajouta paris mort, et, en 1343, elles furent autolercher plusieurs charretées à la fois, )nviendraienl.
140 (ou U60?), accorde aujc Bonsdre « plenarium usagiwn in foresta ».
I H56, permet à l'abbaye de Saint-
remplacée, depuis, par les Jésuites, , chaque jour, en forêt, du bois, dans tlée de deux chevaux, auxquels ils 1329, en ajouter un troisième, à cause s routes.
d'Orléans donne au prieur de Saint-
« îisuate suum in nemoribus nostns...
1, ad domas edificandas, ad vineas suseteteros sibx m