‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 102 sur 180 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Philippe-Auguste, par une charte de 4183, accorde aux habitants de Beauchamps, Bouzy, Châtenoy, Coudroy, Saint-Martin-d'Abbat, Vieilles-Maisons, dans les bois de Saint-Benoît, un droit d'usage a aux remaisons, au bois sec et mort, à la bruyère, au genêt, avec une cognée ».

L'enquête de 1201, au sujet des bois de Sainte-Croix d'Orléans, dont nous avons parlé au chapitre premier, reconnaît : € ... Quod canonicus Sancte Crucis qui residens erit in ecclesia Sancte Crucis, singulis annis in nemorihus predictis capiet tantum-modo viginti quadrigatas lignorum. Personna vero ejusdem ecclesie qu£ in ecclesia residens erit singulis annis in nemorihus predictis capiet tantum-modo triginta quadrigatas lignorum, excepta quadrigata decani qui illuc mittet quoties voluerit, sicut solet ; homines autem Sancte Cînccis de Trieno, de Clechi, de Berberon, de Maso, de Bessi et de Assartis.., in vivo capiant furcam et festam et le cheveron, charperez et pallum pugillarem et vimeti ad claudendum », c'est-à-dire à peu près tout, sauf le tronc propre à la charpente, « ... Domus de Gervasia et manentes in ea capient in nemore que dicitur le Gault quidquid necessarium, erit eis ad ardendum et hospitandum, (1) in corpore domus et hospites nemus mortuum. »

Saint Louis, en 1263, concède à la seigneurie de Fay et ses dépendances un droit au « bois entre-sec, estant, sur pied, et vert-gisant pour toutes nécessités » .

Le même roi donne aux deux curés de Lorris et au chapelain de l'Hôtel-Dieu à prendre, chaque année, dans la Garde du Ghaumontois, quinze charretées de bois, que

(I) M. de Maulde traduit ce mot par à édifier (?).

S, en décembre -1328, permit d'employer 'glises cl des bâtiments.

lies et ducales, de 1279, accordent à la jlln un t usage à couper emprès pied e Saint-Benoit, pour édifier et ardoir à jour ». Dans un aveu de 1404, cet usage vies de rentes.

Philippe-le- Hardi, en 1281, reconnaît ial l'usage de l'hûtel et lieu dit Buissonbois sec et entre-sec et aux accoss couronnés, « et remoisons en la forêt e et de Chaumontois s.

en avril 1287, ajoute ù un ancien droit que possédait l'abbaye de Voisins, la lasser des feuilles mortes (1).

1 XVIIIf siècle reconnaît à la maison de ns le droit à « deux charrettes, une à rau, raigeau, la tige principale de l'arbre, ons ».

II» siècle, l'usage n au bois sec, brisé, imoisonné, boulayé t>, quand la cime y ois, dans les bois des Fays et des )ncédé à la paroisse de Nesploy. Ce is, que nous renconirons pour la preans le principe, une grande extension 3u le droit naturel des premiers temps.

! texte de saint Mathieu : Omnis arbor letum bonum excidelur et in ignem w»t(-

xbbaye de Voisins, par A. du Faur, comte 1882, p. 15.

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