CHAPITRE IV
les usages se trouvèrent sensiblement diminués ; mais une fois le calme un peu rétabli, les rois et les ducs d'Orléans les confirmèrent à nouveau, en les augmentant même parfois, comme moyen le plus propre à faire revenir des habitants.
Tous ces usages, on le comprendra sans peine, étaient une cause de ruine pour les bois, ce dont on s'aperçut bientôt, quand on commença à attacher de l'importance à la conservation de ceux-ci ; aussi Philippe-de- Valois, vers la fin de son règne, déclare-t-il, par une ordonnance de mai 1346, qu'il ne sera plus accordé d'usages dans les forêts (1). De fait, depuis cette date, on ne trouve plus guère que des actes de confirmation, et nous n'avons constaté, pour la forêt d'Orléans du moios, aucune concession nouvelle un peu importante. Une autre ordonnance de Charles V, de 4376, rappelée souvent depuis, jusqu'à notre législation actuelle, prescrivit de pourvoir, avec modération et selon la possibilité des forêts, aux besoins des usagers (2).
Pour tenir lieu de l'usage au bois vif, on délivra, sur une surface déterminée, des coupes annuelles, soit de taillis, soit de futaie, qui portaient le nom de monstrées ; elles furent exploitées, d'abord, par les usagers euxmêmes, mais bientôt par. les soins des officiers forestiers, qui s'en faisaient rembourser les frais. Ces monstrées,
(1) F. G., p. 136. M. de Maulde, E. C. F., p. 139, tout en mentionnant exactement la date de cette ordonnance, l'attribue, par erreur, au connmencement du règne de Philippe de Valois, qui a duré de 1328 à 1350, et est obligé de se livrer à de laborieux raisonnements pour expliquer les nombreux actes de concession émanés de ce prince.
(2) C. C. F., t. loi-, p. 454.
; très variable, dépassaient bien rarement icune; mais la surface totale s'éleva, par- X) arpents.
)u bois mort furent aussi cantonnés. Nous notamment, à ce sujet, des règlements du Ju duché de 1482 et 1483 (i). François I" Iroit de ramassage de bois au bois sec soudant de prendre le bois volis vert. Puis me ordonnance de février 1^4, ne permit èvement des seules branches des arbres,
pâturage subit, lui aussi, beaucoup de resrée dans les massifs boisés fut interdite de mx moutons, qu'on dut conduire, exclusiles nombreux vides épars çà et là. Les X ne purent aller en forêt depuis l'Invention 'oix, en mai, jusqu'à la veille de la Saintjusqu'à Noël; des règlements des 22 ocai, 14 et 25 juin -1602, portent : de la mi-avril ,es porcs n'y furent admis, les années de e la Saint-Michel à la Chandeleur (2). On e que devaient avoir les peuplements pour fut permis. Certaines concessions indiquent ,res cinq, six et même sept ans ; les fores- !nt toujours d'étendre le délai. François I" ombre, jusqu'alors illimité, des chevaux et le chacun pouvait envoyer au pâturage; ible pas qu'il eût été tenu grand compte de