‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 106 sur 180 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ces prescriptions, non plus que de l'interdiction de jouir jamais d'aucun droit d'usage, faite aux acquéreurs des vagues de la forêt, lors des diverses aliénations de celle-ci.

Des lettres-patentes, du 6 juin 4543, se plaignent des dégâts causés par le pâturage. Les nombreux droits de chauffage diminuaient, d'un autre côté, sensiblement le revenu de la forêt, et une vérification de tous les droits d'usage fut faite en 4570 et 4574. Les résultats n'en sont pas venus jusqu'à nous, mais des édits de 4576, mai 4579, janvier 4597, révoquèrent tous les usages quelconques donnés gratuitement depuis François 1er.

En 4607, on ordonna la restitution des chauffages mal reçus, et la suppression des autres, après remboursement. Déjà quelques-uns avaient été remboursés, ou même, surtout »par les tréfonciers ecclésiastiques, rachetés, moyennant abandon d'une certaine surface, en toute propriété, cantonnés, suivant le terme consacré ; mais le mauvais état des finances empêcha, alors, cette prescription générale d'être suivie d'effet.

Dans le courant du XYII^ siècle, on remplaça la plupart des monstrées de taillis par des délivrances d'un nombre de cordes déterminé, mais dont le total était si considérable que c'est à peine, parfois, si les coupes ordinaires de la forêt pouvaient suffire à le fournir.

L'ordonnance de 4669 défendit de faire, à l'avenir, aucune concession de bois de chauffage ou de bâtisse, et révoqua toutes les anciennes. La valeur dut en être remboursée à ceux dont les titres, reconnus valables, étaient onéreux ou antérieurs à 4560. Une exception fut faite en faveur des communautés qui jouissaient à d'autre titre que celui d'aumône.

Cette fois, l'ordre fut exécuté.

Furent supprimés, sans compensation, comme n'étant pas fonilés sur des titres snlTisants, tous les usages au .bois mort. Puis les droits au bois dont jouissaient: le seigneur d'Achères (Garde de Neuville) ; les Maisons d'Auxerre, de la Bigardiôre et des Brosses (Gardes du Milieu et de Vitry) ; celtes du Buisson-Aiglant (Garde du Chaumontois) et de Cambray, en la seigneurie d'Yenville, Eure-et-Loir (Garde de Neuville) ; le flef de Chalençois, sur la paroisse de Ghâteauneuf (Gardes du Milieu et de Vilry) ; la Mairie de Chàtenoy; les Maisons de Courpalais (Garde du Chaumontois), et de Denainvilliers (Garde de Coui'cy) ; la Mairie d'Ingrannes (tous les bois de l'évêchê et Gardes de Vitry et de Courcy) ; la Maison de Marchais- Creux (Garde du Chaumontois) li Mairie du Mesnil-Bretonneux, sur la paroisse de Bouzj le seigneur de Montpipeau ; les Maisons de la Motte-de Mootboferrant (Garde de Vitry), de la Mothe (Gardes du Milieu et de Vitry), de la Ptissonière, sur la paroisse de Loriis, de Prinibert, sur celle de Courcy, de Puteville (Garde du Chaumontois) ; les religieux llccolels d'Orléans, qui avaient succédé aux Cordeliers, en 1611 ; la Mairie de Vieilles-Maisons {bois de Saint-Benoit) <i).

Continuèrent ù recevoir, en nature, par monstrées : les Cêlestins d'Ambert, 5 aipents de haut bois, au lieu de 10 qu'ils avaient jusque-là (Garde de Neuville) ; le seigneur de Chamerolles, 6 arpents 2/3 de taillis, sauf la futaie (dans les bols de l'Évêché) ; celui de Cbùteauneuf, comme seigneur d'Aigrefin, 5 arpents ; celui de Chevilly, 3 arpents

(i) Ar. D. Duché d'Orléans. Eaux et forêts, A. 979.

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