CHAPITRE PREMIER
tions des légistes de la couronne sont admises, et elles nous paraissent assez vraisemblables, on conçoit que les limites des parties soumièes aux droits de gruerie doivent être celles du domaine royal primitif. Un relevé, fait d'après un plan de 1543 et conservé dans les archives de rinspection des forêts de Lorris, les indique de la manière suivante, comme existant d'ancienneté :
En commençant à l'extrémité sud-est du massif, la ligne, partant de la croix des Trois-Évêques, passe aux Châtelliers, aux moulins de la Rive-du-Gué, à l'extrémité du bois anciennement nommé la Vente-Neuve-d'Orléans; revient au Moulinet par le chemin de Monlargis à cette localité ; passe à Monte reau, à Lorris, au moulin de la Lande ; suit le chemin de Lorris à Boiscommun (1), en laissant Ghoisyaux-Loges et Montliard en dehors, mais englobant le Boisdes-Alluards ; passe à Chemault, à Nancray, proche Bagneaux, à Courcelles, à Bouilly, à Bouzonville-aux-Bois, à Chilleurs-aux-Bois, englobant Mont-Poulin et Mareau-aux- Bois; passe à Marcilly, àNeuville-aux-Bois, à Bougy, àVillereau-aux-Bois, à Saint-Lyé, aux Mardelles, à la Chapelle- Sain t-Magloire, à Langennerie, à la métairie du Ghamp- Gasté, à la Provenchère, au village de Huêtre, dont elle laisse l'église en dehors, aux villages de Senelay, Ghêne, Saint-Péravy-la-Golombe, aux églises de Saint-Sigismond et de G.émigny, au lieu dit Vaurichard, au village de Bonneville ; laisse à droite les terres de Goulmiers, pour aller
(1) Presque tous les auteurs lui donnent l'ancien nom de Comme ranum^ d'après un texte rapporté par dom Morin. M. Simon (An. G., tome II) montre que ce nom ne peut provenir que d'une erreur de copiste, et que Boiscommun n'a jamais dû être que Boscus communis, ou Boscum commune.
1E DE LA. FOHËT D'OBLÉANS
i, qu'elle suit jusqu'à la mély ; passe au bais de Vérelle, & l'abbaye âge de Fourneau ; suit le grand chemin léans, jusqu'à la Perrière; passe à la s, posée joignant le pavé d'Orléans à [lise de Saint-Jean-de-la- Ruelle, au haà ta chapelle de Notre-Dame-des-Aydes, nin d'Orléans à Paris, à l'Égoutier, à ; suit le chemin d'Orléans à Jarge.iu, iiit-Nicolas, un peu avant Jargeaii ; va l'elle remonte jusqu'à la Ronce de Chà- Sainl-Benoit, à Fleury, à la Grange- ;ne brisée, indiquée par une série de 3 dernière, plantée près de Saint-Père; jusqu'à la maison de l'Orme ; passe à le chemin d'Orléans jusqu'à la croix ium supra Ligerim; va rejoindre la lole; remonte un petit ruisseau qui s'y lert et revient à son point de départ : la ques (1).
i contraires, tous les bols renfermés par sujets à la gruerie. Ils recouvraient une 5,000 arpents (2), comprenant trentenes actuelles tout entières et partie de
ir, où il est facile de hulv
Line dans lout le reste de ce (ravail, de l'arts comprenant lOJ percUea de 22 pieds de par conHéqueol 51 ar
Quoi qu*on pense de la valeur de Targument qui nous a fait considérer ces limites comme celles du domaine royal primitif, nous ferons observer que tous ou presque tous les villages qui portent l'affixe aux-Loges se trouvent à peu près sur ces mêmes limites, ainsi que ceux dont le nom est terminé U^^ ^^^^t^OlLL Villereau-aux-Bois ; Ghilleurs-aux- -^â^S Bois, àfntlmraj Chillera; Mareau-aux-Bois, Marogilum (existait en 979) ; Bouzonville-aux-Bois, Bozonis villa (existait en 891); Vrigny-aux-Bois, Ve^^ag^iiacum, Virigniacum, Vrigniacum, auxquels nous ajouterons Boiscommun. Ce qui tendrait à prouver que les bois s'étendaient du moins jusque-là.
Il faut cependant excepter Varennes-aux-Loges, Ghangyles-Bois, Sainte-Geneviève- des-Bois, tous trois situés à l'est de la forêt d'Orléans, du côté de celle de Montargis, dans une région qui a dû, quoique boisée, être détachée de très bonne heure du domaine royal, si même elle en a jamais fait partie. Il est prouvé par ailleurs que la séparation des deux forêts était un fait déjà accompli au Ville siècle.
Mais ce vaste domaine ne tarda pas à subir de nombreux démembrements. Voici ceux dont nous avons pu retrouver les traces jusqu'à saint Louis :
Les religieux de Saint- Aignan conservaient dans leurs archives une lettre confirmative de Philippe-le-Bel, du mois de juin 1286, qui faisait remonter l'origine de la propriété des bois qu'ils possédaient sur les paroisses de Marigny, Saran et Bucy-Saint-Liphard, à l'époque de la fondation du monastère primitif, et ils prétendaient, mais sans pouvoir en fournir de preuves, que cette fondation était due à Glovis, qui les aurait ainsi dotés (1).
(1) Ar. D. Duché d'Orléans. Terrier de 1743, A. 933.
[STOIRE DE LA FORÊT D'ORL£aNS
ci, en 508, avait donné à Euspice le domaine e la Loire et Je Loiret. Les moines y accoules parts s'établir sous la loi du saint, et ils t en si grand nombre que son successeur, , dut solliciter de nouvelles largesses. Le fils idomir, fit droit à cette demande et donna les, entre autres, de l'autre côté de la Loire, cy, celui de Carnbiacum, Chaingy, qui était lis et faisait corps avec la forêt (1).
si libéral envers l'abbaye de Saint-Denis, à nna, dans nos environs, Tivernon, Poinville, t-Denis, Toury, n'y ajouta-t-i) pas quelque 1 forôt des Loges? L'abbé de Saint-Denis-endait encore, en 1574, dans la Garde de Neuits de bois (2). Nous n'en avons trouvé audepuis cette date.
ment à nos premiers rois qu'il convient . de faire remonter l'abandon aux évêques iir l'entretien de leur clergé, de plus de la partie ouest de la forêt, oii le domaine royal ;, dès lors, que des massifs disséminés. Sous ent des maires du palais, ces immenses pos- (it reprises aux évêques; mais ceux-ci les grâce à la piélé de Pépin-le-Bref et de . Une charte de 079 énumère, parmi les lieux !nt de l'évêché ; Beauchamps, Bellum Cam-
r labbé Cochard, Orléans, 1876, p. 28. L'authenrte de 508 a élé contestée ; en tous cas, les libéramenons d'énumérer n'en sont pas moins été qu'un peu retardées, lehé d'Orléans. Eaux et forêts, A. 913.