CHAPITRE IV
Ces conditions sont encore appliquées aujourd'hui.
A la fin du deuxième Empire, il était délivré environ 2,500 cartes, pour toute la forêt. Ce chiffre baissa pendant les années qui suivirent 4870, et n'était plus que de 1,900, en 1881. Depuis lors, il alla constamment en augmentant un peu chaque année, et il était revenu à 2,440 en 1890.
On estime que chaque indigent muni d'une carte enlève de la forêt, annuellement, pour une somme de 22 à 23 fr., en moyenne.
Menus produits du sol forestier. — Nous donnerons ce nom aux divers produits autres que ceux provenant des ventes de bois et n'ayant pas été concédés à titre de droits d'usage.
Dès le Xllle siècle, le menu bois était employé à faire du charbon que des charbonniers étaient autorisés à cuire en forêt. Une grosseur maxima était fixée pour les brins dont ils se servaient (1). Puis, des charrons; des fabricants de corbeilles, corhillerii; des huichier^, sorte de charpentiers chargés des ouvrages délicats; des faiseurs de cercles, de barres; des tourneurs; des chaufourniers, installés en forêt, utilisaient certains bois qui eussent sans cela été perdus. Des tuiliers et des potiers venaient chercher la terre qui leur était nécessaire; les poteries de Nibelle étaient surtout renommées. Toutes ces petites industries portaient le nom générique ^'attelage. On y
(1) Le roi touchait, probablement comme droit de gruerie, une part du produit du charbon provenant des bois des tréfonciers. Une enquête faite au XIVo siècle, à la suite des contestations à ce sujet, entre Philippe- Auguste et Tévêque d'Orléans, donne des détails sur la part qui revenait alors à chacun.
cueillette des herbes, de la bruyère, etc., au XV' siècle, il élait perçu, au profit des )us dans la Garde de Neuville, 20 sous dans ,25 sous ailleurs.
ices exigées varièrent, du reste, beaucoup en 1407, la plupart n'étaient que de 10 sons; jliers et les cercliers payaient 15 sous; les 3ucy-le-Roi, 25; tandis que ceux de Boisnaient une mine de seigle, redevance qui i même en 1676, mais il y avait là une sorte
ormation de 1G71, que compléta le rùglenoent irs, nous n'avons plus trouvé trace de congenre, si ce n'est en ce qui regarde la terre terie, pour la délivrance de laquelle on conayer.
tauration, on donna, tant dans les bois dolans ceux de l'apanage, des permissions de 3les pendant un hiver, moyennant le défrichewrtaine surface destinée à être ensemencée a fourniture d'un certain nombre de journées ■fois le paiemenldelarainime somme de 3 fr.
le principe du paiement par quantité enplus, quelle que soit celle-ci, par temps ilèvement, fut appliqué, uniformément, à la tous tes menus produits du sol forestier:
ère, argile, marne, sable, glands ou autres ), fougère, herbe, bruyère, genêt, épines, ■Is, l>ouriJaine, etc.